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[Review VO] Justice League #15

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[Review VO] Justice League #15
  • Dessin
  • Colorisation
  • Scénario
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Les points positifs:
  • Un véritable rythme
  • Des héros retrouvés
  • C’est somptueux
  • Un crossover qui démarre sur les chapeaux de roues
Les points négatifs:
  • Certaines planches un peu moins belles

« Because I wrote them »

  • Scénario : Geoff Johns - Dessin : Ivan Reis & Joe PradoCouleur : Rod Reis
  • Back-up Shazam – Scénario : Geoff Johns – Dessin : Gary FrankCouleur : Brad Anderson

Dans un prélude étonnement calme et plutôt bien écrit, Aquaman #14 jouait son rôle d’introduction de très belle manière. La première partie est dans Justice League #15 alors que la seconde se trouve dans Aquaman #15 (dont la review arrive demain) tout deux disponibles cette semaine. En fait, ce sont les seuls comics made in DC à être en vente cette semaine avec Before Watchmen. Alors, est-ce que ce crossover Throne of Altantis est digne d’intérêt et du buzz dont il fait preuve ?

Ce n’est pas dans cette review de Justice League #15 que je risque de vous spoiler quoi que ce soit (sauf si vous ne lisez que de la VF). Concrètement il ne se passe rien d’un point de vue purement scénaristique par rapport à la trame principale. Quelqu’un cherche à ce qu’Atlantis déclare la guerre au monde de la surface et n’y va pas par quatres chemins. Lors d’un exercice de tir de missiles, l’U.S.S. Mabus voit ses précieux projectiles détournés de leur trajectoire pour aller exploser au fond de l’océan. Ce que le personnel du navire ne sait pas, c’est que dans la mer, de nombreux Atlantes sont victimes de ces explosions malencontreuses.

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On passe alors d’un membre de la Justice League à un autre (à l’exception de Flash qui doit gérer une invasion de gorilles), tous vacants à leurs propres occupations. Justice League #15 est sans aucun doute le numéro de la série dans lequel la caractérisation des personnages est la plus naturelle, où l’ensemble ne parait pas forcé. Tous conscients des problèmes, de la réalité des choses, prenant en considération l’instant présent mais n’oubliant pas le futur, ils savent qu’ils doivent œuvrer ensemble.

Superman et Wonder Woman (ou plutôt Clark Kent et Diana Prince cette fois-ci) ont toujours leurs quelques pages de réservées. Leur relation avance exactement de la manière que je voulais. Geoff Johns prend son temps et laisse nos deux héros se découvrir l’un l’autre au travers de dialogues simples et plein de sens. Superman explique à Wonder Woman sa relation avec Clark et comment son passé façonne sa façon de vivre aujourd’hui. Ses quelques paroles par rapport à Batman sont exactement celles que j’attends de Superman et sont surtout des paroles qui définissent le personnage, qui font de lui un individu propre et qui mettent en avant les différences entre les deux amis. Un passage un peu plus tardif fait passer notre couple de la théorie à la pratique, chose que Diana semble plus qu’apprécier. Johns ancre alors les tourtereaux dans une réalité plus humaine, solidifiant un peu plus les choses.

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Une page seulement ! C’est le traitement auquel à droit Cyborg. Toutefois, en une page, Johns parvient à donner plus de substance au personnage qu’en quatorze numéros, traitant de son (in)humanité et la relation complexe qu’entretiennent le père et le fils. Alors oui cela pourrait-être plus profond, plus développé, mais en une page, je trouve que c’est très réussi.

Thone of Atlantis marque un autre départ pour la série avec l’arrivé du Reis Crew (avec Ivan, son frère et Prado) et le départ de Jim Lee (et du guest Tony S.Daniel). Si l’on ne perd pas du tout au change, les membres de la ligue autres qu’Aquaman sont peut-être un peu moins réussis. Probable aussi que ce ne soit qu’un manque d’habitude. Quoi qu’il en soit, aussi bien sur les scènes d’actions impressionnantes où les moments plus intimes, la nouvelle équipe fait des ravages et tient le haut du pavé ! C’est beau !

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Et en plus ce n’est pas terminé, puisque Shazam! est toujours là, et en grande forme en plus, puisqu’une nouvelle fois, c’est presque un sans-faute. Et le pire, c’est qu’au moment où je commençais à me dire, « tiens c’est bizarre ça », Geoff Johns sort une explication valable de son chapeau. En tout cas, les deux compères s’amusent autant qu’ils le peuvent et c’est très rafraichissant. Les dialogues sont bien écrits et Frank pète la forme. La dernière page est enfin le moment que l’on attendait tous et les choses sérieuses vont commencer pour le Champion of Eternity !

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Très honnêtement et de très loin, Justice League #15 est le meilleur numéro de ce que la série a pu nous proposer depuis ses débuts il y a 15 mois. Des personnages très justement écrits, de l’action ébouriffante se mêlant à deux trois moments plus intimes en font un récit de grande qualité. Le back-up n’est pas en reste non plus et ne fait pas du tout tâche à côté du titre principal. Ces deux histoires, dans un seul et même titre, vous ne pouvez tout simplement pas passer à côté.




2 Commentaires »

  1. GOGOLimp 28/12/2012 à 19:17 -

    Ligne 26: « Johns ancre alors les tourteaux… » ^^ tourtereaux, je crois!

    Sinon, je partage à 200%, Ivan Reis est au sommet de son art!


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