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[Review TV] Necessary Evil : Super-Villains of DC Comics

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[Review TV] Necessary Evil : Super-Villains of DC Comics
  • Réalisation
  • Contenu
  • Enrichissement intellectuel
Critique de Necessary Evil : Super Villains of DC Comics
Les points positifs :
  • Une bonne diversité d’intervenants
  • Une narration fluide
  • Joliment illustré…
Les points négatifs :
  • Ne creuse pas assez le sujet
  • S’adresse plutôt aux néophytes
  • … sauf certains passages qui piquent les yeux
  • Pas de bonus ???

« Without darkness, there would be no light. »

  • Necessary Evil : Super-Villains of DC Comics – 25 Octobre 2013
  • Blu-ray & DVD – 99 minutes – langue : anglais – sous-titres : anglais, français (!), et une vingtaine d’autres – 19,98$ (prix max. conseillé)

Il y a de cela quelques semaines je vous faisais part de mes impressions sur le TPB Necessary Evil : Super-villains of DC Comics qui était paru pour fêter le Villains Month et rendre hommage à tous ces (plus ou moins) grands méchants du DC universe. J’avais été moyennement enthousiaste sur le contenu de l’ouvrage et j’émettais une hypothèse que le bouquin se lirait mieux en ayant vu le documentaire du même nom qui, pour des raisons de marketing que je n’arrive pas à bien saisir, est sorti plus tard. Mon hypothèse sera-t-elle vérifiée ? Ce documentaire brille-t-il par son propos ou bien est-il vilain, dans le mauvais sens du terme ? Réponse tout de suite…

Critiquer un documentaire me semble un exercice un peu plus difficile ; alors je préfère commencer de la sorte : vous aurez déjà remarqué, abordé dans les points négatifs et dans la note, que je critique le contenu et la façon dont le sujet des super-vilains est traité. N’y voyez aucun dédain sur le travail fait, je ne suis personnellement pas un érudit de l’univers DC, et je ne connais de loin pas tous les super-vilains qui le composent, malgré les super-dossiers réalisés par mes collègues (à qui je viens au passage de graisser la patte d’une façon dont la superbe égale la subtilité). Ceci étant dit, je ne vous cacherais pas qu’à nouveau, j’ai été un peu déçu par ce film. Ce dernier mêle des interviews de différents intervenants de l’industrie DC (des auteurs et artistes comme, à l’évidence, Geoff JohnsJim LeePeter J. TomasiPaul Levitz, mais également une experte en psychanalyse, des personnes du cinéma comme Guillermo Del Toro ou de la TV comme Marc Gruggenheim, ou encore CM Punk, un catcheur de la WWE – vous l’aurez compris, de la diversité !) avec des extraits de films/séries tv/films d’animations ou des planches qui défilent, des dessins légèrement animés, par exemple les couvertures 3D du Villains Month. Le tout est très joli, d’un point de vue visuel je n’ai presque rien à redire. Les planches et dessins sont affichés en qualité HD et les enchaînements entre interviews et extraits passent bien. Seule ombre au tableau, les extraits de Batman : TAS qui ne sont (encore ??) pas en HD, ce n’est rien de grave mais ça jure clairement avec le reste.


Le documentaire est narré par Christopher Lee qui nous emmène de sa voix grave sur différentes thématiques sur les vilains. On retrouve des questions souvent abordées : qu’est-ce qui définit un vilain ? Que représente-t-il par rapport au héros ? Quelles sont ses motivations ? Quel est son point de vue ? Des questions qui ne restent évidemment pas sans réponses, et chacun parle alors d’exemples particuliers pour argumenter son discours : JokerLex LuthorBlack AdamTwo-Face, mais aussi Harley Quinn ou Star Sapphire sont dénommées par chacun. Les deux dernières apparaissant dans une section spéciale pour les super-vilaines de DC Comics (assez maigre en soi puisqu’en plus vous ne retrouverez que Catwoman et Poison Ivy). Si le discours reste intéressant, ceux qui ont déjà étudié un peu la question ne découvriront pas énormément de choses. Dans la seconde moitié du documentaire, les vilains sont classés en plusieurs catégories : les simples hommes de main, les malfrats/criminels, les « monstres », les opposés des héros (à noter qu’ici l’opposé de Flash proposé n’est pas Reverse Flash mais Captain Cold, avec une explication bien trouvée), etc… Les comportements et motivations de certains super-vilains sont également détaillées. Du haut de sa centaine de minutes, il va sans dire qu’il y a du contenu. Mais. Car il y a un mais.

Mais comme je le disais avant, si vous vous y connaissez un peu (et je dis bien un peu) vous n’apprendrez pas grand chose de nouveau (notez bien que par cette formulation, je sous-entend que vous pouvez apprendre des choses, et ce fut le cas pour moi également). En vérité, je pense que ce documentaire s’adresse plutôt à des nouveaux venus dans l’univers DC et qui ont curiosité d’en apprendre plus. Forcément, la part belle est faite aux vilains de Batman mais dans l’ensemble ce sont les vilains de la Justice League qui sont représentés. Ce qui permet une certaine diversité, mais du coup, il n’y a pas un seul personnage qui soit réellement creusé dans le détail, et ce qui manque beaucoup, ce sont, du moins ce que j’aurais aimé, des détails sur la création de ces personnages, ou comment ils ont été repensés au fil des années. Ici, on a surtout droit aux motivations des vilains, à un bref rappel de leurs origines (et seulement pour certains), parfois sur leur relation avec le super-héros (avec un Geoff Johns qui spoile magnifiquement la fin de son Green Lantern #20) mais j’ai eu cette impression qu’on reste un peu au-dessus du sujet. Bien sûr qu’il aurait fallu étendre la longueur pour avoir le temps de discuter en profondeur de tous les vilains. Mais ça aurait pu être fait avec une petite poignée d’entre-eux, pour commencer. J’ai également trouvé qu’il y avait pas mal de répétitions. Lorsqu’on vous répète pour la 5ème fois que sans le super-vilain, le super-héros n’est rien, ça commence à faire bourrage de crâne.


Je pense en revanche que les néophytes seront conquis par cet aperçu assez large des vilains de DC Comics. Et pour le coup, je comprends mieux le choix des récits présents dans Necessary Evil (le TPB) qui sont directement liés aux personnages présentés dans le documentaire ; avec le recul, ce livre remplit bien son rôle de compagnon au documentaire, et les deux devraient être regardés et lus ensemble, comme un tout. Enfin, je vais finir en râlant encore un peu (parce que j’aime bien). Le blu-ray ne comporte aucun supplément !! Je m’explique, la campagne de promotion du documentaire avait balancé sur internet plusieurs extraits intitulés « Necessary Extras ». Ces extraits ne sont pas compris dans le documentaire et j’aurais bien aimé qu’ils soient ajoutés sur la galette. Surtout que par exemple, et c’est un comble, dans l’un de ces extras, Len Wein parle d’Arcane, grand ennemi de Swamp Thing, qui n’est mentionné nulle part ailleurs !! C’est quand même très con de se priver de connaissances de cette façon. Alors peut-être que c’est mon exemplaire qui est « bridé » vu que je l’ai reçu avec Arkham Origins et que la version commercialisée standard présente des bonus. J’ai recherché l’info à droite à gauche, mais je n’ai rien trouvé, donc si vous avez des infos, je suis preneur…

Si vous êtes connaisseur des vilains de DC Comics (un peu ou beaucoup), ce documentaire vous fera passer un bon moment en vous rappelant quelques évidences, avec quelques anecdotes sympathiques et le tout sur de belles images, mais n’espérez pas en ressortir énormément érudit. Par contre, si vous avez des amis ou des proches qui veulent se lancer dans DC et qui sont curieux d’avoir un aperçu assez large et varié des méchants qui composent le DCverse alors n’hésitez pas, vous tenez le cadeau de Noël idéal pour ces gens-là. 




6 Commentaires »

  1. Image avatar
    DarkChap 16/11/2013 à 19:39 -

    CM PUNK: BEST IN THE WORLD!

  2. Image avatar
    Aquaman 16/11/2013 à 19:42 -

    Tout ça pour ça ?

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    zelfis 17/11/2013 à 13:10 -

    Ouai je m’attendais à mieux, j’ai été très déçu!

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    The Trickster 17/11/2013 à 20:58 -

    Je l’ai acheté et je suis assez d’accord. J’en aie eu plus pour mon argent dans les previews qu’on nous a balancé (d’ailleurs il y a des preview qui ne sont même pas dans le documentaire) et dans les bonus de Flashpoint.

    Pour être très honnêtes j’ai été déçu. On nous avais vendu un vrai documentaire, la on a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. Passez votre chemin.

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    je l’attendais veaiment, mais à lire vos commentaire , je vais pas l acheter du coup je pense , ou peut être d occasion plus tard . Dommage.

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    harleyhuntress 27/11/2013 à 16:20 -

    Il est chouette, mais bon, on le sait un petit peu déjà tout ce qu’il raconte, que les vilains sont liés aux héros, que l’un ne peut exister sans l’autre tout ça.
    C’est intéressant, mais ça manque parfois d’approfondissement. Après, certains rappels d’évènements sont bien inclus et illustrent bien les propos.

    Sans oublier la présence de Dieu aka Guillermo Del Toro :)


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