Je crois que la première fois que j’ai entendu le terme de Teen Titans ou même tout simplement Titans, la pensée qui m’est venue tout de suite à l’esprit c’était : « Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ?». Hé oui, on juge souvent les choses que l’on ne connaît pas juste par leur nom, surtout lorsque l’on est jeune et pas encore vraiment initié à la sagesse. Je trouvais que ça sonnait incroyablement kitch (non mais TéTé quoi…), que le terme Teen n’était pas là pour lui rendre service puisque sûrement destiné aux gamins qui ne savent pas lire de « vrais » livres – les images c’est pour les débiles, tout le monde le sait – et puis surtout, dans ma tête, je me demandais réellement ce que la mythologie Grecque pouvait bien faire ici, dans le monde des super-héros. Qu’est-ce que je pouvais être con quand j’étais jeune… Et puis, je ne sais sur quel coup de tête j’ai décidé de m’y intéresser. Malheureusement sur le coup ce n’était pas une très bonne idée, mais avec le recul, je suis ici aussi grâce à ça ! Bon, je me rends bien compte que ce ne sont pas les Titans de la mythologie Grecque et que ça ressemble plus à du super héros que ce que je pensais. Cool. On fait un pas dans la bonne direction. C’était sans prévoir que le concept même de sidekick me sortait par les yeux à l’époque. Faire des versions plus jeunes des héros existants était pour moi une preuve accablante du vide de créativité que pouvait être ces lectures et qu’en plus de ça, s’ils étaient des versions minorées de leur modèle, c’est qu’ils étaient forcément moins intéressants puisque plus limités. Oh, et puis je suis tombé sur Cyborg quand j’ai ouvert le bouquin… je l’ai posé gentiment, j’ai ri, je suis parti. Haha, je suis sûr que vous avez pensé que j’allais aimer les Teen Titans en commençant la seconde partie de ce paragraphe. Hé bien non, fanfrelus ! Ce n’est que bien plus tard que je me suis intéressé de nouveau à cette équipe, mais ça on s’en moque. Place au dossier.

– Nathko

La première fois que j’ai croisé le chemin des Teen Titans, je n’ai pas été emballé par cette équipe, que je trouvais ridicule au premier abord. Comment pouvait-on faire de ces sidekicks une équipe cohérente ? Etait-ce un titre destiné à des adolescents attardés qui voulaient s’identifier à ces héros ? Et pourquoi avait-on accolés ces deux mots, Teen, qui sonnait comme une espèce de cri de ralliement pour les jeunes “branchés”, et Titans, qui avait cette résonance mythologique ? Mais très rapidement, puisque j’aime connaître ce que je souhaite critiquer, je me suis plongé dans les pages de la série. Et le fan de Dick Grayson que je suis (n’en déplaise à Frank Miller) a tout de suite été happé par les différentes storylines qui s’enchaînaient. Certes, certaines histoires étaient totalement empreintes de ce kitsch qui caractérise les années 80, et le combat contre les Titans of Myths, véritables figurants de péplums, m’a fait sourire plus qu’autre chose, mais toute la saga consacrée à Deathstroke m’a profondément marqué. Il faut dire que le design des personnages dans leur version George Pérez a quelque peu vieilli, pensez à la chevelure façon glam rock de Starfire… Lire les Teen Titans, c’est découvrir une série bien réalisée, qui aborde parfois les problèmes potentiels des adolescents avec justesse, notamment les addictions, les histoires d’amour , etc, mais sans jamais tomber dans le travers qui consisterait à le faire de façon caricaturale et moralisante comme le fait un titre comme Archie. Sur ce, Teen Titans, Go !

– Zeppeli

À partir d’ici  tu acceptes en ton âme et conscience de te faire spoiler presque toute l’histoire des Teen Titans depuis qu’ils existent !


1. Introduction

2. D’hier à aujourd’hui

3. Les membres importants

4. Les vilains principaux des Titans

5. Comics : les runs les plus marquants

6. Les Titans sur les autres supports