[Review VF] Batman Saga Hors Série #5
Les points positifs :
  • Man-Bat clairement au-dessus du lot !
  • Poison Ivy qui plaît…
Les points négatifs :
  • … ou qui ne plaît pas
  • Le Sphinx et Clayface à la ramasse
  • Un ensemble un peu moyen

.

Début de l’événement Forever Evil avec des tieins (one-shots du Villains Month) dans ce hors séries Batman Saga numéro 5. Au programme vous retrouverez des one-shots de différents vilains : Double-Face, Killer Croc, Poison Ivy, ManBat, Gueule dargile et Le Sphinx. Chacun a sa propre histoire et peut-être son rôle à jouer dans l’aventure Forever Evil !

Batman Saga Hors Série #5 est disponible depuis le 28 Mai 2014 au prix de 5,60 euros.


BATMAN ET ROBIN #23.1 : Double-Face

  • Scénario : Peter J. Tomasi Dessins : Guillem March

Constatant le nouveau statu quo de Gotham, à savoir l’absence de Batman et l’anarchie qui y règne, Double-Face tente, à sa façon, de prendre une décision quant à ce qu’il va faire. Le sort décide qu’il va faire régner la justice, il va donc reprendre sa place de procureur, et y adjoindre celle de bourreau ! Ce scénario, s’il est plaisant, n’apporte vraiment rien, ni à Forever Evil, ni à la mythologie d’Harvey Dent. Un sentiment renforcé par la situation de fin qui ressemble fortement à celle du début. À peine y découvre-t-on que la Secret Society recrute… Tomasi nous a habitué à nettement mieux.

Le dessins, eux, sont superbes. Ils sont l’oeuvre de Guillem March et ont été mis en couleur par Tomeu Morey. Il rendent vraiment justice à la laideur du personnage principal et, même s’il sont rares, les décors d’apocalypse sont vraiment réussis. Si cet épisode est une coquille un peu creuse, c’est au moins un jolie coquille. Dommage que l’histoire ne soit pas un peu plus inoubliable !

– Darthfry

Note : 5,5/10

Voilà, voilà, voilà… Difficile de commencer avec cette histoire tant elle est à l’image du personnage sur lequel elle met la lumière : Double-Face ! Ici, pas d’origine, comme nous avons pu le voir souvent depuis l’arrivée de ces numéros spéciaux sur les vilains. Non, nous découvrons comment Double-Face réagit vis-à-vis de la disparition de Batman. Une histoire chaotique donc, se déroulant et évoluant en fonction de la fameuse pièce du méchant. Son interrogation oscille entre sauver Gotham et mettre la ville davantage à feu et à sang ! Tandis qu’il se déplace en ville, des souvenirs sur son ancienne vie refont surface. Et alors que la Société Secrète des Super-Vilains cherche à embaucher à tour de bras, Double-Face ne décide jamais rien sur un coup de tête…

Bref, un épisode bizarre, chaotique et au final pas spécialement intéressant à lire, ni a regarder d’ailleurs ! Guillem March n’étant pas fortement inspiré… Bon travail par contre sur la « folie » de Double-Face et son éternel tiraillement entre deux choix. Un personnage trop absent des New 52.

– Biggy

Note : 4/10

 BATMAN ET ROBIN #23.1: Double-Face


BATMAN ET ROBIN #23.4 : KILLER CROC

  • Scénario : Tim Seeley Dessins : Francis Portela

Cette histoire, spéciale vilains, centrée sur Killer Croc fait du bien à ce méchant trop souvent résumé à un gros tas de muscles. En effet, alors qu’on pourrait la prendre, au début, pour une énième histoire ou Killer Croc prend plaisir à bouffer et déchiqueter du flic, on se rend compte, petit à petit, que le lézard humanoïde a de la jugeote et que c’est une très mauvaise idée de le titiller, volontairement ou non… On comprend aussi, qu’à l’instar d’un Homme-Taupe chez Marvel, Killer Croc a su tirer profit de vivre sous terre en se bâtissant un empire ! Mais, et c’est déconcertant, on ne peut qu’approuver ce qu’il fait dans les égouts, sans pour autant valider les moyens qu’il utilise. Quelques flashbacks sur son passé, des scènes « choc » et violentes, des dessins plutôt plaisants de la part de Francis Portela et l’on se retrouve avec une belle surprise.

Bref, j’espère que ce n’est pas qu’un simple coup dans l’eau et que cette approche de Killer Croc va être suivie et approfondie ! Il pourrait être un adversaire tellement plus intéressant que ce dont nous avons l’habitude !

– Biggy

Note : 7,5/10

Tim Seeley nous présente une histoire plutôt simple de Killer Croc. Un groupe d’intervention du GCPD se retrouve dans les égouts et vont faire la rencontre de Killer Croc indirectement. Au fur et à mesure nous allons avoir des flashbacks de ce dernier nous montrant quand il était encore un enfant et surtout humain avec des parties recouverte d’écailles. Concrètement, j’ai pas vraiment compris pourquoi le GCPD était là, et on s’en cogne complètement, ce qui nous intéresse c’est l’enfance de Killer Croc et les deux dernières pages, avec un semblant d’émotion.

Les dessins de Francis Portela sont plutôt propres et efficaces, nous avons un Killer Croc plus bestial que jamais. Une lecture plutôt simple et sans conséquences, ça reste bien à lire une fois, pas plus.

– Deiimo

Note : 5/10

BATMAN ET ROBIN #23.4: KILLER CROC


DETECTIVE COMICS #23.1 : POISON IVY

  • Scénario : Derek FridolfsDessins : Javier Pina

J’aime bien Poison Ivy, c’est une ennemie intéressante de Batman, malheureusement depuis les New 52 les auteurs l’utilisent trop dans l’aspect bien-être de l’environnement, éco-terroriste en quelque sorte. Et du coup, après la lecture de l’épisode sur Killer Croc, j’espérais qu’à son tour elle bénéficierait d’un regain d’intérêt. Manque de bol, ce n’est pas le cas ! Si elle semble cependant démesurément puissante (au point que l’on se demande comment elle a pu tomber face à Ogilvy ou simplement avoir besoin de l’aide de Clayface…), elle n’en reste pas moins tout aussi démesurément « chiante »… Un long épisode de bla bla, où des scènes de violence dans Gotham la ramènent à certains événements de son passé. D’ailleurs en parlant de passé, je ne suis pas tellement fan de ses origines un peu retravaillées sur fond d’enfance triste et de déception dans le travail. Même si l’empathie est là !

Bref, un épisode où il ne se passe rien, terriblement long et ennuyeux pour un personnage qui devient tout aussi chiant…

– Biggy

Note : 4/10

C’est au tour de Poison Ivy de se payer le luxe d’être dans les premières publications du Villains Month, et ce fut plutôt une bonne surprise. Pamela Isley est une des ennemies de Batman que j’apprécie le plus sur le plan physique, mais aussi pour ses prises de contrôle. Dans ce numéro vous allez retrouver la belle Ivy en plein coeur de Gotham se baladant dans le chaos et la peur. Au cours de l’histoire, elle va se remémorer son enfance au travers d’illustrations et cases différentes, bien plus pures que ce qu’elle ne voit actuellement dans la ville. Ce numéro brille par la découverte d’une Poison Ivy différente, sensible et pour une fois ce n’est pas pour une plante. Autant vous dire que l’histoire m’a totalement convaincu et les origines de la belle Ivy sont pour l’instant mes préférées de ce Villains Month.

Sur le plan artistique, les dessins de Javier Pina m’ont convaincu, l’effet Gotham dévasté, Ivy traversant la ville et la flore poussant aux alentours, les phases de souvenir avec un effet de papier gaufré et lumineux, du génie !

– Deiimo

Note : 8/10

DETECTIVE COMICS #23.1: POISON IVY


DETECTIVE COMICS #23.4 : MAN-BAT

  • Scénario : Franck Tieri Dessins : Scot Eaton

Suite et fin de l’histoire développée depuis plusieurs mois dans les back-ups de Detective Comics, on assiste à la vengeance de Langstrom sur sa femme qui l’a trahi et à quelles extrémités il arrive pour cela. Extrémités qui précipiteront sa chute à la manière d’un junkie prêt à tout pour sa dose. Le scénario de Tieri clôt de fort belle manière la mini-série, avec un bémol sur l’affrontement contre sa femme, trop court.

Les dessins sont superbes, le design des personnages est génial, les couleurs de Jeremy Cox soulignent l’ambiance, un sans-faute. Après un tel numéro, on n’espère qu’un chose c’est que Man-Bat ait enfin un arc à lui contre le Chevalier Noir !

– Darthfry

Note : 8,5/10

En comprenant que sa femme se transformait aussi en chauve-souris géante, le docteur Kirk Langstrom ne s’attendait sans doute pas à entendre les révélations de sa chère et tendre ! Ce qui était au départ de la simple peur pour la santé mentale de sa femme se transforme peu à peu en une vengeance violente qui ne cesse de l’emmener sur des chemins dangereux ! Il devient de plus en plus fort, de plus en plus rapide, de plus en plus sauvage et de plus en plus dangereux. Alors qu’il semblait vouloir remplacer Batman à Gotham, il s’avère que son sérum est plus fort que sa volonté…

Plaisant d’avoir une histoire complète sur Man-Bat et non plus de simples backups. Il est certain que nous aurons le droit prochainement à une saga propre à lui dans Detective Comics, du moins je l’espère. Et la fin de cet épisode ne fait que me conforter dans mon attente ! Pas fan de Scot Eaton, mais ses chauves-souris sont juste magnifiques !

Bref, nous assistons à la descente aux enfers d’un homme qui ne cherchait qu’à faire le bien et à sauver sa femme. Pas facile de réaliser alors que toute sa vie n’est qu’un vaste mensonge…

– Biggy

Note : 8,5/10

DETECTIVE COMICS #23.4: MAN-BAT


BATMAN : THE DARK KNIGHT #23.3 : Gueule D’argile

  • Scénario : John Layman Dessins : Cliff Richards

Si Killer Croc est sorti grandi de son épisode, selon moi, c’est tout l’inverse pour Clayface ! Un has-been qui vit dans le déni total de sa vie complètement ratée et de ses erreurs ! Il est tellement idiot que même en se forçant, il n’inspire pas la moindre empathie. Dans le genre monsieur muscle sans cervelle, nous avons sa représentation même avec Clayface. Persuadé d’être un génie, il arrive à se convaincre que ses plans sont géniaux. En voyant qu’il échoue à chaque fois, qu’il fait des erreurs tout le temps, qu’il foire tout, il continue inlassablement à essayer de faire des choses par lui-même et de doubler les vrais cerveaux d’un casse…

Le souci c’est que Clayface est bourré d’ambition et a toujours un plan. Et un plan B aussi sauf que vu que c’est un crétin fini et bien cela se termine toujours en désastre ! Graphiquement c’est assez pauvre en détails et Clayface fait un peu trop lisse…

Bref, un dîner de cons en préparation ? Pour gagner, il suffit d’inviter Clayface.

– Biggy

Note : 1,5/10

La belle Gueule Dargile, personnage emblématique de Batman TAS pour ma part et c’est John Layman au scénario, on aurait pu s’attendre à du lourd – ou pas. L’histoire est plutôt intéressante on reconnait bien Gueule Dargile, de la force mais peu de méninges quand ça l’arrange, on remarquera que ses pseudo-compagnons le lui reprochent. On entend un peu plus parler de la Société Secrète et de leurs agissements, on apprend que dans Forever Evil #1 elle serait intéressée par Bane et Lépouvantail. Autre personnage qui fait plaisir à voir dans ce numéro c’est ma lapinette White Rabbit, bien que son rôle ne soit pas essentiel. Une lecture agréable pour présenter le personnage, et un peu de détails sur l’événement.

Cliff Richards réalise un bon numéro, relativement simple mais toujours aussi efficace, on a un bonne grosse Gueule Dargile et une White Rabbit sexy, que demander de plus ?

– Deiimo

Note : 7/10

BATMAN: THE DARK KNIGHT #23.3: Gueule D'argile


BATMAN #23.2 : Le Sphinx

  • Scénario : Scott Snyder, Ray Fawkes Dessins : Jeremy Haun

Comme tous les vilains, The Riddler profite de l’absence de Batman pour tout faire péter. Mais il va y rajouter sa touche personnelle en menant une double vendetta contre Wayne Enterprise (son ancien employeur) et un de ses anciens tourmenteurs d’Arkham. Le souci, c’est que quand on voit arriver le Sphinx, on s’attend à un plan démoniaque, tordu, intelligent et bourré d’énigme.. Et là, non, Snyder et Fawkes le font rentrer dans le tas, certes avec classe, mais avec la finesse d’un Killer-Croc. À souligner, la grand classe de Nygma, qui traverse le scénario avec la nonchalance d’un véritable dandy.

Les dessins de Fawkes sont pas mal, sans plus, mais un peu gâchés par les couleurs assez moches choisies par John Raush. Ce qui est malin, c’est que Snyder réussit à faire un clin d’oeil à Zero Year, pour le reste, c’est relativement dispensable…

– Darthfry

Note : 5/10

Euh… pour le coup nous ne sommes vraiment pas gâtés avec l’épisode du Sphinx… Je m’attendais à un truc bien barré, bien intelligent et nous avons le droit à une classique et stupide histoire de vengeance… L’histoire n’est donc pas passionnante, pas drôle, les énigmes assez moyennes, leSphinx sans charisme et avec un but ridicule. Et il s’en prend à de parfaits inconnus, donc en plus je m’en contrefous… Graphiquement c’est tout aussi pauvre et vide…

Bref, inutile d’en dire plus, c’est ennuyeux à souhait lors de la lecture, une belle déception. Moi qui espérais un lien avec l’An Zero, c’est loupé. Notons qu’il est le seul méchant, pour le moment, qui semble regretter l’absence de Batman.

– Biggy

Note : 2/10

BATMAN #23.2: Le Sphinx

24 Commentaires

  1. deiimo pourtant tout est clair et bien expliqué dans l’episode de croc… un des meilleurs avec celui de man-bat

    • J’ai compris la raison de leur présence mais pas de l’intérêt que ça apporte, à part peut-être que c’est le territoire de Killer Croc et pas du GCPD.

      • L’altercation avec les flics permets aussi de faire référence au passé de waylon et de montré qu’il y a des gens qui l’on aimé et soutenu malgrés sa différence, ça permet aussi de crée de l’émotion envers un perso qui habituellement n’en provoque pas.

  2. Certaines critiques sont plutôt dur. J’ai trouvé ça globalement tres correct et assez divertissant. Bien il y a des histoires meilleures que d’autres. Personellement, j’ai bien aimé Killer Croc et Clayface qui ne sont pas forcement toujours mis en avant. Sinon c’est vrai que l’homme mystere, c’est un peu en en dessous.

  3. A noter que le prochain numéro sera consacré à la mini Son of Batman… une info que je n’avais vu circuler nulle part jusque-là, mais je me trompe peut-être :)

    Sinon, je suis plutôt convaincu par les numéros du Villain’s Month pour le moment, c’est plutôt très agréable de voir ces nouvelles origines (Mongul par PORTER était vraiment sympa par exemple) :)

  4. c’est intéressant vos remarques, j’ai l’impression qu’il passe mieux auprès des lecteurs V.F. ce villain month pour l’instant!!

  5. salut, je l’ai sur mon étagère, mais me cantonnant aux lectures VF, reliées qui plus est, j’ai l’impression que je vais rater un gros wagon si je l’entame. Arrêtez-moi si je me trompe, mais ne devrais-je pas attendre un Trinity War relié avant d’entamer ce broché ?
    Si j’ai compris -pas sûr- ces tie-in ont lieu pendant forever evil, donc si j’ai pas lu ce qui amorce cet arc, je ferais mieux de le garder au chaud ?
    J’ai pas envie de recommencer à me spoiler des trucs comme j’ai pu faire avec les batman saga HS 2/3/4 en pleine collection des Grant Morrison reliés jusqu’au 6.
    J’espère ne pas avoir été trop confus.

    • Le lien avec Trinity War est assez ténu. Disons qu’il y a une seule information qui est présente dans toutes ces histoires : Les super-héros ont disparu.
      ça ne dit rien sur les évènements de Trinity War, qui d’ailleurs ne montre pas comment les super ont disparu !
      Donc oui, tu peux lire ce HS ! ^^

  6. Je n’ai pas apprécié l’histoire sur le Sphinx mais j’ai aimé tout le reste Petite question sur Batman et Robin 23.1: Double face parvient-il à tuer Face de semelle ? Scarlop s’interpose mais on voit pas vraiment si elle arrive à le sauver. Quelqu’un sait-il. Sinon une des dernières pages m’a fait peur: Son of Batman pour bientot. Vu les critiques ont va vraiment s’ennuyer en lisant ça.

  7. Tiens, le lapin Blanc est revenu ? On n’avait plus de nouvelles depuis la fin du 1er tome de Batman – le chevalier noir! Alors ça va devenir un personnage récurrent, maintenant ?

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