La Critique: The Dark Knight Rises | DC Planet

La Critique: The Dark Knight Rises

harleyhuntress 25/07/2012 40
La Critique: The Dark Knight Rises
  • Esthetique
  • Interpretation
  • Scénario
  • Bande originale
Les points positifs:
  • L’ambiance générale
  • L’émotion, les larmes
Le point négatif:
  • Miranda Tate
  • C’est le dernier

Aujourd’hui sort en salle le tant attendu The Dark Knight Rises, ultime volet de la trilogie de Christopher Nolan.

Vu hier soir, voici un petit avis sur le film. Je vous préviens à l’avance, je vais essayer de ne pas trop spoiler, mais ça va être plutôt très difficile. Donc si vous voulez vraiment garder tous les mystères du film entiers, je vous conseille d’aller voir le film avant le lire la suite.

Rappelez vous, Batman Begins ou la construction du personnage du Batman à travers l’histoire de Bruce Wayne, ses démons du passé. Une très bonne introduction. Puis est venu l’excellent The Dark Knight, une noirceur profonde, Gotham envahie par la pègre, et puis rappelons le, le Joker magnifiquement interprété par Heath Ledger. Ce second volet était plus torturé encore que le premier. Et maintenant l’ultime volet, qui est comment dire…. encore peut être plus torturé ?

Visuellement les moyens sont là, on voit la différence avec Batman Begins, Gotham reste identique à celle de The Dark Knight, un peu plus claire peut être mais la continuité est bien là. La réplique du manoir Wayne est sublime. La ville est peut être un poil pas assez sombre, mais cela vient je pense du fait que pas mal de scènes sont tournées en plein jour, alors qu’on a l’habitude de voir une Gotham de nuit. La qualité des images est vraiment là c’est certain, mais les images ne font pas tout. Il y a aussi les émotions.

Ce dernier volet, joue avec les sentiments des personnages mais aussi des spectateurs. On se prend facilement d’affection pour les personnages, certains sont attachants, d’autres bouleversants, on peut étrangement s’attacher à certains personnages alors que rien ne le laisser présager (pour ceux qui ont vu le film je parle d’un moment à la fin du film, en un regard on ressent de la compassion pour un personnage de façon vraiment inattendue).

L’histoire, l’histoire…que dire sans trop en dévoiler ? Un début de film surprenant qui enchaîne sur une partie plus calme. D’ailleurs on retrouve souvent cet enchainement de scènes d’action, ou agressives suivies par d’autres plus calmes ce qui donne un caractère assez particulier au film et à l’histoire. On suit vraiment plusieurs personnages pas juste Batman et sa croisade.  On retrouve les traces et inspirations des comics, dont un passage où juste toute la salle retient sa respiration et plisse les yeux car on sait comment ça va finir et on sait que ça va faire très mal. Et cette scène est vraiment très reussie, et exploitée à un bon moment du film, ni trop tôt ni trop tard. On voit bien que Nolan joue avec les nerfs des spectateurs, un coup il les enrage, un coup il leur fait monter quelques larmes (je l’avoue je suis très sensible, et je me suis retrouvée souvent les larmes aux yeux).

Les acteurs font un travail d’interprétation remarquable pour la plupart. Je n’ai pas vraiment apprécié la performance de Marion Cotillard, je la trouve fausse. On sait tous qui elle est, depuis le début de la promo, mais le personnage est vide, pas assez travaillé, pas assez bien joué je ne pourrais pas vraiment dire, mais il manque quelque chose (et alors la dernière scène où on la voit, laissez moi rire, mais là j’ai définitivement décroché du personnage). Christian Bale est remarquable, en Batman, c’est Batman, on y est attaché, on a mal avec lui (parfois très mal). En Bruce Wayne, qui est brisé, il est touchant, il ferait limite peine à voir, mais on sait que cet acteur se donne à fond dans chacun de ses rôles. Tom Hardy alias Bane, la surprise. Malgré une version VF qui ne m’a absolument pas convaincue, surtout après les trailers en VO, le personnage est plutôt réussi, bon certes on l’aurait pu l’imaginer plus grand. Je dois être honnête ce personnage est antipathique, détestable, mais ce regard en fin de film m’a touché. C’est juste un regard, mais un regard humain chez une bête enragée, et là j’ai eu de l’affection pour lui, pour son histoire et je ne m’y attendais pas du tout. Catwoman, sublime. Une réelle performance qui mériterait d’être largement récompensée. Anne Hathaway est belle, féline, sauvage, elle nous fait penser à la Catwoman qu’on voit dans le comics Catwoman : la règle du jeu. Son interprétation est juste, jamais trop, jamais trop peu. Joseph Gordon Lewitt campe à merveille le rôle de John Blake,jusqu’aux derniers instants, et quels derniers instants… Gary Oldman est toujours le comissaire Gordon que l’on aime.  Et puis le coup de coeur, Michael Caine alias Alfred, qui nous brise le coeur à plusieurs reprises, et qui finit par nous faire pleurer, beaucoup pleurer.

Nous avons aussi droit à un retour plutôt inattendu d’un personnage récurrent. Il était suspecté d’être dans le film, mais là, son retour est juste parfait, sa tenue, son « bureau », tout…

En résumé, ce film est une merveille. Une belle mise en bouche dès le début, puis le calme avant la tempête. Un bel équilibre entre le côté des gentils et celui des méchants. Malgré une Miranda Tate pas vraiment au top, quelques combats moins agressifs que ce que j’imaginais, ce film est juste parfait, épatant. Les flashbacks sont très justes, et le final, les dernières minutes sont intenses, pleines d’émotions, qui ne nous laissent pas beaucoup de répit. On prévoit la fin, on se dit « Non il a pas fait ça » et puis on va de surprises en surprises pour une fin plutôt ouverte…

Les mots de la fin : Merci Mr Nolan.

40 Commentaires »

  1. Lelouch 29/07/2012 à 15:05 -

    Ah mince, pourquoi j’avais la certitude qu’il était flic ? Bizarre mais oui tu as raison.

    J’aimerais revenir sur les clins d’oeils au comic-book dans le film. Je crois que c’est le film qui possède le plus de clin d’oeils à diverses histoires de la mythologie Batman après Batman Begins qui était une relecture sous l’angle de Nolan de Batman : Year One.

    Déjà Bane. Ce qui tourne autour de lui est directement tiré de Knightfall, la saga qui lui est dédiée dans l’univers de Batman. Que ce soit ses origines, son plan à Gotham et la façon dont il brise littéralement le Batman vient de là. Son lien avec la ligue des ombres quant à lui vient de l’histoire Legacy où Ra’s Al Ghul cherche un successeur et voit en Bane le candidat potentiel. Ra’s Al Ghul lui promet également la main de Talia (son lien avec Talia dans le film n’est pas inventé). Pour se faire il va devoir réaffronter Batman, ce dernier affrontement se déroulera en plein coeur de Gotham, ce que Nolan a très bien retranscrit.

    L’autre personnage du film qui a le droit à une inspiration directe de l’histoire du comic-book c’est John Blake ou Robin Blake au choix.
    Ici, on a en tout point un personnage très très proche de Bruce Wayne, que ce soit sur le plan personnalité que dans les idéaux. Le candidat idéal pour prendre la relève sous le masque de l’homme chauve-souris.
    Pour se faire Nolan a parsemé le personnage de Blake de l’influence des Robin majoritairement. Ses origines orphelines renvoient à Dick Grayson et sa personnalité de tête brûlée ainsi que son esprit affûté font référence également à Tim Drake, le 3ème Robin. N’oublions pas que Blake comme Drake (Haha, le nom est-il un hasard ?) découvre l’identité du Batman avec très peu d’éléments. Bien évidemment, pas de Robin « the boy wonder » dans les films de Nolan mais un autre Batman, celui qui remplace Bruce Wayne sous le masque.
    Ça va peut-être loin, mais de cette façon, Nolan fait le lien direct avec les évènements récents qui se déroulent dans le comic-book actuellement, à savoir que Bruce Wayne disparaît pendant un temps à cause du terrible Darkseid et c’est Dick Grayson (Robin/Nightwing) qui reprend la cape noire, jugeant qu’il est le seul à même de le faire.

    Le début du film nous laisse apparaître un Bruce Wayne vieux, diminué, qui a raccroché la cape car estimant que Gotham n’a plus besoin de lui.
    Exactement le même Bruce que dans The Dark Knight Returns de Frank Miller.
    Les évènements vont faire qu’il n’aura d’autre choix que de revenir.

    The Cat, maintenant. Avec The Cat, Nolan nous livre un personnage dans la plus droite lignée de la Catwoman redéfinit par Frank Miller dans Batman Year One et la Catwoman d’Ed Brubaker qui lui adresse une série à elle-seule. Exit donc la Catwoman riche héritière pré-Crisis on Infinite Earth, la Catwoman de la série de 92 de Bruce Timm… Place à une Catwoman plus misérable qui vit dans un taudis de quartier mal famé. Son truc c’est la cambriole de haute volée mais elle a aussi le don de se mettre à dos, malgré elle, elle ses proches sous la coupe de truands dangereux et revanchards.
    Joseph Loeb dans Amère Victoire expose cette Catwoman avec les raisons qui la poussent à vouloir disparaître et redémarrer sa vie. Je ne spoilerai personne sur ces révélations. C’est donc une Cat très fidèle à la Catwoman de l’ère Modern Batman : Le Chevalier Noir du comic-book et sa romance ambiguë entre elle et Batman est on ne peut plus fidèle au personnage. La femme fatale.

    Un autre clin d’oeil que j’ai pu noter, moins évident celui-ci c’est le No Man’s Land. Evènement important dans la timeline de Batman où Gotham est ravagée par un terrible séisme, laissant la ville aux mains des criminels et super-vilains (comme ce qui se déroule avec Bane qui libère tout Blackgate).
    La ville est déclarée officiellement No Man’s Land et est abandonnée par les autorités extérieures (une nouvelle fois, ce qui se passe dans TDKR). C’est Batman à l’aide de ses alliés qui va libérer la ville quartier par quartier.

    Tout ceci, Chris Nolan l’a manié d’une main de maître et a su se réapproprier absolument toutes les histoires et personnages de la mythologie de Batman présents dans ce film. Le tout est cohérent, plausible et Nolan y signe là son propre Batman, personnel mais qui ne trahit à aucun moment le comics.

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    Azrael 29/07/2012 à 17:53 -

    Analyse intéressante. On peur rajouter comme références Vengeance of Bane pour les origines de Bane et Bane of the Demon pour le triangle amoureux Batman/Talia/Bane.

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    JUN-Thunder 30/07/2012 à 08:05 -

    Bon ben méa Culpa je suis allé revoir le film et je l’ai trouvé génialissime ! Ce qui m’avait gêner la première fois s’est envolé. Ceci est certainement dut au fait qu’il y ait un entracte, sans entracte à cause de la longueur du film j’ai dut décroché à un moment et trouvé les scènes plus longues.

  4. Gedeon 30/07/2012 à 11:28 -

    Moi je reste sur ma position que Blake = Tim Drake, nommé « Robin » pour que les spectateurs comprennent.
    Il touchera pas au Batman car le Batman est devenu une légende, plus rien n’est a faire dessus.

    Sinon j’y re re retourne cet après midi.
    ^_^

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    Azrael 31/07/2012 à 19:36 -

    Pour ceux qui ont déjà vu The Dark Knight Rises, voici une critique/analyse du film, que j’ai rédigée pour notre site Batman Univers :
    http://www.batman-univers.fr/​portail/films/​the-dark-knight-rises-la-critiq​ue-detaillee/?p=3150
    Elle ne concurrence pas celle de DC Planet, mais la complète. :-)
    Bonne lecture !

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    harleyhuntress 01/08/2012 à 18:08 -

    Pour les fans de la fameuse « scène » de Marion Cotillard…. on se comprend…
    http://peopledyinglikemarioncotillard.tumblr.com/

  7. wesen 20/11/2012 à 22:39 -

    Scandalisé par la pauvreté affligeante des dialogues que l’on aurait toléré nulle part ailleurs que chez nolan, qui fort de quelques succès populaires semble ne plus pouvoir décevoir quelque soit le niveau de ses créations. Les scènes s’enchainent sans logique, les personnages sont inconsistants (mention spéciale à catwoman qui tel un cheveu blond sur la soupe flotte joliment sans trouver sa place), l’action molle et le final pathétique.
    Comment diantre pouvez vous qualifier ce film de chef d’oeuvre. Ou est passé l’auteur de the dark knight et de memento ?

  8. Lelouch 25/11/2012 à 13:23 -

    Tout le monde s’attendait à voir un TDK2 avec TDKR, Nolan a pris beaucoup de monde à revers en produisant un épisode différent dans sa narration et son lyrisme mais étonnamment dans la lignée des deux précédents tout comme The Dark Knight était très différent de Batman Begins, The Dark Knight Rises est différent de The Dark Knight. Beaucoup ont attendu de Bane qu’il expose un nihilisme encore plus noir que celui du Joker alors que Nolan a préféré orienter sa narration dans ce qu’elle se devait être : Un film centré sur Bruce Wayne (et non Batman, notez la nuance). La trilogie repose beaucoup sur le personnage de Bruce Wayne, et les symboliques sont multipliées dans cet opus qui donne une véritable fin au héros. Nolan se devait de rendre justice au personnage qui a été réellement éclipsé par Harvey Dent et le Joker dans le second opus. Avec The Dark Knight Rises, justice est faite et Christian Bale se partage la tête d’affiche avec Tom Hardy pour un traitement d’égal à égal (façon de parler). Bane est traité de la même manière que Bruce au final et c’est ce qui a déplu en majorité. Tout le monde s’attendait à retrouver chez Bane cet aspect mystico-monstrueux qui entourait le Joker avec le fait que ce dernier ne sortait de nulle part, jouait avec ses origines ce qui empêchait clairement de lui accorder une once d’humanité… Et c’est là la principale différence. Bane est rendu humain de par ses sentiments, son histoire car il en a une.

    C’est en ça que c’est intéressant et en plus de Bane on a un retour de Ras’ Al Ghul vraiment majestueux qui permet également, d’accorder une humanité au personnage charismatique de Liam Neeson. Quand Alfred dit à Bruce qu’il voit en Bane la ligue des ombres renaissante, quand Bane dit qu’il est la ligue des ombres, qu’il va accomplir le destin de Ra’s Al Ghul… Tout est lié. Bane est similaire en tout point à Ra’s et c’est ce qui lui a valu de devenir ce qu’il est devenu. Un mercenaire impliqué dans de grandes actions tragiques que ses sentiments ont guidé. C’est dommage que beaucoup passent à côté de la dualité entre Ra’s et Bane tout simplement parce que le personnage est montré l’espace de 30 secondes dans le film… Mais s’il est là, c’est pour une raison bien précise qui est celle que j’expose.

    Bane en étant similaire à Ra’s est donc similaire à Bruce. The Dark Knight Rises montre donc aussi l’affrontement de l’héritage de Ra’s Al Ghul ou comment deux personnes ayant reçu le même entraînement et voulant sauver le monde peuvent différer de par leurs idéaux et leurs méthodes. Nolan frappe fort encore une fois car pas de point de vue manichéen, juste un but similaire mais dont les méthodes diffèrent grandement.

    En ça, le traitement de Bane est, pour moi, une réussite. Certes il est guidé par l’amour qu’il éprouve mais il est également guidé par une hargne revancharde avec laquelle il veut prouver à Bruce/Batman qu’il lui est en tout point supérieur aussi bien physiquement que psychologiquement. C’est une satisfaction pour Bane de briser Bruce, juste par ego de se dire qu’il a brisé le seul autre véritable disciple de Ra’s et que donc par conséquent il est l’unique méritant, celui qui peut « sauver » le monde, celui qui peut aimer Talia.

    Pour recentrer sur Bruce puisque le film est avant tout sur lui, Christian Bale brille comme jamais en proposant un personnage émouvant au possible n’étant plus que l’ombre de lui-même et ayant oublié ses fondamentaux : La peur. Dans Begins il dit clairement qu’il va se servir de sa propre peur pour insuffler ce même sentiment de terreur aux autres, tout le mythe du Batman repose uniquement sur la peur de Bruce. Dans The Dark Knight Rises, il n’a plus peur de rien, au contraire… Comme lui précise si bien Alfred, il ne craint pas finir, il le souhaite. En ça Batman perd de sa superbe et face à Bane lors de son premier affrontement c’est indéniable. Tout la symbolique de la peur est amenée au paroxysme. Petit (Begins) Bruce tombe dans un puits et de là va naître sa peur, cette même peur qui va enchaîner les évènements dont la mort de ses propres parents. C’était dès lors la naissance du Batman. Dans Rises, Bruce retrouve ce sentiment fondamental faisant de lui ce qu’il est, lui procurant sa force, et du puits dans lequel il est tombé, il remonte vers la lumière. Renaissance du Batman.

    Le film comporte quelques petits points noirs, le premier étant qu’il se veut certainement plus élitiste que les deux premiers. En multipliant les symboliques et les références, Nolan s’adresse d’abord aux fans invétérés de Batman qui saisiront le sens de tout ça, le spectateur plus « lambda » si j’ose dire y verra un très bon film mais ne touchera pas le « gros » du travail de Nolan sur le film.

    Un autre point noir se situer dans l’exploitation des éléments narratifs sur une chose en particuliers : Le mensonge créé par Bats et Gordon pour laver Dent aux yeux du peuple. C’est une donnée remise en avant mais qui n’a pas reçu le traitement qu’elle méritait et les conséquences finales dues à ce mensonge ne sont pas celles que j’espérais. Je donne cependant du crédit au film pour sa durée de 2h40 qui brasse un nombre fou d’éléments au détriment d’autres moins bien menés. Il faut aussi souligner le speech originel du film devait tourner autour du procès du Joker, les tragiques évènements liés à Heath Ledger ont fait que le film était impossible à réaliser. Y’a donc fort à parier que ce mensonge devait être exploité autrement dans ce scénario original mais qu’il a dû être remanié pour trouver une nouvelle histoire aussi bonne mais différente. Le scénario avec Bane me plaît davantage car il boucle l’histoire de Bruce Wayne comme il se doit.

    Dernier point noir, bien sûr Marion Cotillard. Alors attention, je vais me faire avocat du diable mais je pense pouvoir me le permettre car ayant vu le film 5 fois j’ai eu le temps de m’attarder sur son jeu d’actrice tant décrié. Il y’a des scènes clé où l’actrice est vraiment bluffante, je les cite : La scène où Bruce se rend à son gala de charité et où il discute avec Miranda Tate. Cette dernière lui lâche clairement avec un air tellement cynique dans le regard que pour quelqu’un qui se moque du monde et pourtant qui a usé de la moitié de sa fortune pour le sauver (on peut croire à la référence au projet Energie de Wayne Enterprises, lisons entre les lignes, elle pointe du doigt le Batman) il n’a pas trouver mieux que de se cacher loin de tous pour fuir un échec. Autre scène, quand Lucius amène Miranda dans le local souterrain où est caché le réacteur nucléaire et où Bruce, face à Miranda, lui confie ses craintes quant au fait qu’un jour un fou retrouvera les travaux du docteur Pavel pour achever l’oeuvre : En faire une bombe. Le plan est très bien tourné car dos à Bale et face à Cotillard, elle le regarde avec un air malfaisant très subtilement joué et qui traduit beaucoup de choses : C’est elle qui veut la bombe. Dernière scène où elle excelle réellement, au moment des révélations pendant la défaite de Bane et où elle poignarde Batman. Tout son jeu d’acteur passe dans son regard, dans les traits de son visage et clairement l’actrice est bluffante. Après vient la polémique : Sa mort. Je ne reviens pas dessus car faut dire ce qui est : Elle est mauvaise. A qui la faute ? Nolan qui a pris cette scène au montage, ou Cotillard pour son jeu complètement foiré ? Je donne faveur au réalisateur et mon blâme à l’actrice. Dernièrement sont tombées quelques confessions de la part de Marion Cotillard face à tout ce buzz sur le net que crée cette « sublime » scène. L’actrice confie que c’est son lien avec Nolan qui fait qu’elle ne jouait pas de manière excellente durant le film. En effet, elle confie avoir du mal avec la réalisation de Nolan et que les conditions de tournage étaient « trop difficiles » pour elle. Donc quand elle n’aime pas, elle ne se donne pas à fond. Si sur 50 prises, c’est cette scène qui a été retenue, il faut penser que c’est la meilleure tournée. Le réalisateur ayant déjà bousculé les délais de tournage pour faire décaler certaines des scènes avec l’actrice, celle-ci étant enceinte, il était très difficile et même impossible pour lui de la faire remplacer tout simplement.

    Souffrant également du même syndrome que les deux autres films, la réalisation n’est pas toujours à la hauteur de son sujet, mais ça c’est du Nolan.

    Malgré ça, The Dark Knight Rises reste un très grand film, un excellent Batman. Une conclusion d’anthologie et un excellent Nolan qui assume parfaitement mêler les genres de la production blockbuster avec le traitement des films de genre avec une aisance rare. Trop cérébral pour être un blockbuster mais trop explosif pour être un film d’auteur, glissant harmonieusement du film martial rugueux à l’épopée fantasque filmé dans un somptueux clairobscur, la Dark Knight Trilogy rend enfin hommage aux BDs comme porte-parole des temps modernes des plus grands thèmes de la tragédie antique. Le renouvellement du mythe de Batman sous un angle naturaliste captivant, puisant davantage dans les graphic-novels désenchantées que dans les BDs ou séries plus « pop-corn ».

    Un grand drame épique dont la sincérité n’a d’égal que la noblesse.

    Surtout quand on se paie le culot de glisser allègrement des critiques envers le système dans ses 3 films et en particuliers dans The Dark Knight qui aborde le terrorisme et le rôle des médias, et dans The Dark Knight Rises mettant en scène un problème grave sociétaire : Nous préférons un mensonge qui plaît plutôt qu’une vérité qui dérange. Et ça, c’est une petite claque dans la gueule.

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