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Justice League International Vol 02
[Review VO] Justice League International Vol. 2: Breakdown 15
Les points positifs:
  • De l’action à tout va !
  • La caractérisation
  • Booster Gold est au premier plan
Les points négatifs:
  • L’épisode de Firestorm qui est juste inutile
  • Les déboires de l’éditeur qui perturbent la série
  • Une fin douloureuse

« I’ve had more than my share of bad days. » – Booster Gold


  • Scénario : Dan Jurgens, Geoff Johns, Dan Didio, Ethan Van Sciver (sur Firestorm), Joe Harris (sur Firestorm) – Dessin : Aaron Lopresti, Jason Fabok (sur l’Annual), Yildiray Cinar (sur Firestorm) – Encrage : Matt Ryan, Jason Fabok, Marlo Alquiza, Norm Rapmund – Couleur : Hi-Fi, Jeromy Cox
  • DC Comics JUSTICE LEAGUE – Justice League International Vol. 2: Breakdown – 2 Janvier 2013 – 200 pages – 16,99$ – Softcover – Collectionne: Justice League International #7 à #12, The Fury of Firestorm: The Nuclear Men #9, Justice League International Annual #1


C’est la cata les mecs… Une BOMBE a explosé la moitié de la Justice League International alors qu’ils étaient en train de recevoir les honneurs de la nation. Tu parles d’une classe ! Une vrai hécatombe. Il y a des blessés graves et un mort… Tout semble foutu de chez foutu. Les consultants de la JLI auprès du gouvernement y sont passés aussi. Le moral de Booster Gold est dans les choux. Mais à partir des quelques miettes qui restent, et avec un Guy Gardner qui a bien les glandes, ils vont essayer de retrouver les coupables de cet attentat. Epaulés par Batman (qui grâce à Geoff Johns, ne sait pas si il aime ou déteste la JLI), ils vont devoir affronter un nouvel ennemi au pouvoir très dangereux.

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Dan Jurgens commence à savoir quel ton employer par rapport au tome précédent. Ce n’est pas trop tard vous me direz… Nous sommes, cette fois-ci, vraiment plus près du dramatique que du comique. Et qu’on s’en tienne à ça, ça me va. Oh, on échappera pas à quelques vannes par-ci par-là, mais rien qui ne déborde de trop. La série prend vraiment un autre tournant. Un tournant violent, difficile et plein de compromis. On perd quand même la moitié de l’équipe qui va passer son temps en réanimation, mort ou juste dans les vapes. Reste les « gros » calibres qui se verront même accompagnés de nouveaux venus, plus ou moins dispensables. Genre Batwing qui arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe (on lui prête une relation avec Vixen, comme par hasard). Ou O.M.A.C. qui tombe du ciel, littéralement, pour foutre le bordel.

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Mais, au final, la sauce prend quand même ! En dehors de ces quelques facilités scénaristiques les personnages sont encore une fois, très bien travaillés. L’alchimie entre eux est toujours fluide, jamais forcée. Bref, on y croit quoi ! Sauf peut-être pour Batwing celà dit. Quant à O.M.A.C., on a en quelques sorte la suite de son histoire (débuté dans sa série annulée), et c’est assez plaisant de le revoir. Le Batman de Jurgens est toujours très bon. Certes très « noir » mais beaucoup plus sympathique et moins « n’importe quoi » que la version de Johns sur Justice League. Comprendra qui pourra. Guy Gardner a aussi droit ici à une très belle exposition, même si sa relation avec Tora (Ice) qui est évoquée aura du mal à évoluer au vu des circonstances. Le personnage le mieux traité étant bien sur Booster Gold (et je suis tout à fait objectif…), qui reste toujours le bébé chéri de Jurgens et ça se sent. Son personnage est bien évidemment toujours un peu maltraité moralement, mais il se relève à chaque fois, se montre vaillant et ne se laisse pas abattre longtemps. Un bon héros typiquement humain, avec ses hauts et ses bas, qui n’a pas la confiance en soi d’un Batman ou d’un Superman. Et ça fait clairement du bien de voir un type à peu près « normal » pour une fois. Bien que ses défauts, ainsi que la fatalité, le poursuivent, on sent qu’il prend malgré tout du galon, via d’autres personnages qui gravitent autour de lui. Je décerne d’ailleurs une palme d’honneur (parce que je me considère comme un grand jury du « meilleur héros » à moi tout seul) à Godiva, qui se voit bien exposée dans ce tome, et son pouvoir se trouve être de moins en moins ridicule. Elle est drôle, charmante, maligne et européenne. Si ça c’est pas un argument de poids.

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Nous avons encore une fois, une bonne galerie de personnages, bien traités (et je n’ai pas parlé de l’August General in Iron, qui a aussi bien la classe), mais qui restent légèrement desservis par une histoire souffrant d’impératifs éditoriaux douteux. A commencer par ce cross-over le temps d’un numéro avec la série Firestorm. Une perte de temps juste lamentable tant l’épisode est mauvais et inutile. Et je vous raconte pas l’excuse bidon qu’ils nous pondent pour le justifier. Et ce n’est pas écrit par Jurgens, donc la cassure se ressent. Surtout qu’au final, on s’en fiche un peu de ce qui arrive à Ronnie Raymond. On lit de la JLI là ! Sinon, il reste l’équipe des méchants, qui malgré leur puissance apparente, ils ne m’ont pas convaincu plus que ça. Leur motivation est un peu couillonne selon moi, même si ils vont vraiment mettre la League dans le pétrin. En tout cas, vu comment ça se « termine » avec eux, je suis pas sûr qu’on les revoit de si tôt ! Pas très grave en soit.

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Je vais, pour finir sur la partie scénario, revenir sur le numéro Annual qui vient conclure la série. Ecrit par Geoff Johns et Dan Didio. Oui, nous y voilà. Bon, Batman n’est pas trop couillon (pour une fois) et le reste de l’équipe ne semble pas avoir totalement perdu les pédales. Enfin… presque. Booster Gold retombe dans le pathétique, Guy Gardner retombe dans la colère, et on fait comme si les 12 derniers chapitres n’avaient finalement pas fait évoluer un poil ces deux personnages. Les autres ? Ils sont justes absent. Super. Quoi, vous avez l’impression que je n’aime pas la caractérisation de Geoff Johns ? Non pas du tout, vous vous faites des idées… Je ne vois pas pourquoi vous iriez penser choses pareilles ! Bon, je suis un peu injuste tout de même, car y’a deux trois trucs que Jurgens a mis en place que Johns n’oublie pas. Dont une concernant Godiva et Booster, mais je ne vous en dis pas plus. C’est un des meilleurs moment de l’épisode. Mais bien évidemment, qu’est-ce que nous fait l’auteur à la fin de la série ? Une « Johnserie » . J’appellerais ça comme ça dorénavant. Une sorte de teasing sur les évènements à venir dans le futur des New 52. Vous connaissez les « Johnseries » . Si si, je vous jure. Pour peu que vous ayez lu du Geoff Johns récemment en tout cas. Il en fait une en prévision de chaque nouvel event à venir dans Green Lantern, par exemple. Bon pour le coup ici, il nous sort pas une prophétie qui vient d’un bouquin sorti de nulle part. Il utilise Booster Gold, ce qui est plutôt malin… Mais finalement le pire, et je crois que c’est ce qui m’énerve le plus chez Johns, c’est que ça fonctionne !!! A noter aussi qu’on apprend ce qui arrive à Blue Beetle. Ca aurait d’ailleurs été bien de sortir le tome 2 de sa série en janvier, comme c’était prévu, histoire de lire un peu les trucs dans l’ordre, mais bon bref… Ca tease là aussi un peu pour la série Threshold qui vient de démarrer. Ha oui, parce que je ne vous avais pas dit, mais le type invite deux personnages à la fête sur le dernier numéro, comme ça, juste pour se faire plaisir : Blue Beetle donc, et The Olympian. N’en demandez pas plus, cette apparition nous apprend seulement qu’il est présent dans les New 52, c’est tout.

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Je sens que je vous ai perdu avec tout ça. Ne niez pas ! Mais vous l’aurez peut-être compris, on termine donc cette série sur un « disband » de l’équipe bien violent et inévitable. On nous laisse en suspens avec une future menace qui implique un peu tout ce petit monde. On donne aussi une pseudo conclusion, en passant, à O.M.A.C. Sans rien trop révéler non plus, faut pas déconner. Et on se demande un peu en rage : quand est-ce qu’on aura la suite de toute cette histoire ? Et bordel, pardonnez-moi mais: OU EST PASSE BOOSTER GOLD ? Hem, je m’égare. L’émotion, tout ça. J’espère de tout coeur que Booster Gold sera impliqué réellement dans les séries qui vont être annoncée… Même si des dessins de R.B Silva laissent présager un retour imminent du héros, au sein d’une autre équipe. Moi je veux une série on-going à son nom, mais bon, je suis pas un des décideurs de DC !

Pour les dessins, on garde ce style très propre dans la continuité du tome 1. Une série colorée, belle, des personnages divers et variés, de l’action à revendre. Rien d’extraordinaire mais tout reste correct et appréciable. Et moi j’adore ce style simple et efficace. Même si je ne suis jamais contre un peu d’originalité ! Mais d’un côté, je trouve quand même que Aaron Lopresti arrive à sublimer son trait pour faire encore mieux à chaque nouvel épisode. Sur l’Annual, c’est Jason Fabok qui prend le relais, c’est bien aussi, mais je préfère encore le trait de Lopresti. Pour le reste, les images parlent d’elles mêmes !

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Venons en donc à la conclusion. J’ai le cul entre deux chaises, vous me pardonnerez l’expression. Déjà parce que j’adore cette équipe. J’adore cette idée de Justice League plus internationale. J’adore la caractérisation de cet auteur qui sait pertinemment prendre soin de ses personnages. Mais d’un autre côté, je suis enragé par les choix éditoriaux qui sont venu plomber l’écriture du titre. Des choix qui ont obligé l’auteur à faire des sacrifices. Enragé parce que la série se termine sur un cliffhanger de fou qui implique principalement Booster Gold (oh les mecs, mon avatar c’est Booster Gold, vous espériez quoi ?). Enragé par l’annulation de la série. Enragé parce que Geoff Johns et Dan Didio se contentent de nous teaser en ne lâchant que le minimum syndical. Et pour finir, et c’est ce qui me met le plus en colère, je suis malgré tout amadoué parce que je veux absolument lire la « suite », où qu’elle soit !

Si comme moi, vous aimez Booster Gold, allez-y. Si comme moi, vous aimez les seconds couteaux, allez-y toujours. Sinon, et bien, contentez vous de vous procurer le numéro Justice League International Annual #1, parce qu’il est indispensable je pense en terme de continuité et de compréhension pour le futur du DCU. Même si j’aurais bien du mal à vous dire si ça va concerner la fameuse « Trinity War » ou un autre évènement majeur futur… On sait des fois que le Geoff Johns, dans ses « Johnseries » , il se projette loin… Très loin…

Freytaw

Freytaw