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[Review VF] Superman Saga #6
Les points positifs :
  • Zod a conquis nos cœurs
  • Aaron Kuder, l’homme à tout faire
  • Brett Booth en grande forme
Les points négatifs :
  • Superman #23.1 : Bizzaro ne possède que le nom
  • Des numéros qui divisent

Nous sommes déjà au sixième numéro de ce Superman Saga et nous suivrons dans ce kiosque l’événement Forever Evil grâce à ses nombreux Tiesin. On retrouve un histoire avec Bizzaro et Lex Luthor dans Superman, Action comics parlera aussi de ce dernier et des événement avant Forever Evil #1Metallo est aussi de la partie dans Action Comics, Le Parasite sera présent dans un autre épisode de Superman, Zod se paye un bonne origin story et on retrouve Doomsday pour clôturer notre beau kiosque édité par Urban Comics.

Superman Saga #6  est disponible depuis le 13 Juin 2014 au prix de 5,60 euros.


Superman #23.1 : Bizarro

  • Scénario : Sholly Fisch Dessins : Jeff Johnson 

Visiblement c’est Bizarro qui a choisi le titre, puisque lui même n’apparaît absolument pas dans ce numéro. Il y a quand même une forme de logique puisque cela parle de sa genèse, de la mise en route du projet par Lex Luthor et de ses divers échecs. C’est donc un peu déstabilisant mais sympathique, comme l’est le personnage dont il est question d’ailleurs. Tout le long Sholly Fisch joue avec nos nerfs mais se refuse à nous montrer le clone raté. Néanmoins c’est assez sympathique.

Côté dessins, ce n’est pas la panacée, ce n’est pas très beau sans être véritablement moche, ça manque de personnalité, quoi ! Ce travail de Jeff Johnson ne restera pas dans les annales. En bref, un numéro sympa, qui fait passer un moment agréable mais rien de plus.

– Darthfry

Note : 6/10

Il ne faut jamais juger un comic-book à sa couverture. Et ce n’est pas cet épisode qui me contredira. Bien qu’il soit titré Bizarro, le numéro ne nous montre pas vraiment la version “contrefaite” de Superman à l’action. En effet, Sholly Fisch nous raconte ici l’histoire de Lex Luthor qui désire plus que tout maitriser le pouvoir kryptonien et, travaillant pour une organisation gouvernementale secrète, tente de créer un homme dont la force rivalisera avec celle de son plus grand ennemi.

Le scénariste nous livre un script plutôt correct, à l’image de son travail sur la série Action Comics, sans toutefois être une tuerie interstellaire. Avouons tout de même qu’il parvient à caractériser Luthor avec succès et que l’épisode est tout à fait lisible, bien qu’il ne soit pas innovant, se contentant de nous présenter les origines de Bizarro et les travaux qui ont permis sa création. Il est aussi regrettable de ne pas vraiment voir le personnage éponyme dans cet ouvrage, et il faudra attendre son apparition dans la série Forever Evil pour les fans qui l’attendent.

La partie graphique, assurée par Jeff Johnson aux crayons et Andy Smith à l’encrage est bien adaptée à l’ambiance de l’histoire, c’est cartoony et cela rend justice à ce récit centré sur un Lex “savant fou”. Notons aussi la colorisation de Javier Mena et Jordie Bellaire qui colle elle aussi à cette ambiance, et confère un très joli look au comic-book.

– Zeppeli

Note : 6/10

Superman #23.1 : Bizarro


Action Comics #23.3 : Lex Luthor

  • Scénario : Charles Soule Dessins : Raymund Bermudez

Lex Luthor est probablement mon méchant préféré de l’univers DC, et voir un numéro à son nom m’a un peu aidé à accepter le Villains Month. Je ne m’attendais certes pas à un numéro excellent, mais en apprendre un peu plus sur la mouture New 52 de mon chauve préféré. Et le choix de Charles Soule m’a agréablement surpris.

En effet, alors que Morrison et Sholly Fisch semblaient revenir à la version “mad scientist” du personnage et que Scott Lobdell le confondait allègrement avec Hannibal Lecter, Soule a pris le parti de revenir à la version pré-new 52 de Luthor, celle dite du “corporate”. Ce numéro se situe entre Trinity War et Forever Evil, dont il est véritablement le préquel, se concluant sur le début du premier épisode de l’event. Il nous présente un Luthor fraîchement sorti de prison qui fait connaissance avec sa nouvelle assistante, Casey, qui voit en lui un héros, alors qu’il n’a en tête que son dernier plan pour décrédibiliser Superman, qui semble disparu depuis quelques temps. Le scénario de Soule est intéressant et j’ai apprécié le traitement du personnage de Luthor, qui est cohérent avec la façon dont Johns l’écrit dans Forever Evil. Le tout est illustré par Raymund Bermundez, dont le trait est adapté au personnage de Luthor et à ses regards froids comme la glace.

– Zeppeli

Note : 7/10

Vous voulez savoir ce qui se passe pour Lex Luthor trente pages avant Forever Evil – quoi, non , vous vous en foutez ! Ah ben bravo, mais restez quand même, puisque ce numéro raconte la sortie de la prison qu’il avait lui même mis au point et son retour fracassant aux affaires. On a aussi une vision de la façon dont Luthor traite ses rivaux… Et le moins que l’on puisse dire c’est que Charles Soule ne fait pas franchement dans la dentelle, mais je dois dire que cela convient à merveille à la personnalité hors normes, voire carrément megalo, du personnage principal. Mais cela n’apporte pas grand chose à la mythologie du personnage et c’est dommage…

Les dessins de Bermudez sont très très moyen, très inégaux et même dans sa meilleur forme c’est tout juste valable. Avec un personnage de la trempe de Luthor on s’attend toujours a quelque chose d’exceptionnel, et là on est très déçu, c’est tout juste de taille à m’arracher un bof !

– Darthfry

Note : 5/10

Action Comics #23.3 : Lex Luthor


Action Comics #23.4 : Metallo

  • Scénario : Sholly Fisch Dessins : Steve Pugh  Barbara Ciardo, David Curiel

Voilà un numéro qui revient sur le passage du Sergent Corben de Metal-Zero à Metallo son alias de vilain. Alors qu’il est laissé pour mort après un duel contre Superman, le Général Lane tente le tout pour le tout pour ramener à lui son chouchou, et ce contre vents et marées. Le résultat s’avèrera encore moins contrôlable qu’avant. Un petit avertissement quand même, mieux vaut avoir lu (ou subit au choix) le tome 1 du Superman paru chez Urban dans la collection Renaissance (ce qui correspond à la série Action Comics) pour comprendre tous les tenants et aboutissants du scénario. Le scénario de Sholly Fisch n’est pas un foudre de guerre, mais il fait le job et réussit à nous faire passer le temps agréablement, le plus c’est qu’enfin un de ces numéros va servir dans la suite du scénario de Forever Evil, c’est du moins ce que laisse penser la fin…

Les dessins de Steve Pugh sont assez fins et beaux, même si certains visages dessinés de loin manquent de détails. Encore un bon divertissement qui ne va pas révolutionner le monde du comics, mais sa qualité est un poil supérieure à la moyenne du reste de la production du Villains Month et c’est déjà pas mal !

– Darthfry

Note : 6,5/10

Ce numéro se déroule après l’échec de l’opération “MetalZéro” et le sergent John Corben est dans le Coma, seule une puissante source d’énergie pourrait le ramener à la vie. Et quel effet produirait un morceau de Kryptonite ? C’est la réponse à cette question que nous propose cet Action Comics #23.4.

Le numéro est riche en action et Sholly Fisch développe plutôt bien la psychologie de son Metallo, pour en faire un personnage complexe et pas un simple cyborg bourrin, comme c’est parfois le cas dans certaines histoires. Le background militaire dans lequel évolue Corben est très réussi et on apprécie les liens que possède l’intrigue avec ce qui a été exposé dans les pages d’action comics. De même, le scénariste apporte quelques précisions aux origines de Metallo, qui paraissaient floues dans le matériel d’origine, tout en nous livrant une histoire relativement intéressante, à propos d’un personnage qui manque habituellement de charisme. Le travail de Steve Pugh est très réussi et met bien en relief des scènes d’action spectaculaires.

– Zeppeli

Note : 7/10

Action Comics #23.4 : Metallo


Superman #23.4 : Parasite

  • Scénario : Aaron Kuder Dessins : Aaron Kuder

Le Parasite ce n’est pas ce qui se fait de mieux dans Superman, ce numéro remonte un peu le personnage dans mon estime . À l’inverse de Superman TerreUn qui est l’une de mes lectures favorites, les apparitions du Parasite s’oublient vite. Dans ce numéro, on découvre qui il était, ainsi que sa mutation dans les laboratoires StarLabs. On découvre aussi comment ce dernier ne peut plus supporter sa faim au point de vouloir se suicider. La narration est très bonne, Aaron Kuder a mis l’accent sur le côté “désespéré” et “c’est pas ma faute”, qui donne de la pitié à la créature. Après ce n’est pas la lecture du siècle, il y en a d’autres plus impressionnantes.

Les dessins sont sympas, Aaron Kudder qui fait double emploi s’en sort plutôt bien sur la partie artistique.

– Deiimo

Note : 7/10

Aaron Kuder signe cet épisode, dont il assure à la fois le script et le dessin, et l’on peut dire qu’il excelle dans les deux domaines. Le personnage ne fait pourtant pas partie des plus charismatiques de l’univers DC, mais l’artiste parvient à le rentre intéressant. Ce sont ici les origines du Parasite version New 52 qui nous sont ici proposées, et c’est avec un talent certain que Kuder les met en page. Nous voyons ainsi comment le personnage est passé de parfait loser insignifiant à monstre avide d’énergie. On nous évite ici les clichés de l’enfance difficile, et on comprend un peu les motivations du personnage, ainsi que sa faim insatiable. La narration est réussie et l’on sent que l’auteur a bien compris son personnage. Son graphisme est parfait et le look de son Parasite rappelle celui que l’on avait croisé dans All-Star Superman, sous les traits de Frank Quitely, rien que ça. Bien que l’histoire ne soit pas très originale, son traitement est extrêmement moderne et la façon dont est présenté le vilain est très réussie, on appréciera aussi le mélange des tons, qui marie ici humour et horreur avec grand succès.

– Zeppeli

Note : 8/10

Superman #23.4: Parasite


Action Comics #23.2 : Zod

  • Scénario : Greg Pak Dessins : Ken Lashley   Pete Pantazis

“Kneel before Zod” et c’est sans problème que je le ferai devant ce numéro. On découvre Zod enfant, apprenant de ses parents scientifiques que les apparences sont parfois trompeuses, et ils vont en faire les frais après que leur vaisseau se soit écrasé sur Krypton. Suite à cela une équipe d’expédition composée de JorEl et son frère retrouve Zod un an après, plus sauvage que jamais. L’histoire est intéressante et plutôt bien écrite par Greg Pak, on navigue dans la timeline de Zod, et je remarque que ça devient une habitude maintenant dans ce Villains Month. Mais là où ça devient très intéressant, c’est de découvrir la fureur de Zod, et notamment ce qu’il est prêt à faire pour la survie d’un peuple ou de sa propre vie, je fais notamment référence à la fin avec son père, ou j’ai vérifié à plusieurs reprises la scène pour bien comprendre ce que Zod avait fait.

Ken Lashley nous fait l’honneur d’un numéro très impressionnant en terme de dessins et du design des personnages, notamment quand on découvre Zod après un an d’errance dans la faune et la flore de Kypton. Pete Pantazis quant à lui profite de ce numéro pour sortir l’attirail de couleurs rendant le titre très immersif et dynamique. Une lecture que je recommande à cent pour cent !

– Deiimo

Note : 9/10

Avant de prendre les rênes de la série Action Comics, Greg Pak se charge de réaliser ce numéro du Villains Month consacré à Zod, nous livrant ici l’un des tout meilleurs numéros de ce mois spécial. L’histoire est simplement celle des origines de Zod, dont nous découvrons le passé et la psychologie bien barrée, ainsi que sa fascination pour les monstres. Faire de Zod le survivant d’une tragédie est une bonne idée et le traitement original de la chose par Pak est excellent, ce qui nous laisse présager de grandes choses dans son futur run sur Action Comics. Son Zod est féroce et Bestial, tout en étant un excellent stratège, et cette caractérisation se dégage aussi des dessins de Ken Lashley, qui nous livre ici quelques pages d’anthologie, dont celle ou l’on voit le jeune kryptonien dans la jungle, perché sur une branche, armé d’un arc artisanal. On comprend rapidement où veut en venir le scénariste, qui nous dépeint une véritable bête humaine, prête à se battre dans n’importe quelles conditions, avec une rage infinie.

– Zeppeli

Note : 9/10

Action Comics #23.2: Zod


Batman/Superman #3.1 : Doomsday

  • Scénario : Greg Pak Dessins : Brett Booth

C’est à cause de numéros comme celui-ci que le Villains Month m’a laissé un sale arrière-goût dans la bouche. Le seul point intéressant est la narration originale choisie par Greg Pak, scénariste de talent. L’histoire de Doomsday est ici contée à Kara, future Supergirl, par son père, ZorEl, à la manière d’un conte de fées, qui se termine par une référence à un célèbre arc des années 90, qui a introduit le fameux méchant rocailleux. Cependant, Pak semble simplement user de cet artifice narratif pour ne pas avoir à trop en révéler à propos du monstre, dont la version New 52 n’a pour l’instant pas été beaucoup dévoilée aux lecteurs. Il ne se passe donc rien dans ce numéro, et il faudra attendre quelques mois en VF pour avoir droit à des explications sur ce personnage.

Le travail de Brett Booth aide lui aussi à faire passer la pilule, tant son travail rend justice au colosse qu’est Doomsday, dont la force destructrice est parfaitement mise à l’honneur dans l’épisode qui nous est ici proposé. Notons aussi que le dessinateur alterne deux styles différents, pour coller à la narration de Pak, ce qui est hautement appréciable.

– Zeppeli

Note : 5/10

Greg Pak revient à la charge avec ce Tie-in sur Doomsday, ennemi emblématique de Superman. Bien que l’histoire raconte la menace du monstre sur Krypton, il passe pendant un temps au second plan laissant place à une histoire racontée par ZorEl sur le légendaire Chevalier de la maison El. Vous l’aurez compris exit les origines de Doomsday, mais plutôt bienvenue au héros l’ayant combattu. Beaucoup n’apprécieront pas cette histoire, car elle ne traite pas forcément de la vision de Doomsday. Moi au contraire j’ai pris l’histoire telle qu’elle était et j’ai pris du plaisir, de l’action et une nouvelle légende kryptonienne, c’est plutôt sympathique à lire. La fin avec Kara ma beaucoup plus, même si c’était relativement prévisible.

Là où le titre me fait grandement plaisir, c’est sur les dessins de Brett Booth, c’est magnifique. Le passage avec le Chevalier de la Maison El me fait penser aux dessins sur les pots en céramique dans la Grèce antique. Andrew Dalhouse ne se gêne pas pour les effets de couleur et la dynamique du combat, c’est époustouflant.

– Deiimo

Note : 8/10

Batman/Superman #3.1: Doomsday

Deiimo

Deiimo

Fan des super-héros depuis le plus jeune age, élever à la Tim Burton, Urban comics a redonner un second souffle à DC Comics, Zatanna Zatara pour mentor!