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flashpoint paradox
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Les points positifs:
  • L’ambiance fidèle à l’original
  • Animation au top
  • Des combats sanglants
Les points négatifs:
  • Ne prends le temps de rien (sauf les combats)
  • Des raccourcis parfois fâcheux
  • Certaines proportions de corps

« Friend. Hero.  » – Superman


  • Justice League : The Flashpoint Paradox – 30 Juillet 2013 (USA)
  • Blu-Ray & DVD –  80 minutes – 14,99€

Comme toujours, les films de l’écurie Warner Bros. Animation à licence DC sont attendus avec une grande impatience tellement le niveau global est excellent. Aujourd’hui, celui qui nous intéresse n’est autre que l’adaptation de la fameuse mini-série qui changea l’univers DC pour toujours, Flashpoint. Adapter une telle histoire est plutôt ambitieux mais ce n’est pas la première fois qu’un tel projet voit le jour. Ce second film sous l’ère Tucker est-il un nouveau hit ou une balle perdue ?

Flash est tourmenté par la mort de sa mère et éprouve des remords à ne pas avoir été capable de la sauver, de ne pas être arrivé à temps pour la protéger. Un comble pour l’homme le plus rapide de la planète qui vit mal cette situation. Et puis, sans se souvenir pourquoi, ni comment, il va se retrouver dans un monde qui n’est pas la sien, ou plutôt dans son monde, mais qui n’est plus le même. En effet tout a changé. Flash n’existe pas, Superman non plus, Batman n’est pas celui que l’on croit, Hal Jordan n’est jamais devenu Green Lantern et ainsi de suite. Rien n’est plus comme avant et c’est à Barry Allen de faire rentrer les choses dans l’ordre car ce nouveau monde est un cauchemar, un enfer. Ça c’est pour le pitch de base et très honnêtement ce n’est pas beaucoup plus complexe que ça pour le reste de l’intrigue.

L’arc de base de Flashpoint est assez dense ; si l’on ajoute à cela les différents ties-in on obtient une histoire assez conséquente. Adapter l’ensemble dans un dessin animé d’une petite heure et demie est simplement impossible. Du coup, il a fallu adapter et c’est bien ça qu’il faut comprendre. Comme pour la plupart des films DC vous retrouverez l’histoire que vous avez lu mais seulement dans les grandes lignes. Certains passages sont bien plus fidèles que d’autres, puisqu’il y a parfois de grandes libertés de prises. L’adaptation reste correcte et l’histoire ne diffère pas dans son aboutissement. D’ailleurs, même si la conclusion est la même que dans le comics, certains éléments ont été enlevés, des éléments importants avec par exemple Pandora qui ne fait plus d’intervention. Est-ce un manque délibéré pour nous la faire apparaître dans Justice League : War ? Si ce n’était pas le cas il y aurait définitivement un chaînon manquant entre Justice League : The Flashpoint Paradox et Justice League : War. C’est d’autant plus vrai que les conséquences de Flashpoint sont apparemment les mêmes que dans la version papier. À mon avis c’est juste la preuve que Warner ne veut pas se prendre la tête en connectant  ses films animés pour en faire quelque chose de global et cohérent. Le temps nous le dira.

Au niveau du design on retrouve ce qui m’avait déjà fait tiquer dans Superman contre Brainiac, la morphologie des personnages. Cette fois-ci c’est même encore pire, il suffit de voir Superman ou Aquaman version Flashpoint pour s’étonner de l’anatomie des gugusses. Leur tronc est immense, aussi bien en largeur qu’en hauteur et la tête est ridiculement petite. Je veux bien comprendre qu’il faille donner dans la puissance visuelle mais cette exagération n’est pas la solution. D’ailleurs ce manque de puissance se retrouve assez régulièrement tout au long du film. En fait, les combats à mains nues sont ultra dynamiques et très réussis, comme d’habitude, mais dès que l’on passe à des combats à l’arme blanche, tout suite c’est vraiment moins classe et percutant. C’est dommage parce que le contraste est vraiment présent et c’est vraiment quelque chose que j’ai remarqué, presque gênant.

L’animation n’est jamais prise à défaut, sauf du coté de Cyborg, au moment de sa rencontre sur le toit avec Batman, qui pour le coup m’a vraiment choqué. Je n’ai pas non plus remarqué la présence de 3D outre mesure et je dois avouer que j’ai hésité, et hésite toujours, entre 3D ou pas 3D du tout. En soit ce n’est pas gênant du tout et c’est un détail bien dispensable. Les combats sont tous fluides, brutaux.

En fait, concernant ce Justice League : The Flashpoint Paradox je n’ai vraiment que deux grosses complaintes et l’une d’entre-elle rejoint directement ce que je reprochais au film précédent de l’ère Tucker, le manque d’émotions. C’est comme si tout était fait pour avoir un spectacle impeccable mais dénué de toute vie. L’ensemble fait carrément froid et m’a empêcher de vraiment rentrer dans le film. C’est d’ailleurs imputable à différents éléments comme le fait que les évènements s’enchaînent vite, bien trop vite. Ainsi le monde de Flashpoint est réellement cruel, violent et sans pitié pour les faibles. Les morts emblématiques passent les unes après les autres sans réellement transmettre quoi que ce soit ; à peine a-t-on le temps d’être étonné qu’on passe à la suivante. Le temps est important et sur l’heure vingt que dure le film pas une minute n’est gaspillée, c’est vrai. Mais cette compression à l’extrême fait que du coup on assiste plus à un carnage vitrine qu’a de réelles exécutions qui auraient du nous impliquer émotionnellement. À aucun moment je n’ai eu de frissons alors que dans un film comme Superman/Batman Apokalyps ou encore Superman : Doomsday les combats me rendaient fou devant ma télé et certaines scènes m’ont presque décroché une larmichette.

Tout cela est connecté puisque ce manque de temps fait que non seulement les morts paraissent anecdotiques et n’ont donc aucun poids, mais c’est pareil du côté du développement des personnages, qui va à la vitesse de la lumière. On a bien droit à quelques flashbacks nous expliquant certains pourquoi, comment, mais ça s’arrête là. Le reste du temps c’est presque une suite de sourcils froncés, de destruction et de meurtres. Encore une fois c’est le format qui veut ça, mais j’aurais très certainement préféré qu’ils y passent un peu plus de temps, quitte à nous le faire en deux parties…

Du coté des bonus qui se trouvent dans la boite on a droit à la featurette sur Justice League : War que nous vous avons dévoilé il a quelques jours. En plus de cela il y a un documentaire vraiment sympathique d’une vingtaine de minutes sur le temps, ce qu’il représente depuis la Grèce antique jusqu’à aujourd’hui. Bien sur en vingt minutes il est très difficile de faire le tour du sujet, mais il connecte cela avec l’univers des comics et celui de Flash. Une agréable addition qui permet d’ouvrir un peu l’esprit et d’aller plus loin dans ce genre de concept. Le second est une autre featurette sur qui est le vilains préféré de Flash pour les intervenants. Là aussi c’est super intéressant et autorise d’aller loin dans l’univers du Speedster. Malheureusement ces bonus n’ont pas de sous titres donc c’est réservé à ceux qui maitrise la lange de Shakespeare!

Justice League : The Flashpoint Paradox est encore un bon film de la part de Warner Bros. Animation et une bonne addition dans le catalogue DC. Malgré ses problèmes de rythme, de casting, les raccourcis qu’il prend et surtout son manque de viscéralité, il reste un film propre, divertissant et relativement brutal. Un film sur lequel vous reviendrez sûrement plusieurs fois et qui a tout à fait sa place dans votre vidéothèque.

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Nathko

Nathko