1. Introduction

2. Qu’est-ce que Futures End

3. Qu’est-ce que Five Years Later ?

4. Succès Commercial ?

5. Five Years Later : Ça racontait quoi ?

6. Sélection Top/Flop de la rédaction

7. (Re)Découvrez nos avis

8. Publication en France


Five Years Later : Ça racontait quoi ?

 

Comme pour le dossier consacré au Villains Month, je vous propose dans cette section de regarder plus en détails ce que racontait ce fameux mois spécial, qui nous annonçait donc un bond dans le temps de cinq ans pour chacune des séries, avec la vision de ce que les auteurs avaient du futur possible pour leurs personnages. Qu’en était-il pour de vrai ? Le côté “one-shot’’ a-t-il été respecté ?

Bien entendu, il ne s’agira pas ici de simplement vous faire un résumé de ce que racontait chaque numéro (ce serait bien trop long), ni d’évaluer leur qualité (pour cela, je vous invite à consulter notre top/flop ou à redécouvrir nos avis), mais bien de vous exposer globalement les histoires racontées, et j’ai pu regrouper les sorties de ce mois en différentes catégories, en fonction de ce qui me semblait le plus pertinent pour les ranger (oui, parce que je suis un maniaque de l’ordre).

Cela dit, et comme pour l’an dernier, certains numéros pourraient très bien se retrouver dans plusieurs catégories, et il se pourra que certains points ne vous conviennent pas – et je vous inviterai dans ce cas à en discuter dans les commentaires. Pour découvrir l’ensemble des couvertures et descriptions des numéros de ce mois spécial, nous vous invitons à consulter d’urgence l’article des sollicitations.

Avertissement essentiel, par contre : cette partie sera assez chargée en spoilers et je ne vous invite à la lecture qu’en tout état de cause.

Vous êtes prévenus !

Les game-changers : Booster Gold et Pandora

Si on voulait établir une et une seule différence majeure entre le mois Five Years Later et le Villains Month en termes de contenu, elle se situerait sûrement à ce niveau : alors que le mois spécial de l’an dernier avait beau proposer quelques numéros rattachés à Forever Evil ou à des intrigues assez passionnantes (comme celle de Darkseid qui faisait un beau rapprochement avec Earth 2), il n’y en avait aucun qui bouleversait réellement le reste du DC Universe par les implications de son histoire, ou les révélations contenues. En même temps, ça reste un peu logique, c’est pas avec des histoires d’origines qu’on risque de refaire le monde. La situation est toute autre avec deux numéros publiés lors de ce mois, et je vais commencer par celui à l’implication la moins importante.

Trinity of Sin : Pandora : Futures End #1 cumule plusieurs caractéristiques, car je le considère comme un “game changer’’, mais il constitue également la véritable conclusion de la série Trinity of Sin : Pandora, et également la fin du personnage. On notera également que ce numéro fait partie d’un petit groupe à part dans ce mois spécial qui, au lieu de se finir, ou de présenter un futur vraiment sombre, va au contraire rechercher dans des notes positives et dans l’espoir. Une vraie surprise pour les fans du côté trop dark des New 52, dira-t-on. Et pourquoi cette Pandora est-elle si importante alors que la série était au mieux médiocre depuis ses débuts, au pire vraiment mauvaise, et que tout le côté “Flashpoint” du personnage avait été laissé de côté au profit de son pendant mythologique ? Hé bien, car Ray Fawkes a profité de ce numéro pour nous expliquer quels sont les réels pouvoirs de Pandora et de répondre à des questions que nous nous posions depuis qu’elle s’était tapée l’incruste dans tous les numéros #1 de septembre 2011. La vérité est expliquée sur la présence des Seven Deadly Sins, et nous apprenons que Pandora est capable de recycler intégralement le Multivers – et qu’elle l’a par ailleurs déjà fait de nombreuses fois. Et qu’à chaque fois, elle devient amnésique, puis finit par se souvenir de tout, et de se rappeler de son rôle : ceci sous-entendant peut-être que Pandora pourrait être un personnage qui a souvenir d’anciennes versions du Multivers. Par exemple, le Multivers pré-Crisis, ou celui post-Crisis ? Les doutes sont permis, et d’autres questions sont bien entendu soulevées. Pour une analyse (et une critique) plus en détails de ce numéro, je vous renvoie à la review complète que j’ai pu faire du numéro. En tout cas, personne n’aurait parié pour que ce numéro tranche tellement avec le reste de la série.

5 years later - Pandora

Le second point culminant du mois Five Years Later c’est évidemment le numéro consacré à Booster Gold, dont Dan Didio avait largement vanté les mérites durant les mois précédents sa parution. Et ceux qui auront lu le numéro sauront pourquoi. D’un côté, nous avons clairement l’un des numéros les moins accessibles de toutes les publications car il fait appel aux connaissances des lecteurs sur de multiples points, que ça soit sur le DC Universe en général et ses elseworlds, sur le passé de Booster Gold dans les New 52 et même avant. De plus, dans ce numéro, Dan Jurgens (qui a créé le personnage juste après la Crisis dont nous fêterons les 30 ans l’an prochain !) aborde une idée qui n’avait jamais été complètement franche auparavant : celle de l’existence d’un autre multivers, ou plutôt d’autres temporalités – ce qui, avec la publication concordante de Superman : Doomed #2 et sa désormais célèbre dernière page, laisse entrevoir la possibilité de l’existence d’un univers “pré-New 52” quelque part. Plus que tout, ce numéro est en fait un gros teaser pour l’event à venir au printemps 2015, puisque l’histoire est annoncée en fin de numéro, comme à suivre lorsque Futures et World seront achevés (“when Futures and Worlds end’’). C’est d’ailleurs pour cette raison, afin de garder le gros morceau pour la fin, que ce numéro très particulier n’a été publié que lors de la quatrième semaine de septembre, et pas avant (je reviendrai d’ailleurs sur les ordres de publication dans la conclusion). Enfin, si vous voulez approfondir plus en détails le contenu de ce numéro par le maître es Booster Gold de la rédaction, à savoir Freytaw, je ne peux que vous rediriger vers cet incroyable Off My Mind qu’il a dû rédiger tellement ses idées fulminaient de partout lorsqu’il a lu ce numéro.

5 years later - Booster Gold

Les véritables tie-ins à Futures End

Nous pouvons passer à présent à ces numéros qui présentaient de plus ou moins loin de véritable tie-ins à The New 52 : Futures End, par les personnages présents, ou par l’action qui y était présentée. Alors évidemment, le côté tie-in était plus ou moins prononcé, mais s’il fallait commencer par les trois les plus évidents, ce seraient ceux-ci : Green Arrow, Superman et Worlds’ Finest – écrits respectivement par Jeff Lemire, Dan Jurgens et Paul Levitz avec l’appui de Keith Giffen… qui sont donc tous trois auteurs de Futures End, la connexion est donc logiquement faite. Green Arrow a une importance toute particulière car il concerne un personnage annoncé comme mort dès le premier numéro de la série hebdomadaire. Lorsque ce numéro spécial sort, les lecteurs de Futures End viennent juste d’apprendre que le héros n’est en fait pas vraiment mort, et Jeff Lemire explique donc ce qu’il s’est passé, tout en se permettant d’apporter sa vision du futur de la série qu’il a alors fini d’écrire avec Sorrentino aux dessins, en apportant avec Emiko l’un des premiers véritables legacy character des New 52.

5 years later - Green Arrow

Concernant le numéro de Superman, il va de pair avec la révélation de Futures End du mois de septembre, qui concerne la véritable identité du Masked Superman – qui est en fait Shazam. Découvrant cette “supercherie” (mais qui est réalisée pour une bien noble cause), Lois Lane répand la nouvelle au monde entier et le numéro spécial de Futures End explore la relation entre Billy Batson et Lois suite à cela, et permet d’expliquer pourquoi ce dernier a tenu à reprendre le rôle de l’Homme d’Acier. C’est également un numéro qui dans son final verra Shazam reprendre son costume pour agir, et nul doute que le personnage surviendra à nouveau dans la série hebdomadaire. Il s’agit donc d’une lecture tout à fait complémentaire à Futures End pour ce qu’elle apporte. Quant au dernier numéro des trois, Worlds’ Finest, si son importance sur la trame principale est moindre (il n’y a que peu de différences entre le début et la fin du numéro pour la situation des personnages), il se place néanmoins parfaitement dans son contexte en nous proposant de suivre ce qu’il se passe sur Cadmus Island avant la révolte des super-héros d’Earth 2 qui y sont emprisonnés. L’occasion également pour Levitz de ramener la nouvelle Power Girl qu’il vient de créer, et qui aura donc également un peu d’importance dans la suite des événements.

5 years later - superman

D’autres numéros se rattachaient d’un peu moins près à Futures End ; on pourra commencer par citer Action Comics qui se concentre sur le véritable Superman, le Kal-El de Krypton, que les lecteurs venaient alors également de rencontrer dans les pages de la série hebdomadaire. Le monde ne connaissait plus de véritable Superman depuis quelques années, et Kal-El s’était en fait réfugié en Afrique pour y mener une vie des plus simples. Le numéro nous apprend où est le personnage et reste néanmoins assez évasif sur les raisons qui l’ont poussé à son exil. Ce numéro un peu atypique (car il pourrait également être considéré comme un pur one-shot : nous y suivons principalement une entité qui accorde à des personnes au hasard une partie des pouvoirs de Superman pour voir ce qu’ils en font) permet surtout de faire prendre conscience à Kal-El de son importance et de ses responsabilités. Kal-El sera d’ailleurs également présent dans le numéro Batman/Superman (même si l’accent est clairement mis sur le premier), un numéro qui va expliquer pourquoi la relation entre les deux plus grands super-héros du monde s’est à ce point détériorée. Un numéro qui appuie également l’absence de Superman sur Terre, et qui renvoie donc directement à la situation rencontrée dans Futures End. Enfin, un autre personnage important dans l’intrigue de la série hebdomadaire, Constantine, trouve sa place dans cette catégorie – même si l’histoire ne semble pas forcément parler avec le reste. On y voit un John Constantine qui lutte contre Nabu pour le contrôle du pouvoir du casque de Fate. Or le dit casque vient d’Earth 2 – et cet élément nous rappelle que le mage se rendra en octobre sur Earth 2, et qu’il aura également un rôle important à jouer dans la troisième série hebdomadaire World’s End.

5 years later - constantine

Et puisque je viens de la mentionner, la transition est toute trouvée pour toucher quelques mots sur Earth 2 : Futures End qui va servir de teaser pour World’s End, et qui est également fortement lié à Futures End. Pour rappel, cinq ans dans le futur, les super-héros et habitants d’Earth 2 se sont réfugiés sur Earth 0 mais ne sont pas très bien acceptés (certains étant regroupés dans l’île prison de Cadmus). Dans ce numéro, nous retrouvons donc deux versions de Terry Sloan, dont l’un deux ne vient ni d’Earth 0 ni d’Earth 2, ce qui aiguillera la curiosité des lecteurs ; d’autant qu’on nous présente un nouvel artefact, la Boom Sphere, présentée comme capable de “tuer un Dieu’’ – on pourrait par exemple penser à Darkseid comme cible de choix, ne pensez-vous pas ? Le numéro est dans une orientation assez sombre (vous verriez le sort réservé à Red Tornado…) et s’inscrit dans le côté dark qui caractérise par moments Futures End, et qui sera très certainement présent dans World’s End, dont le titre est tout de même furieusement équivoque…

5 years later - earth-2

Les vrais “one-shots’’

La sélection des numéros présents ici sera un peu plus rapide car on rentre dans une catégorie dont la lecture peut se faire aisément sans avoir jamais touché un numéro de Futures End, et je m’attarderai donc moins dans le contenu en tant que tel mais plutôt dans la direction choisie par ces titres. Les auteurs ont eu, on le suppose, une certaine liberté d’action pour écrire ce qu’ils imaginent comme futur possible pour leurs personnages, et certains l’auront plus exploitée plus que d’autres.

Je commencerai par le numéro qui aura le plus fait débat au sein de la rédaction, Grayson : Futures End #1, qui transgresse un peu la règle du “cinq ans plus tard’’ en adoptant une structure narrative qui, au contraire, remonte le temps jusqu’à l’instant précédant la mort des parents Grayson – ce qui amène à une redite de certaines scènes bien connues de sa vie. Mais le point qui aura le plus marqué de monde, c’est le fait que Grayson, l’agent de la Spyral, dans le futur, va franchir une ligne qui va à l’encontre de la conduite même du personnage – à savoir, la mise à mort d’un autre. Qu’on apprécie ou pas cette caractérisation et cette action, on ne pourra pas reprocher à Seeley et King d’avoir osé apporter quelque chose de neuf pour le personnage. Quelque chose de neuf, c’est d’ailleurs l’inverse qui a été apporté pour Batman par Snyder et Fawkes, le couple d’auteur s’étant contenté de continuer l’histoire du Batman qui avait été aperçu dans le Detective Comics #27 (l’histoire de SF avec Sean Murphy qui voyait Bruce Wayne s’être cloné indéfiniment pour qu’il y ait toujours un Batman). Ce numéro expose les débuts de cette course au clonage, et mets de côté tout ce qu’il se passe à côté (même les numéros où Batman est également présent), un point qui ne choquera pas les habitués de Snyder.

5 years later - grayson

Continuons avec les autres titres de la Bat-Family présents dans cette section. Malgré une certaine qualité dans l’écriture, le numéro Batman & Robin ne sera pas des plus transcendants, car Tomasi met le point sur la difficulté, malgré le temps passé, à se remettre de la mort de son fils, et sa crainte de voir Robin succomber à nouveau. Le point marquant de ce numéro est quand même l’identité du nouveau Robin : Duke Thomas, le petit garçon aperçu dans Batman #21 qui marquait le début du Zero Year. Le point important c’est que Fawkes a révélé dans une interview que le sort de Duke Thomas fait bien partie des plans concernant le futur de la franchise Batman et donc, qu’à un certain point, Thomas fera bien partie intégrante de la Bat-Family. Ce n’est qu’une question de temps (et les indications dans le numéro ne donnent pas l’impression qu’il faudra attendre bien longtemps), et si certains peuvent parier qu’il sera le Robin présent à la fin de Robin Rises, d’autres peuvent se demander si le costume porté par le personnage ne sera pas autre.

5 years later - batman and robin

Du côté de Batgirl, c’est une direction surprenante qui a été choisie par Gail Simone, qui a décidé de s’enfoncer encore plus loin dans le côté sombre de la série, avec une Barbara qui voit son mari mourir le jour du mariage, et sombrer dans une sorte de folie vengeresse. Plus que la caractérisation, qui voit Barbara s’entraîner chez Bane pour devenir Bête Noire, c’est au niveau graphique que le personnage détonne – on laisse supposer l’utilisation à outrance du Venom et Barbara a à présent un physique de catcheuse mexicaine. Heureusement, il y a d’autres choses à retenir sur ce numéro ; en premier lieu, la conclusion qui tranche avec tout le reste du numéro car elle se conclut sur une note d’espoir qu’on ne reconnaît pas à son auteur, et qui est d’ailleurs peut-être annonciatrice du changement d’équipe créative à venir sur le numéro qui suivra en octobre ; et Gail Simone, pour son dernier numéro sur le titre,s’est permise de faire un gros coup de fan service en montrant une équipe (un trio) de Batgirls qui épaulent Bête Noire : nous y retrouvons les très attendues Stephanie Brown et Cassandra Cain dans leurs costumes, ainsi que Tiffany Fox, la petite sœur de Luke Fox alias Batwing. On peut d’ailleurs parler de son numéro également, qui trace un nouveau destin pour le personnage en tant que leader de la Batman Incorporated qui continue donc toujours d’exister dans le futur. On notera d’ailleurs que ce numéro fait bien plus la part belle à cette organisation qu’à son leader, et pourrait ouvrir sur une nouvelle série régulière qui se concentrerait dessus. On pourra tout de même regretter que Talon n’y ait pas été inclus alors que c’était quand même le principe de la conclusion de sa série ; autrement la plupart des ennemis du run de Gray et Palmiotti sont présents, ce qui constituera un bon point pour ceux qui suivaient la série habituellement. Le numéro en tant que tel se dégustera plus comme un morceau de fan-service à la gloire de Morrison qu’autre chose.

5 years later - batgirl

Il y a certains numéros qui proposeront du contenu complètement détaché du reste des séries du DCU, à part quelques références placées ici et là, mais qui ne font qu’illusion et qui, en termes de contenu, sont assez variées. Nous avons par exemple G.I. Zombie qui nous montre un futur apocalyptique avec une invasion planétaire de zombies (qui n’est pas du tout mentionnée ailleurs dans le reste des publications alors que tout de même, les zombies c’est pas commun), ou Harley Quinn qui voit l’héroïne la plus folle du DCU tomber sur une île volcanique et retrouver son amant de toujours, le Joker. On pourra dire que ce numéro d’ailleurs n’est pas si déconnecté puisque le Joker a des cicatrices sur son visage (tout neuf), histoire de faire le lien avec son passé, et qu’il disparaît mystérieusement de l’histoire (ce qui permet de ne pas avoir à expliquer sa présence 35 ans dans le futur via Futures End). Dans un genre plus bourrin, New Suicide Squad nous propose de voir une version sous venom d’Harley Quinn, dans un complexe de Belle Reve reconstruit dans lequel les membres de l’équipe sont tous très mal en point car ils ont servi de cibles d’expérimentation par le gouvernement. Oh, et nous y retrouvons un Deadshot avec un bras coupé, le fameux bras coupé ! Dans une ambiance un peu plus légère, Detective Comics propose une histoire de team-up improbable entre Batman (un Chevalier Noir qui semble assez fringuant par rapport aux versions montrées dans les autres numéros d’ailleurs) et le RiddlerTeen Titans se la joue introductif en présentant une toute nouvelle équipe – qui pourrait servir pour un deuxième relaunch de la série d’ailleurs ; Justice League Dark propose elle aussi une histoire auto-contenue, avec le QG de la Ligue qui se retrouve dans une zone entre l’espace et le temps, et qui nous montre Zatanna comme leader de l’équipe et ayant une relation avec Etrigan. Le numéro consacré à Sinestro propose lui aussi une sorte de renouveau pour le personnage avec, disons, un changement de couleur au programme (je vous en ai déjà trop dit). C’est d’ailleurs assez curieux car pour beaucoup de numéros du GLverse, c’est cette thématique du changement de couleur qui prédominera. On finira cette catégorie avec Infinity Man and the Forever People qui va se concentrer sur seulement deux protagonistes, dans une histoire qui, si elle se lit toute seule sans problème, fait quand même mention à des éléments que les lecteurs pourront découvrir prochainement au travers de l’énome crossover GODHEAD qui débute en octobre.

5 years later - Infinity Man and the Forever People

Les conclusions de run ou d’histoire

Dans cette section nous allons retrouver des numéros qui pourraient avoir été publiés dans le cas d’un arrêt définitif d’une série, qui donnent une conclusion à un personnage donné. Je vous rassure d’emblée, ça concerne effectivement quelques titres qui sont réellement annulés comme Phantom Stranger ou Birds of Prey mais dans le contenu, le terme de conclusion ne rime pas forcément avec la mort du personnage, et parfois c’est même tout le contraire. Je vais éviter de trop rentrer dans les détails histoire de ne pas tout vous spoiler. Et vais donc regrouper ces numéros en deux catégories.

La première comprend les numéros qui “se finissent mal’’. J’entends par là une mort possible d’un personnage, ou simplement une situation qui n’est vraiment pas enviable, car oui, même si ce n’est pas forcément la tendance prédominante, il y a des numéros très dark dans ce mois Five Years Later. On peut commencer par nommer Batwoman qui est sûrement l’un des plus dark puisqu’il nous présente une héroïne complètement changée, qui est devenue une vampire, et est à présent très loin, très très loin de la figure super-héroïque qu’on lui connaît. Pour autant, Marc Andreyko réussit à rapporter de nombreux éléments de son run et de celui de J.H. Williams III tout en scellant définitivement le destin de son personnage. Un autre destin un peu moins définitif, mais clairement moins enviable, est celui qui attend Hal Jordan dans Green Lantern ou John Stewart dans Green Lantern Corps. De façon assez amusante, ce ne sont pas les séries en général les plus dark qui auront les numéros les plus affreux – celui de Green Lantern ayant une conclusion assez dramatique pour son héros. Celui-ci fait d’ailleurs appel à de nombreux éléments du run de Johns, un bon point pour les fans du personnage… Pour John Stewart, c’est la thématique du changement de couleur qui sera exploitée. Et dans Green Lantern : New Guardians, le destin de Kyle Rainer (qui a acquis un statut d’être vraiment surpuissant) ne se finit pas très “bien” non plus et c’est pour cette raison que je le rangerai dans cette catégorie.

5 years later- Green Lantern : New Guardians

Mais comme je vous le disais au début de cette section, toutes les conclusions ne sont pas amères, et il y a même une sacrée note d’espoir et de positivisme parmi les numéros que je vous présente à présent. Un destin plutôt scellé, c’est celui de Selina Kyle qui est abordé dans le numéro de Catwoman, qui est en directe continuité avec le changement de statu quo qui s’opérera prochainement dans Batman Eternal et dans le changement d’équipe créative avec Catwoman #35. Ici Sholly Fisch embrasse complètement ce nouveau concept pour Selina et l’emmène jusqu’au bout en apportant une touche finale plutôt positive et reposant, un peu comme pour Black Canary dans Birds of Prey (qui voit d’ailleurs apparaître la Batgirl survitaminée en guest). Cette note d’espoir est peut-être moins explicite dans Swamp Thing, dont la conclusion, au final assez ouverte, pourrait peut-être un peu prêter à confusion. On nous laisse quand même sous-entendre qu’au terme de sa longue quête, Alec Holland a réussi à liquider Anton Arcane, même si ça ne nous est pas montré. Mais l’illustration finale est éblouissante (au sens propre du terme), et c’est également dû à une nouvelle capacité du Swamp Thing qui ne manquera pas de surprendre. Chose importante à noter, il est fait mention dans cette histoire d’une guerre qui a opposé “héros et dieux’’, sans aucune indication de temporalité (et vous verrez que ce point est important).

5 years later - Swamp Thing

On pourra d’ailleurs constater qu’un autre titre du groupe The Dark apporte également une véritable conclusion à son personnage, celui du Phantom Stranger ; le numéro nous montre la composition du nouveau Council of Eternity (qui fera d’abord penser à une vaste blague) avant que DeMatteis libère enfin son personnage de son fardeau ; la série pourrait vraiment s’arrêter après la dernière page mais c’est sans compter sur Trinity of Sin, par le même auteur, qui n’a pas l’intention de le laisser s’en aller comme ça. Enfin, je pense que le prix du numéro le plus porté sur l’espoir sera celui de Red Lanterns écrit par Charles Soule. Dans ce numéro, Guy Gardner est devenu un Blue Lantern et cherche à récupérer et anéantir tous les anneaux rouges. Je ne vous dirai rien sur la conclusion du numéro (même si du coup vous devez forcément vous en douter), mais le message inscrit par l’auteur est d’une grande force et devrait apporter un sourire naïf à ceux qui en auront la lecture.

5 years later - Trinity of Sin : Phantom Stranger

Les histoires en deux-parties

Faites des one-shots, qu’il disait le Dan Didio. Faites des one-shots ! Ou alors, faites des histoires en deux parties, comme ça vous obligerez le lecteur à acheter plus de numéros. Difficile de faire la part des choses entre cet argument purement commercial ou une volonté des auteurs de vouloir vraiment raconter quelque chose.

Pour le dyptique Wonder Woman – Superman/Wonder Woman, ce sera difficile de dire que Soule voulait vraiment raconter quelque chose puisque la première partie du récit n’est en fait qu’une illusion que vit l’Amazone – et donc en termes d’implication dans le DCU, c’est assez terne. La seconde partie est plus intéressante car elle utilise un peu de voyage temporel et qu’elle indique deux choses importantes : la première, c’est que la relation entre Superman et Wonder Woman ne va pas durer, et que la rupture a lieu dans un an ou moins dans le futur (par rapport à notre présent) ; la seconde, c’est qu’il y est fait mention d’une guerre qui a eu lieu trois ans et demi dans le futur et qui a opposé super-héros et dieux… Oui, on parle de la même guerre qui est mentionnée dans Swamp Thing – et ce n’est pas un hasard puisque Charles Soule est auteur sur ces numéros. La conclusion de cette histoire se finit quant à elle aussi sur une note lumineuse (Charles Soule doit bien aimer ça en fait), avec un destin pour Diana aux antipodes, et en même temps dans une certaine logique, avec celui que lui a écrit Brian Azzarello sur son run.

5 years later - Superman/Wonder Woman

Les deux autres arcs sont écrits par Jeff Lemire et Dan Jurgens, qui ont donc eu une charge de travail supplémentaire pour ce mois spécial (ils n’avaient qu’à pas écrire Futures End s’ils voulaient se reposer !). Le premier dyptique Justice League United – Justice League permet d’ailleurs à Lemire d’utiliser ses personnages fétiches (Animal Man qui fait un petit caméo, mais surtout sa dernière création, Equinox) en exposant le devenir, peu glorieux, de la Justice League United, et la nouvelle composition de la Justice League. L’histoire donne des indications sur le prochain arc de JLU (qui verra arriver la Legion of Super-Heroes) mais ne se lie pas énormément à Futures End. Enfin, l’histoire Aquaman – Aquaman and the Others est assez ancrée dans Futures End et World’s End puisqu’on y suit la querelle incessante entre les Atlantes et les habitants de la surface, puisqu’apparemment la guerre qui frappera la Terre prochainement ne va épargner personne, que les gens habitent sur terre ou sous les mers. La relation d’Aquaman vis-à-vis de Mera est également complètement chamboulée et l’accent est fortement mis sur les Others qui possèdent toujours les artefacts – qui sont par ailleurs convoités par Atlan, le Dead King, qui fait son petit retour. L’arc sert surtout à Jurgens à mentionner pas mal d’éléments contextuels par rapport aux événements à venir, et à présenter en la personne de The Other (sans le “s”, notez bien), un nouveau super-héros qui, à priori, pourrait ré-apparaître dans The New 52 : Futures End

5 years later - Justice League

Enfin, je vais terminer en plaçant comme ça le numéro de The Flash pour lequel j’avais dans l’idée de créer une catégorie spéciale : celle du numéro qui n’en a rien à foutre du mois spécial. En même temps, l’intrigue de Venditti et Jensen parle de voyages temporels depuis le début de l’auteur sur la série, alors on va difficilement lui reprocher d’avoir continué dans sa lancée. Reste que vous pouvez considérer ce numéro comme un vrai The Flash #35 plus qu’autre chose, le numéro se révélant difficile d’accès pour qui n’aura pas lu les numéros précédents. Des petits malins que ces Jensen et Venditti, je vous le dis !

5 years later - the flash

Conclusion

Comme pour le Villains Month, vous aurez remarqué que la diversité était à nouveau présente dans ces numéros. À nouveau, on pourra se poser la question de si le côté “one-shot” était bien respecté, et à nouveau on pourra répondre que pour une bonne partie des numéros la réponse sera non. Mis à part quelques exceptions (comme Detective Comics ou Grayson), la plupart des numéros proposés font appel à des connaissances sur les personnages ou des histoires qui se sont déroulées dans les runs des auteurs qui ont exercé récemment sur le titre, certains demandant des connaissances plus que d’autres (là je pense en particulier à Booster Gold).

En revanche, en terme de ligne directrice, si la variété des histoires dans les numéros était assez importante, on aura pu néanmoins dégager quelques grandes lignes. Outre les numéros qui se rapportent vraiment à Futures End, je vous ai mentionné qu’il y avait une partie des numéros qui se concluaient sur une note d’espoir. Et c’est en fait quelque chose qui est tout à fait cohérent avec la fin du numéro “game changer’’ de Pandoraallez le lire, et vous comprendrez parfaitement de quoi je veux parler. On notera également que certains auteurs auront profité du lien entre certaines séries pour proposer des histoires plus complètes, en deux parties, ce qui évitera l’aspect “trop court” qui était prépondérant l’an dernier.

Les prochaines parties sont concentrées sur la qualité des numéros, mais je me suis néanmoins amusé à faire un simple calcul. Bon, un calcul qui ne se base évidemment que sur le ressenti de notre équipe, mais tout de même, ça m’a amusé. En me basant sur les reviews de l’an dernier, le Villains Month a obtenu une note globale de 6,57/10. Ce mois Five Years Later écope, lui, d’un 6,43/10 – donc malgré un nombre de numéro spéciaux publiés moindre (puisque les deux séries hebdomadaires prennent de la place), la différence n’est pas vraiment grande. Des chiffres qu’on pourra relativiser bien entendu (c’est juste un calcul fait par curiosité) puisque, pour m’être enfilé tous les numéros, j’ai trouvé au contraire que la qualité de ce mois Five Years Later était au-dessus de celle du Villains Month. Maintenant ce qu’il reste à voir c’est si DC compte continuer d’exploiter ces mois à thématique pour l’an prochain, et quelque chose me dit qu’avec World’s End, Blood Moon et le mic-mac qui se prépare pour le printemps, nous risquons d’être surpris !

13 Commentaires

  1. Dossier où il ne manque aucune virgule. lol Ce que je veux dire il couvre bien le sens de ce mois dans un bon contexte.

  2. la ya du boulot !

    J’ai même saisi certaines choses pas encore très claires au sujet de l’event :) ! merci

  3. je viens de me prendre les 5 premiers numéros de future’s end, et comme je suis le rythme de parution française ( par la force des choses ) j essaye d en savoir plus sur cet arc, et je dois dire que l on trouve vraiment tout ce qu il faut sur ce site, pour Dc fan que je suis, je dois dire que l’équipe fait un super boulot, merci

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