Sensation Comics feat. Wonder Woman #1
Les points positifs :
  • Ethan Van Sciver, c’est beau
  • L’arrivée de Wonder Woman
  • L’esprit à l’ancienne
Les points négatifs :
  • Bah, c’est court, hein !

« Well. I’m here. » – Wonder Woman


  • Scénario : Gail Simone – Dessins : Ethan Van Sciver – Couleurs  Hi-Fi –  Couverture Ethan Van Sciver


Nouvelle venue de la gamme Digital First de DC ComicsSensation Comics feat. Wonder Woman rejoint les rangs des séries au format anthologique qu’ont été Legends of the Dark Knight et Adventures of Superman. Avec l’arrivée prochaine de l’anniversaire du personnage et son importance à venir sur grand écran, il n’y avait pas de raison pour que l’Amazone n’ait pas droit à sa série qui verra une multitude d’auteurs et d’artistes se succéder pour proposer des histoires diverses et variées, placées en dehors de toute continuité. Et pour le premier essai, ce sont Gail Simone et Ethan Van Sciver qui se lancent dans une histoire en deux parties intitulée « Gothamazon ».

Le jeu de mot est assez évident : Wonder Woman va débarquer à Gotham (et j’en entends déjà pester contre le fait de ramener du Bat-verse dans un titre consacré à l’Amazone, mais attendez-donc un peu). Clairement, les deux univers ne se mélangent pas forcément, mais la raison pour laquelle Wonder Woman est amenée à débarquer à Gotham City et à se frotter à tous les super-vilains du Chevalier Noir n’est pas anodine : ce dernier est simplement en repos forcé, dirons nous,e t il faut bien que quelqu’un prenne la relève. Gail Simone fait d’ailleurs un bon pied de nez aux autres grandes figures masculines du DC Universe et nous explique pourquoi selon elle Wonder Woman est la mieux à même de régler cette situation. Enfin, par « elle » je n’entends pas vraiment Simone, mais le personnage qui prend la décision : Barbara Gordon, alias… Oracle. Hé oui, les amoureux de l’époque pré-New 52 et des Birds of Prey de Simone seront aux anges de retrouver cette version du personnage, avec une Barbara Gordon forte et déterminée, qui prend les devants sans broncher. Et c’est sans compter sur l’arrivée d’une Wonder Woman toute en puissance, une véritable guerrière qui adopte même un regard amusé sur les ennemis du Chevalier Noir, dont elle ne ferait qu’une bouchée… « et sans besoin d’une voiture ». Il y a un gros souffle de « girl power » qui souffle sur ce numéro, mais sans que cela ne fasse forcé, et c’est vraiment très plaisant.

Reste que les enjeux narratifs restent assez légers, malgré un petit cliffhanger sur la dernière page, mais c’est de toute façon ce qu’on attend de ce type d’histoire, de ce type de série. Wonder Woman est traitée d’une façon particulière sur le run d’Azzarello et certains attendent ou craignent l’arrivée du couple Finch sur la série. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’Amazone, mais cette version du personnage nous est offerte dans un contexte fun, qui nous propose une situation originale, et qui ne se prend pas la tête. Et du côté des personnages secondaires, les vilains du Bat-verse réussissent à être correctement dépeints en peu de temps de présence. Que ce soit Joker et ses tournures de phrases, la bivalence de Two-Face ou les énigmes de Riddler, ils ont droit à leur petit moment de gloire, à tel point qu’ils laisseraient presque en retrait Wonder Woman alors que mince, c’est sa série rien que pour elle quoi. Et dans leur apparence, les vilains donnent un petit côté « à l’ancienne » (qu’est-ce que j’écris ça moi, alors qu’on parle d’un reboot qui a même pas trois ans…) vraiment sympathique.

Je touche un mot sur le trait d’Ethan Van Sciver qui est juste sans reproche. Ou alors peut-être qu’il y en a (parce que c’est pas forcément ahurissant à toutes les pages, notamment la toute dernière que j’ai trouvée en deça du reste) mais je n’ai pas forcément envie de les énumérer (ouais ouais, call me a fanboy…). Toujours est-il que ses personnages sont tous réussis, que ce soit Oracle ou Joker, ou son Man-Bat (que j’avais déjà adoré dans le dernier numéro de The Dark Knight en New 52). L’artiste a clairement un don pour dessiner ces personnages, mais Wonder Woman n’est clairement pas en reste, avec une splash page qui la voit arriver, qui en met littéralement plein la vue, et même son arrivée une page avant, la façon dont elle est mise en scène, c’est vraiment un plaisir à regarder. On pourra au final simplement reprocher au numéro d’être bien trop court, mais c’est le format qui veut ça, et au prix auquel il est vendu, ce serait vraiment pinailler pour pinailler.

Très chouette entrée en matière, bien que courte, pour cette nouvelle série dédiée à Wonder Woman. Gail Simone arrive à insuffler un vent de fraîcheur et du punch en une petite poignée de pages superbement illustrées par un Ethan Van Sciver en grande forme. Je ne saurais que vous conseiller ce petit instant de plaisir à mini prix ! 

UN DEUXIÈME AVIS C’EST BIEN AUSSI !!

Ce numéro nous propulse directement à la période Gail Simone avec Oracle. C’est vrai, rien que la manière de penser d’Oracle nous ramène à cette scénariste. Du coup, on se retrouve avec une Oracle forte, qui fait venir Wonder Woman à Gotham pour régler un problème assez gros. Il y a de l’action, mélangée avec les pensées de Wondie et les apparitions des vilains. C’est sympathique, on se prend vraiment un voyage à l’ancienne dans la tête, même au niveau des aptitudes de la belle brune par les traits d’Ethan van Sciver. Les expressions sont plutôt bien retranscrites et j’aime beaucoup son Joker. Wonder Woman est emblématique, belle et forte, vraiment très charismatique.

Bon après, c’est pas non plus transcendant hein, c’est juste Wondie qui débarque à Gotham et livre un festival de coups avant une surprise en fin de numéro. Mais même cette surprise ne m’a pas donné ce petit pincement qui nous donne envie d’en lire encore et encore. Du coup, je suis assez mitigée, c’est sympa, mais c’est vraiment juste une introduction à l’arrivée de Wonder Woman à Gotham. Hormis l’impression de faire un voyage dans le temps, je suis un peu déçue. Je m’attendais à un numéro bien plus explosif et trépidant. Il manque un petit je ne sais quoi de peps qui aurait fait toute la différence.

 – Harley

10 COMMENTS

    • Il n’y a pas vraiment de raison qu’on les voie : comme il s’agit d’histoires hors continuité c’est *probable* qu’elles apparaissent à un moment, mais ça reste une série sur Wonder Woman, pas sur Gotham. Rien que la présence d’Oracle vient surtout du fait que Gail Simone est fan du personnage et a sauté sur l’occasion de la faire intervenir.

  1. J’ai une question. La série « digital first », est-ce que c’est uniquement digital? ou il y aurai « in second » une version papier?

    • C’est probable que ça suive le modèle de Adventures of Superman et Legends of the Dark Knight, et donc que ça se retrouve plus tard en singles papiers, puis en tpb !

      • Non, ce n’est pas « probable », c’est certain :) Le premier numéro papier sortira le 20 Août, la semaine prochaine donc.
        Pour ce qui est des auteurs à venir, ça va : Lauren Beukes, Cecil Castellucci, Amanda Deibert, Caitlin Kittredge, James Tynion IV, Georges Jeanty, Chris Sprouse, and Cat Staggs. Y a quelques jolis noms quand même.

  2. J’aime vraiment le concept de ces séries hors continuité, je vais probablement me la farcir en tpb, même si c’est peu probable que les prochaines équipes créatives soient aussi imposantes que Gail Simone et Ethan Van Sciver !

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