Le temps de mener à bien quelques projets personnels, la chronique a pris des vacances bien méritées. Je suis de retour, non pour vous jouer un mauvais tour, mais bien pour vous parler de cet artiste maintes fois réclamé dans la chronique : Tim Sale. Let’s go!

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Autant le dire tout de suite, je vais avoir du mal à être impartial dans mon jugement tant j’aime et j’admire le travail de cet immense artiste de la neuvième chose. De toute façon, et je profite de cette « rentrée » pour le rappeler, la chronique n’est pas une annexe de Wikipedia mais simplement une maigre contribution de ma part pour vous donner avant tout envie de connaître ou retrouver certains artistes ayant marqué de leur talent DC Comics. D’autre part, j’en profite également pour vous signaler quelques modifications dans la formule de la chronique avec l’apport de deux sections aux noms évocateurs : « Conseils de lecture » en fin de chronique et « L’avis des lecteurs » regroupant vos avis. Pour cette dernière, c’est comme les sondages sur le choix de l’artiste, rendez-vous sur le topic de la chronique sur le forum ou sur les réseaux sociaux avec le hashtag #TheArtOf.

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Mise en lumière

1976, Manhattan, hôtel Biltmore, John Buscema fume des Camel sans filtre à la chaîne et dessine sans efforts sur un bloc de papier premier prix son cher Conan. « C’est le personnage qu’il préférait dessiner, parce que les autres superhéros n’étaient que des tapettes en collant. » (1) C’est le souvenir que Tim Sale, alors âgé de vingt ans, a de ce premiers cours à la Buscema School, ou plutôt de l’atelier de John Buscema. Un stage de trois mois, se déroulant une fois par semaine à l’hôtel, en compagnie de John Romita Sr. enseignant l’encrage, Marie Severin pour les couvertures, et John Buscema bien sûr, s’occupant de l’anatomie. Sur ses trois professeurs, Tim Sale retient surtout la pédagogie de Marie Severin avec qui il a beaucoup appris. La version d’Hulk de Tim Sale dans Hulk : Grey doit d’ailleurs beaucoup à celle – parodique – de Marie Severin sur The Bulk. « Autant il a été une influence essentielle pour moi, autant il est clair qu’il n’était pas fait pour enseigner » avoue Sale au sujet de John Buscema (1). Avec John Romita Sr. il « a appris quelques trucs, mais lui aussi n’était pas un très bon professeur. » (1) D’ailleurs, pour la petite anecdote, le Spiderman de Tim Sale a été fortement influencé par celui de Romita Sr., version qu’il préférait largement à celle de Steve Ditko, pourtant plus populaire à l’époque. Comme quoi le talent n’assure pas une bonne pédagogie. Et le jeune Sale l’a appris à ses dépens. D’autant que Tim Sale a le mal du pays – il est pourtant né à New York en 1956 (2). Il n’aime pas vivre dans la ville qui ne dort jamais et préfère abandonner le comics pour rentrer à Seattle en 1977, ville où il a grandi avec sa famille (3) et qu’il n’a d’ailleurs jamais vraiment quittée depuis.

Mais il ne s’est pas pour autant détourné complètement de la bande dessinée. Lui dont le premier mot qu’il déchiffra fut « Boum! » (3). En rentrant de New York, il multiplia les petits boulots et continua de dessiner sur son temps libre. C’est sa sœur Maggie Sale, qui poussa le jeune artiste à la publication, comme l’indique ce dernier non sans humour : « Lorsque ma sœur a fini l’école, elle s’est cherchée un but dans la vie. Elle a choisi de me donner des coups de pied au cul et d’en faire un métier. » Un beau programme en somme, tant le talent de Tim Sale est énorme déjà à l’époque. Ses premières illustrations furent très influencées par ses lectures de l’époque (Tim Sale admire toujours autant  Robert E. Howard sur Conan), très orientées heroic fantasy. À noter que l’heroic fantasy était très branché à ce moment ; « c’était le début des années 80 ; il y avait des licornes partout et aussi, comme encore aujourd’hui, des conventions de fantasy où tu peux prendre une table, vendre quelques originaux et des posters. » (1) Tim Sale a donc passé plusieurs années à vendre des illustrations de licornes et de Noël imprimées par sa sœur sous le titre de Grey Archer Press. « Et puis Byrne et Miller sont arrivés et ont ravivé mon intérêt pour la BD. » À l’époque John Byrne rencontrait un grand succès avec Chris Claremont sur X-Men. Et puis Frank Miller bousculait déjà bien son monde, le temps de 42 épisodes de Daredevil, redéfinissant à la fois l’homme sans peur ainsi que la production du comics des années 80.

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La première BD publiée de Tim Sale se nomme Thieves’ World. Bien qu’avant ça Tim Sale ait réalisé des encrages pour Myth Adventures (4). Thieves’ World est une adaptation d’une série de fantasy très populaire de l’époque, rachetée par l’éditeur Donning/Starblaze (5). Ce dernier avait gagné pas mal d’argent en publiant une édition grand public d’Elfquest (6). Il faut savoir qu’à l’époque c’était le début de l’explosion du noir et blanc, et des titres comme Elfquest par Wendy et Richard Pini ou Cerebus par Dave Sim rencontraient un grand succès. Le noir et blanc coûtait également beaucoup moins cher à l’impression et de petits éditeurs rêvaient alors de mettre à mal le monopole de DC et Marvel. « Dans l’esprit, c’est très proche de ce qu’a représenté le punk pour la musique. Cette idée que la créativité doit être accessible à tous ceux qui ont quelque chose à dire. Toutefois, comme pour le punk, avoir quelque chose à dire ne signifie pas forcément avoir du talent ou être intéressant, et on publiait donc beaucoup de trucs merdiques. » se souvient Tim Sale (1). Thieves’ World fut un échec commercial, ce qui ne découragea pourtant pas l’artiste. Ce dernier envoya à Mike Friedrich (scénariste et éditeur, précurseur dans l’auto-édition dans les années 70) quelques pages de Captain America dans le genre tranche de vie ainsi qu’une histoire courte, The Order, qui fut publiée plus tard par Eclipse. Mike Friedrich servit de passerelle pour Tim Sale entre les petits boulots indé en noir et blanc et les travaux plus grand public qui allaient se bousculer alors pour lui. Friedrich (« Ça alors, Heinrich ! Un postiche ! » pardon) conseilla alors à Tim Sale de se rendre au Comic con de San Diego. Et il ne s’est pas trompé le bougre ! Tim Sale y rencontre notamment Matt Wagner (qui travaillait sur Grendel à l’époque ; série pour laquelle Sale dessinera plus tard quelques numéros), Diana Schutz, Bob Schreck et Barbara Randall, qui était alors éditrice chez DC. C’est cette dernière qui présente Tim à un gars bizarre d’Hollywood qui cherchait un dessinateur pour la série Challengers of the Unknown (7). Un certain « Jeph Loeb ».

Quelque part entre les ombres

La pate « Tim Salienne », comme aime l’appeler Jeph Loeb, puise sa force dans les contrastes graphiques saisissants apportés par l’encrage de l’artiste. C’est grâce au génie de ce genre d’artistes que les deux composantes graphiques les plus primaires et fondamentales que sont le noir et le blanc prennent toute leur vigueur. En quelques traits épurés, Tim Sale plonge son lecteur dans l’ambiance de son récit. Le noir et le blanc alternent entre ombres et lumières, pleins et vides. Grâce à quelques traits maitrisés et dont l’évidence trahissent une fausse simplicité apparente, Tim Sale est capable en une seule planche de faire sortir ses personnages de nulle part, tapis dans l’obscurité des villes modernes, dont l’exemple le plus iconique reste sans aucun doute le chevalier noir de Gotham. Pauvres lecteurs bouches béantes que nous sommes, on en oublierait presque la blancheur originelle des planches tant l’intensité des noirs de Tim Sale nous semble évidente, claire. L’artiste happe notre attention en un instant, nous plonge dans l’ambiance, comme si nous aussi nous devions plisser les yeux dans l’obscurité afin de déceler la silhouette de notre interlocuteur. Jamais un encrage nous semble aussi déterminant qu’à cet instant, et pas simplement pour en mettre plein la vue – non, ce serait mal connaître l’artiste – mais attestant d’une logique narrative bien distincte.

Tim Sale s’est approprié l’univers du protecteur de Gotham à la perfection. Il est vrai que le scénario de Jeph Loeb sur The Long Halloween y est pour beaucoup et se prêtait bien au catalogue de personnages, dont essentiellement des vilains. Selon Tim, « Jeph a toujours une partie du cerveau branchée sur le marketing » (1) ; mais pourquoi s’en plaindre quand ces derniers sont parfaitement abordés ? Tim Sale a apporté quant à lui sa touche personnelle, sa vision sur un univers qu’il ne connaissait que trop peu. De son propre avis : « Je n’avais aucune attache particulière avec Batman en fait. Du coup je me sentais plus libre, et ça tenait également à l’état d’esprit d’Archie qui, en tant qu’éditeur, laissait toute liberté aux artistes une fois que les cadres sont définis » (1). Le « Archie » que mentionne Sale, vous l’aurez probablement reconnu, est Archie Goodwin, figure forte et éditeur chez DC Comics, responsable à ce moment de The Long Halloween (bien qu’il n’était déjà plus impliqué en tant qu’éditeur sur la deuxième moitié de la série). Pour la petite anecdote, le commissaire Gordon de The Long Halloween et Dark Victory est directement inspiré d’Archie Goodwin ( décédé entre temps) ainsi que de Jeph Loeb lui même, ce dernier aimant particulièrement intercaler dans ses dialogues des phrases croustillantes de sa vie quotidienne.

Je me suis écarté quelques secondes de Tim Sale pour englober le talent de Jeph Loeb. Ce n’est pas une surprise, ces deux là sont tellement complémentaires. Ça rejoint de toute façon mon propos sur le travail de Tim Sale. Un artiste qui apporte une vision différente, loin des sentiers battus et rebattus. De quoi réfléchir sur ces quelques mots de Tim Sale au sujet de Hush : « Il n’y a pas un seul instant dans Batman : Hush qui ressemble vraiment à du Jeph. J’ai eu l’impression que Jeph avait sorti l’artillerie lourde. C’était tout pour le boulot. Mais il était au bureau, pas à la maison. » (1) Pourtant le Batman de Jeph Loeb et Jim Lee a été la plus grosse vente de tout le pays à l’époque. Tant pis. Je m’arrête là avant de faire polémique mais vous avez saisi.

« Il n’y a que deux icônes dans la BD, elles sont toutes les deux chez DC et je veux les dessiner toutes les deux » (1). Au moins les choses sont claires pour Tim Sale. Et pour nous aussi du coup. Présentés comme les deux faces d’une même pièce, Batman et Superman restent depuis plus de 75 ans les colonnes centrales du temple DC Comics. Tim Sale fait partie de ce club restreint d’artistes ayant réalisé des chefs d’œuvres aussi bien sur Bat’ que sur Sup’. Pourtant Sale se souvient qu’à ses débuts sur Superman : For All Seasons ce n’était pas gagné. Le « gros idiot », « le pouce avec des cheveux »… le style du Superman de Tim Sale n’était initialement clairement pas ce qu’attendait le département éditorial de chez DC. Pourtant avant de ramener l’éternel conflit entre l’art et le commerce, la vision de Tim Sale au sujet du Kryptonien a fait son bonhomme de chemin jusque dans le Kansas, dans la ferme des Kents, puis en Californie, au San Diego Comic-Con, où Tim Sale reçu un Eisner Award du meilleur dessinateur/encreur (8) grâce à cette série. Comme quoi.

L’avis des lecteurs

On en revient toujours au même, le Batman de Tim Sale a marqué les esprit. Sans surprise, pas un seul commentaire n’a pas évoqué le travail de l’artiste sur le justicier de Gotham. Une relation aussi claire que son style.

« J’ai découvert Tim Sale comme beaucoup d’autres, par The Long Halloween, et je conserve  un souvenir fort de cette lecture qui fut l’une des mes premières dans cet univers. »

« Tim Sale est un artiste au talent indéniable qui a su, à mon sens, capter avec justesse le Batman moderne et l’emporter au stade suivant de sa conception. »

Tim Sale intrigue, bouscule nos conceptions graphiques, charme le regard un tantinet patient et prêt à accepter la vision d’un artiste au style unique.

« Il a vraiment son style à lui et on ne pourra jamais confondre une seule de ses planches avec celles d’un autre artiste. »

« Ce n’est pas un artiste qu’on apprivoise forcément au premier coup d’oeil, et la première fois, c’est peut-être un brin difficile. »

« Son style à la fois minimaliste et détaillé est unique. »

« Sa patte graphique est immédiatement reconnaissable et dégage une identité très forte. »

L’héritier d’une longue liste – Breccia, Alex Toth, Comes, Sergio Toppi, Hugo Pratt, Milton Caniff, Jordi Bernet, Frank Miller, Hal Foster, Burn Hogarth, Alex Raymond, Arturo del Castillo, José Munoz, Guido Crepax pour ne citer qu’eux (le vilain name dropping) – qui nous rappelle pourquoi le noir et blanc possède une telle force graphique et narrative.

« Sa noirceur, ses visages marqués (en ces termes, on pense évidemment à son Two-Face) et son aisance à dépeindre des situations simples avec pour autant une densité incroyable dans son coup de crayon, en font un artiste incontournable. »

« Tim Sale, c’est la justesse et l’originalité de son trait, c’est la force de son encrage, c’est la présence et le caractère de ses personnages, c’est l’alliance des détails et des fonds vides, c’est du gros plan emblématique… c’est juste un artiste. Un vrai. »

« Ce qui est chouette avec Tim Sale, c’est qu’il s’est rapidement détaché des canons esthétiques des années ’90 puis des années ’00. Il a fui les gros muscles aux effets 3D cheap, les explosions de feu, préférant donner à son style un aspect épuré, en même temps qu’une vision très personnelle de certains personnages. »

Alors merci Urban Comics pour votre publication d’Amère victoire en noir et blanc. C’était l’édition la plus logique artistiquement.

« C’est encore mieux en noir et blanc, où ses traits peuvent s’épanouir pleinement sans être stoppé par les frontières parfois pénibles de la couleur. »

« J’admire la façon dont il arrive à découper ses aplats de noirs et Selina Kyle n’a jamais été aussi belle que sous son crayon. »

Comment aborder Tim Sale sans parler de Jeph Loeb. L’un ne va pas sans l’autre…

« C’est avec beaucoup de préjugés que je me disais ne pas aimer son style mais le nom de Loeb m’a convaincu à acheter et à lire For all Seasons. »

« Tim Sale et Jeph Loeb sont vraiment complémentaires. Comme si Loeb dessinait un scénario punchy et Sale écrivait des illustrations aux ambiances fortes. »

« Il apporte plus aux histoires qu’une simple illustration et plonge directement le lecteur dans l’ambiance voulue sans pour autant l’oppresser ni occulter le scénario. »

… comme me l’ont très justement rappelés certains lecteurs au travers d’une émouvante anecdote.

Le numéro 26 de Superman/Batman : Robin and Superboy (ndlr : 2006) devait être écrit par le fils de Jeph Loeb, Sam Loeb. Après trois années de lutte contre la leucémie Sam est décédé le 17 juin 2005 à l’âge de 17 ans sans terminer l’écriture du numéro.

« Immédiatement s’est opéré une réponse venant de la communauté des auteurs de Comics Book, pour soutenir Jeph Loeb en mémoire de son fils, un collectif a finalisé le No.26 sur Robin et Superboy. (…) Paul Levitz, directeur général de DC à l’époque, a offert la possibilité à Loeb d’écrire une histoire sur son fils Sam. Dix jours après le décès de son fils, Jeph a écrit Sam’s story avec Tim Sale au dessin (ndlr : en noir et blanc) (…) C’est l’histoire de Clark qui se lie d’amitié avec le jeune Sam. Ce dernier a caché à Clark son cancer pour garder un meilleur souvenir de leur  relation. »

 Conseils de lecture

Tim Sale : Black and White, de Richard Starkings et John Roshell, éditions Akileos, édition revue et augmentée, 271 pages. Ce n’est pas une lecture complémentaire ou un simple artbook pour passionnés, c’est bien plus que ça. Vous ne lirez plus Tim Sale de la même manière ensuite et, j’ose le dire, vous ne lirez plus vos bandes-dessinées en noir et blanc de la même façon, croyez-moi. Et puis soutenez cette maison d’édition bordelaise qui le mérite tellement.

Batman : Un Long Halloween, de Jeph Loeb et Tim Sale, Urban Comics, DC Essentiels, 416 pages

Batman : Amère victoire, de Jeph Loeb et Tim Sale, Urban Comics, DC Essentiels, 392 pages

ou (encore mieux) en noir et blanc, Urban Comics, DC Essentiels, 400 pages

Batman Des Ombres dans La Nuit, de Jeph Loeb et Tim Sale, Urban Comics, DC Essentiels, 384 pages

Superman Kryptonite, de Darwyn Cooke et Tim SaleUrban Comics, DC Deluxe, 168 pages

Superman for All Seasons, de Jeph Loeb et Tim Sale, DC Comics, 206 pages

Pour le moment il s’agit d’une lecture encore inédite chez Urban Comics, mais au vu de l’attention qu’ils portent à Tim Sale, nous devrions bien le voir débarquer dans le catalogue un jour ou l’autre. On ne pourra pas vous blâmer d’être impatients cela dit.

Billi 99, de Tim Sale et Sarah Byam, Dark Horse, 200 pages

Deathblow, de Brandon Choi , Jim Lee et Tim Sale, DC Comics, 272 pages

X-Men : Wolverine/Gambit, de Jeph Loeb et Tim Sale, Marvel, 112 pages

Daredevil : Yellow, de Jeph Loeb et Tim Sale, Marvel, 168 pages

Hulk : Gray, de Jeph Loeb et Tim Sale, Marvel, 168 pages

Spider-Man : Blue, de Jeph Loeb et Tim Sale, Marvel, 164 pages

Parce qu’il n’y a pas que DC Comics dans la vie. La Maison des idées volées a quelques œuvres atypiques dans son catalogue, ça arrive, parfois.

On ne va pas se quitter sur un vieux troll tout de même. J’ai quand même mieux en réserve. Comme par exemple vous rappeler que Tim Sale sera présent à la Paris Comics Expo de cette année, du 22 au 23 novembre à l’espace Champerret. Même si je me doute que les deux dates sont déjà marquées d’une croix rouge sur votre calendrier.

Merci à Freytaw, Crazy-el, Sanasaki, CaptainMasked, Arnokikoo, Loufok, The Riddler et MadAsAHatter pour leur réactivité et participation à « L’avis des lecteurs ». Rendez-vous sur le topic de la chronique sur le forum pour participer et ici-même le mois prochain pour une chronique sur… Mike Mignola !

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Notes :

(1) Tim Sale: Black and White, de Richard Starkings et John Roshell, éditions Akileos, édition revue et augmentée, 271 pages
(2) Miller, John Jackson (June 10, 2005). « Comics Industry Birthdays ». Comics Buyer’s Guide. Archived from the original on October 29, 2010
(3) Site officiel de Tim Sale
(4) « Tim Sale ». Lambiek Comiclopedia. 2012. Archived from the original on May 5, 2012. Retrieved November 30, 2013.
(5) Starblaze Graphics
(6) Site officiel de Elfquest
(7) Challengers of the Unknown
(8) 1999 Will Eisner Comic Industry Award Nominees Winners