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Par où commencer #1 – Green Lantern

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Sommaire
Par où commencer #1 - Green Lantern

L’objectif premier de Par où commencer et de vous donner des points d’entrée (des lectures que vous pouvez apprécier sans nécessairement avoir de connaissances particulières du personnage) dans des univers, ou des personnages de DC Comics tout en vous conseillant sur la suite des lectures pour aller plus loin. C’est un guide de lecture que je vais essayer de faire le plus complet à chaque fois avec les connaissances que j’ai de l’univers ou du personnage traité.

Ce premier numéro sera consacré à Green Lantern avec l’arrivée de Blackest Night en France. Je me baserai sur les arcs en VO, mais vous mentionnerai lorsque ces passages sont disponibles en VF. Vous aurez ainsi le choix de la VO exclusive, de la VF exclusive ou de faire un peu des deux !

Comment ça marche? C’est très simple! Vous avez deux types d’ouvrages. Ceux par où vous pouvez commencer à lire Green Lantern (ceux dont le titre est plus gros et avec une illustration prenant la largueur de la page) et ceux qui sont la suite logique de lecture (ceux décalés avec une illustration plus petite).

Update : à l’occasion de l’anniversaire Green Lantern, une grande mise à jour de ce Par où commencer a été effectuée par TheRiddler. Les parties consacrées au run de Geoff Johns, initialement rédigées par Nathko, ont donc été laissées inchangées, en revanche nous avons rajouté trois nouvelles sections : la première consacrée à la période pre-Crisis, la seconde à la période moderne précédant le run de Geoff Johns, la troisième enfin comme catégorie fourre-tout où l’on a rangé les titres s’insérant difficilement ailleurs. Nous espérons avoir ainsi rendu ce Par où commencer plus complet et plus agréable à parcourir. N’hésitez pas à nous donner vos retours !

Bonne lecture à tous.

Pre-Crisis On Infinite Earths

Par où commencer Green lantern

Comme d’ordinaire, nous commençons ce dossier par une frange de la carrière de Hal Jordan souvent oubliée des fans, à savoir celle qui précédait la grande crise sur des terres infinies (ça sonne moins bien en français hein?) Je dis Hal Jordan, parce qu’il est vrai que les aventures de Alan Scott durant le Golden Age n’ont quasiment pas laissé de trace, à l’exception peut-être d’un vilain ou deux par-ci par-là comme Solomon Grundy, et que c’est véritablement l’arrivée de Hal Jordan au début du Silver Age qui a posé les fondations de la mythologie actuelle du Green Lantern-verse.


Green Lantern Omnibus Vol. 1 & 2

Pour être franc, le Silver Age de Green Lantern n’était pas la Rolls-Royce du comic book de l’époque. De fait, on trouvait à cette période une similarité de ton et de structures narratives assez redondante au sein des différents titres DC, notamment à cause de l’omniprésence de Gardner Fox aux crédits d’un nombre impressionnant de séries. Cependant un des grands mérites de Gardner Fox aura été d’enrichir l’univers DC d’un nombre incalculable de nouveaux personnages, en particulier du côté des méchants. SinestroStar Sapphire, l’Homme Tatoué et mille autres adversaires historiques de Hal Jordan ont fait leur début sous les plumes de Gardner Fox et John Broome durant ces années. Ces omnibus ont par ailleurs les avantages d’inclure les débuts du porteur d’anneau dans les pages du comics Showcase, d’être disponibles à un prix plus intéressant que les singles d’origine, lorsqu’ils sont trouvables, et de couvrir une plus large période que les quatre tomes de la collection Chronicles qui ont été consacrés au personnage.

Résumé : lorsque le valeureux pilote Hal Jordan fait la rencontre d’un extra-terrestre mourant dans son vaisseau écrasé dans le désert, il est loin de se douter que sa vie s’apprête à prendre un tournant radical. Maintenant détenteur d’un anneau de pouvoir aux capacités illimitées, il se voit assigné la mission périlleuse de protéger la Terre. Il s’apprête à découvrir une nouvelle vie, où il croisera la route des autoritaires Gardiens de l’Univers en même temps que celle d’ennemis redoutables.

Pourquoi commencer par là ?

Toute personne qui se considère comme fan d’un personnage devrait passer par les débuts de son héros fétiche, et c’est vraiment dans ces pages que les racines du Green Lantern-verse commencent à s’enfoncer sous la Terre, beaucoup plus que durant le Golden Age de Alan Scott. En revanche, le simple curieux vaguement intéressé par Hal Jordan et son univers risque de trouver la répétitivité narrative de ces numéros plutôt rébarbative, à celui-ci on conseillerait davantage de se pencher sur des travaux plus tardifs, comme le run de Dennis O’Neil dont on vous reparle tout de suite.

L’alternative ? | Green Lantern – The Greatest Stories Ever Told et Green Lantern – In Brightest Day

Green Lantern In Brightest Day

Si le poids, le prix ou la taille des omnibus vous rebutent, vous pourrez trouver une alternative intéressante dans ces deux compilations de récits. Vous y trouverez notamment l’historique Showcase #22, où Hal Jordan apparaît pour la première fois, puis les deux ouvrages se concentrent largement sur l’ère pre-Crisis du héros . Toujours pre-Crisis, ces compilations ont par ailleurs l’avantage de ne pas se limiter au run de John BroomeGardner Fox et Gil Kane, puisqu’elles vont également piocher dans les travaux de scénaristes comme Len WeinMike Friedrich ou encore… Dennis O’Neil. Ce qui nous amène à son désavantage de constituer un doublon possible avec d’autres pièces de votre collection, mais notez qu’entre elles, ces deux compilations n’ont aucun numéro en commun, ce qui est un exploit !

Green Lantern / Green Arrow

Récemment réédités par Urban dans leur collection DC Archives, ces récits tirés du run de Dennis O’Neil sur Green Lantern ont marqué leur époque. Non seulement le scénariste y était accompagné par le dessinateur ultra-talentueux Neal Adams, mais surtout elles se sont détachées par leur ton réaliste de l’héritage Silver Age beaucoup plus cosmique. L’influence de ces numéros ne se limitera pas au seul Green Lantern-verse, pourtant ébranlé par l’arrivée de John Stewart, mais au monde des comics tout entier car beaucoup s’accordent pour y voir le coup d’envoi officiel du Bronze Age, rien que ça ! On y évoquait effectivement des problèmes aussi terre-à-terre que la drogue, les dérives sectaires ou le racisme. Rééditées à de nombreuses reprises, ces histoires sont très faciles à obtenir, aussi bien en vf depuis qu’Urban s’est penché dessus, qu’en vo, avec une nouvelle édition qui se profile pour la fin de l’année. Mystérieusement, malgré la présence de noms illustres à ses commandes, la série fut annulée en plein vol pour cause de faibles ventes, et l’équipe créative fut contrainte d’atterrir aux back-ups du titre Flash pour poursuivre les aventures en team-up de Oliver Queen et Hal Jordan – ces back-ups figurent également au sommaire des dernières éditions de Green Lantern / Green Arrow.

Résumé : Tandis qu’Hal Jordan se charge de protéger l’univers à l’aide de son anneau de Green Lantern, sur Terre, Oliver Queen s’occupe des malfrats de Star City sous le masque de l’archer Green Arrow. Toutefois, les deux justiciers d’émeraude font parfois équipe ! Imaginées par Dennis O’Neil et illustrées par le tandem Neal Adams – Dan Adkins, ces aventures qui bouleversèrent l’industrie du comics par leur approche réaliste des problématiques propres aux années 70 (crise, drogue, crime, écologie, etc.), signèrent une nouvelle étape dans l’évolution du médium. (Source)

Pourquoi commencer par là ?

Si les omnibus du Silver Age se réservent de préférence aux fanatiques de Green Lantern, on touche ici à des numéros d’une importance historique majeure par lesquels devraient passer tout lecteur de comics qui se respecte. Les premières pierres du Modern Age – en réalité simple assombrissement du Bronze Age – y sont en réalité posées, et pour cette raison ces histoires ont mieux vieilli que leurs aïeules écrites par John Broome. Un incontournable, incontestablement.

Et après ça ? | Le reste du run de Dennis O’Neil

Green Lantern 63

Effectivement, le run de Dennis O’Neil, seul, sur Green Lantern, ne se limite pas à ses collaborations avec Neal Adams ni aux teams-up avec Green Arrow. Si les éditions modernes de Green Lantern / Green Arrow réunissent les numéros #76 à #87 de la série, le bonhomme a en fait pris les rênes du titre dès le numéro #63, en 1968. C’est à nouveau lui qui se retrouva aux commandes du titre dès sa relance en 1976 où il resta pour ne le lâcher qu’en 1980. Comme toujours avec Dennis O’Neil, on trouve tout au long de son travail ce classicisme solide sur lequel il a bâti sa réputation, et on vous recommanderait chaudement d’y jeter un œil si ça n’était pas aussi dur à trouver, autrement qu’en singles ou par des moyens détournés sur lesquels on ne pourrait vous aiguiller sans mauvaise conscience.

Et après ça ? Tales of the Green Lantern Corps Vol. 1-3 et Green Lantern : Sector 2814 Vol. 1-3

Green Lantern - Sector 2814

Si vous n’en avez pas encore assez du Green Lantern-verse pre-Crisis, vous pouvez enchaîner avec ces tpbs parus entre 2009 et 2014. Ils couvrent de manière non exhaustive une période s’étendant de 1981 à 1986, et profitent de la plume de noms comme Len Wein (Swamp Thing), Mike W. Barr (Batman : Son of the Demon) ou encore Steve Engleheart (Batman : Dark Detective). On y voit notamment le départ historique de Hal Jordan qui se voit remplacé par John Stewart. Ces volumes ont en outre le mérite de développer la mythologie cosmique du Corps de manière plus approfondie que les sélections précédentes pouvaient le faire, au fil de back-ups parfois anecdotiques mais souvent amusants.

DC Universe By Alan Moore

Je triche un peu pour cette entrée puisque ce volume ne contient en réalité que trois numéros situés dans le Green Lantern-verse. Mais franchement, quels numéros ! Remontant à l’époque où Alan Moore changeait en or tout ce qu’il touchait, tel un Midas des comic books, elles ont à ce point marqué les esprits que Geoff Johns a basé des années plus tard tout un event (Blackest Night) sur une seule ligne de dialogue tirée du Tales of the Green Lantern Corps Annual #2, c’est dire ! Cette histoire, la célèbre Tygers, figure par ailleurs au sommaire de la DC Comics Anthologie (retrouvez le contenu des anthologies Urban sous ce lien) ; quant à l’extrait du Green Lantern #188 introduisant Mogo, on peut le retrouver au sommaire du Green Lantern Saga #30 qui marquait le passage du magazine à un rythme trimestriel. Au final, seul l’extrait du Tales of the Green Lantern Corps #3, appelé In Blackest Night, est à ce jour inédit dans le catalogue d’Urban. Que celui-ci suffise à vous procurer ce tpb qui, même hors Green Lantern, réunit une sélection assez hallucinante du grand Alan Moore, de l’époque où il était au paroxysme de son talent.

Résumé : dans Mogo Doesn’t Socialize, découvrez un des membres les plus originaux du Green Lantern Corps, la planète vivante Mogo ; puis, dans Tygers, apprenez les circonstances exactes qui ont conduit Abin Sur à s’écraser sur la Terre, avec les conséquences que l’on sait puisque c’est grâce à ce malheureux drame que Hal Jordan a pu devenir Green Lantern ; enfin, dans In Blackest NightAlan Moore explore avec humour et créativité les possibilités techniquement infinies d’un univers cosmique en s’imaginant comment un être plongé dans des ténèbres perpétuelles pourrait devenir un Green Lantern alors qu’il est incapable de saisir la notion de couleur.

Pourquoi commencer par là ?

Bien que brèves, ces trois histoires frisent le sans-faute et se retrouvent souvent dans le classement des meilleures histoires jamais écrites sur le Green Lantern-verse. Tout en se passant d’un casting de personnages célèbres – ni Hal Jordan, ni Guy Gardner, ni John Stewart n’y apparaissent – elles parviennent, par leur qualité, à éviter de tomber dans l’anecdotique, et de permettre à Geoff Johns, des années plus tard, de réutiliser des concepts qui y figuraient, comme on peut le constater dans l’exposition dont profite Mogo durant son run, ou dans  l’event Blackest Night.

Pre – Geoff Johns

Par où commencer Green lantern

Geoff Johns a tellement remodelé l’univers de Green Lantern, notamment en introduisant la flopée de nouveaux Corps qu’il connaît aujourd’hui, qu’on a tendance à considérer comme caduque tout ce qui l’a précédé. Pourtant, cet ‘avant’ a à de nombreux égards inspiré Geoff Johns, bien connu pour extraire des personnages et des concepts oubliés afin de les moderniser pour le public contemporain. On trouve par ailleurs quelques pépites peut-être sous-estimées, que nous souhaitons mettre en avant dans ce dossier, même si certaines sont parfois difficiles à dénicher à prix correct.


Green Lantern : Emerald Dawn

Voilà le Year One de Green Lantern ! On apprend dans Emerald Dawn les circonstances qui ont amené Hal Jordan à devenir un membre éminent du Green Lantern Corps, et cette version des origines restera une référence jusqu’à ce que Geoff Johns se prête lui aussi à l’exercice dans son Secret Origins. De l’aveu de son éditeur, il s’agissait de montrer aux lecteurs dans quelle mesure Hal Jordan était vraimenr ‘sans-peur’ et dans quelle mesure il était digne de porter un anneau. Comme quoi, son image de tête brûlée insipide faisait déjà jaser dans les années huitante…

Résumé : pilote d’essai à Ferris AircraftHal Jordan est un raté. Sa copine l’a planté, il paralyse un de ses amis dans un accident de voiture, et il est muté sur simulateur de vol pour une durée indéterminée, avec l’interdiction de s’approcher à nouveau d’un jet. Mais sa vie va basculer lorsqu’il tombera sur un vaisseau alien écrasé au milieu du désert. Là, un extra-terrestre au visage rouge va lui remettre un anneau aux capacités mystérieuses apparemment illimitées. Il en aura fort besoin pour arrêter la créature se faisant appeler Legion qui sème la dévastation sur Terre…

Pourquoi commencer par là ?

Parce que le récit des origines d’un héros sont, quasiment par définition, une excellente porte d’entrée. Si celle-ci n’a pas le panache d’un Batman – Year One de Frank Miller, elle fait plus que remplir le cahier des charges, grâce à la patte de Keith Giffen, et met en scène un Hal Jordan chez qui on aura rarement vu autant de reliefs. Par ailleurs, Emerald Dawn a l’avantage, face au Secret Origins de Geoff Johns, de ne pas s’inscrire dans un run, et de se contenir à son rôle d’origin story sans balancer de la retcon intéressée.

Green Lantern : Emerald Dawn II

Instinctivement, on aurait pu être tenté de glisser Emerald Dawn II dans l’entrée ‘Et après ça ?’ qui suit Emerald Dawn premier du nom, cependant ce ne serait pas rendre justice à la qualité de Emerald Dawn II, qui le destine à ne pas rester dans l’ombre de son prédécesseur. À nouveau co-écrite par Keith Giffen et Gerard Jones, l’introduction de Sinestro la rend encore plus mémorable.

Résumé : Hal Jordan est maintenant un Green Lantern, mais il lui reste beaucoup à apprendre. Pour lui permettre de se perfectionner, les Gardiens le confie à un de leurs meilleurs éléments : Sinestro. C’est sous la houlette de celui-ci que Hal va continuer son entraînement, certain d’être dans les mains d’un des plus grands Green Lantern de tous les temps. Ou bien ?

Pourquoi commencer par là ?

Si vous êtes fatigués des origin stories à tire-larigot, c’est probablement une des meilleures options : cette histoire ne demande aucune connaissance préalable, puisqu’elle se place aux débuts de la carrière de Hal Jordan. Par ailleurs, elle frise le sans-faute en termes de caractérisation pour Hal Jordan et Sinestro, dont elle raconte la chute, et leur opposition est un des moteurs de la mini-série. Une vraie réussite !

Et après ça ? | Green Lantern : The Road Back

Green Lantern The Road Back

Ce tpb réunit les huit premiers numéros de l’ongoing démarrée en 1990. Écrite par Gerard Jones, le même que sur les deux mini Emerald Dawn mais cette fois sans Keith Giffen, elle suit un Hal Jordan déprimé, poursuivi par un Guy Gardner un peu moins déprimé. Sans être un modèle d’écriture, ce premier arc a une certaine importance historique puisqu’il marque la relance de l’ongoing Green Lantern, et met d’ailleurs un scène un Gardien devenu fou – le même aperçu aux côtés de Green Arrow et Green Lantern au cours du run de Dennis O’Neil et Neal Adams.

Green Lantern : Emerald Twilight

Emerald Twilight signe l’arrivée du scénariste Ron Marz sur l’ongoing Green Lantern, et l’auteur a dès le départ affiché son intention de remplacer Hal Jordan par un nouveau Green Lantern. En effet, avec Guy Gardner et John Stewart en tant que réservistes, il était évident qu’il était nécessaire de rajouter un quatrième Green Lantern. C’est ainsi dans le court arc Emerald Twilight qu’on assiste à la tombée de Hal Jordan dans une démence meurtrière – retconnée par Geoff Johns en une possession par l’entité Parallax.

Résumé : suite à la destruction de Coast City aperçue dans l’arc Death of SupermanHal Jordan tente de reconstruire sa ville d’origine avec son anneau. Problème : un tel outil n’est pas destiné à être utilisé à des fins personnelles, aussi les Gardiens le convoquent-ils sur-le-champ pour s’expliquer sur Oa. Comme à son habitude, Hal Jordan ne se montre coopératif, mais cette fois-ci il va un peu loin et décide de détruire la batterie centrale. Est-ce la fin d’une ère pour le Green Lantern Corps ?

Pourquoi commencer par là ?

S’il souffre d’une caractérisation inégale et d’une tendance à précipiter les événements, Emerald Twilight reste un event qui se défend. Mais surtout, Emerald Twilight marque un tournant historique, d’autant plus important que Geoff Johns y fera référence à plusieurs reprises durant son run. Il marque aussi le retrait de Hal Jordan pour préparer l’arrivée de Kyle Rayner, et même si celui-ci est plutôt en retrait actuellement, pour beaucoup il est le seul et unique Green Lantern – c’est d’ailleurs lui que Grant Morrison intégrera à son roster principal sur le titre JLA. Son arrivée en tant que tel survient dans l’arc suivant, New Dawn. Dont on vous parle… maintenant.

Et après ça ? | Green Lantern : New Dawn

Green Lantern New Dawn

S’il était apparu furtivement au cours de l’arc Emerald Twilight, c’est véritablement dans New Dawn que Kyle Rayner fait ses débuts retentissants dans le DC Universe. L’introduction d’un nouveau personnage majeur est toujours un événement important – on vous recommandait le run de Dennis O’Neil et Neal Adams qui introduisait par exemple John Stewart – et à ce titre New Dawn vaut le détour pour observer les premiers pas de Kyle Rayner, un Green Lantern parfois écrasé par la popularité de Hal Jordan et Simon Baz.

Green Lantern : Circle Of Fire

Beaucoup de fans de Green Lantern se limitent aux histoires mettant en scène Hal Jordan. Pourtant, Kyle Rayner, durant son mandat pendant lequel Hal Jordan était porté disparu, a connu quelques rares heures de gloire, au nombre desquelles Circle Of Fire compte sans doute parmi les meilleures. On retrouve à l’écriture de ce cross-over le talentueux Brian K. Vaughan, avant que celui-ci ne se détourne des comics super-héroïques pour basculer du côté de l’indépendant avec des titres comme Y : The Last Man ou Saga (chez Image).

Résumé : la planète Rann est attaquée par une entité effrayante se présentant sous le nom d’Oblivion et sombre rapidement dans le chaos et la démence. Désarmé, Adam Strange se précipite vers la Terre afin d’alerter les membres de la Justice League de l’arrivée imminente de cet ennemi apparemment inarrêtable. Kyle Rayner tique en entendant la description que lui fait Adam Strange de ce monstre : il lui rappelle une créature qu’il avait créée dans sa jeunesse. Aidée par divers héros de la Terre et de nouveaux Green Lantern débarqués de ce qu’il croit être une dimension parallèle, c’est au jeune Kyle Rayner qu’incombe la tâche de préserver l’univers de la menace implacable que représente Oblivion. Sera-t-il à la hauteur ?

Pourquoi commencer par là ?

Il faut commencer par là si vous vous intéressez au personnage de Kyle Rayner, car c’est une des histoires où son caractère et son potentiel sont le mieux mis en avant, et hormis au sein de la JLA de Grant Morrison, on le voit rarement aussi bien présenté. Brian K. Vaughan parvient à lui donner une unicité, sans jeter de l’ombre sur ses prédécesseurs et sans l’écraser sous le poids de ce même héritage. Cet event, bien que centré sur le GL-verse, a en outre le mérite d’impliquer des personnages inattendus comme Adam Strange, le Spectre ou Power Girl, et conjugue originalité, rythme soutenu, mystère et ampleur cataclysmique. On recommande !

L’ère – Geoff Johns

L'ère Geoff Johns

Green Lantern Rebirth (2004)

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Green Lantern Rebirth n’est pas le meilleur moyen de commencer Green Lantern, mais c’est surement le plus pratique. C’est surtout qu’il ressuscite le plus grand de tous les Lanterns (la star en fait), Hal Jordan et que l’histoire permet de rentrer dans l’univers des verts (pas Saint-étienne hein) sans avoir besoin d’un bagage de connaissances plus gros qu’un sumo pour y comprendre quelque chose.

  Et après ça? | Emerald Twilight

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Emerald Twilight vous permettra de comprendre certains détails de Green Lantern Rebirth. Cette lecture est conseillée si vous voulez aller un peu plus loin dans la compréhension de la position de Hal par rapport aux autres héros DC dans Green Lantern Rebirth.

Et après ça? | No Fear

No Fear (2008)

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No Fear se concentre en grosse majorité sur la partie terrestre du retour de Hal Jordan en le replaçant sur Terre. Ce sera alors l’occasion pour nous de découvrir son pendant humain avec ses frères, Carol Ferris et le retour de ces ennemis comme Hector Hammond. C’est un point d’entrée viable et possible même si encore une fois, ce n’est pas le meilleur. En VF, c’est à partir d’ici que vous allez commencer votre lecture de Green Lantern avec Geoff Johns Présente #1. Il vous suffira ensuite de prendre la suite dans l’ordre avec le #2, #3, etc.

Et après ça? | Green Lantern Corps Recharge

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Vous pouvez ensuite enchainer avec Green Lantern Corps Recharge qui vous introduit au concept du Corps des Green Lanterns. Guy Gardner (personnage « principal » de cette série) se voit bien traité, son rôle défini et de nouveaux membres sont recrutés. Parmi les 3600 nouvelles recrues, on note la présence Soranik Natu qui aura un rôle majeur plus tard. À lire le crossover Rann/Thanagarian War si vous le pouvez, car les deux sont subtilement liés.

Et après ça? | The Revenge of the Green Lanterns

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On revient à la série principale Green Lantern (vous allez jongler régulièrement entre Green Lantern et Green Lantern Corps.) Si dans No Fear il s’agissait de Hal Jordan dans son environnement terrestre, dans The Revenge of the Green Lantern vous allez être initiés à la partie où vous allez passer le plus clair de votre temps (à partir de maintenant) : le cosmique. Il est aussi question pour les Gardiens de voir leur rôle reprendre de l’importance ainsi que de vous expliquer qui est Parallax.

Et après ça? | Green Lantern Corps To be a Lantern

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Cette histoire est un véritable voyage dans l’univers Green Lantern où voyages intergalactiques, visites de planètes différentes et humour se côtoient pour faire de Green Lantern Corps To Be a Lantern un récit très agréable et dynamique.

Et après ça? | Green Lantern Wanted (dispensable)

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Bien que tout à fait dispensable en ce qui concerne sa trame principale, Wanted est une lecture intéressante, car elle introduit le Corps des Star Saphirres. Ici vous faites comme voulez en fonction de votre envie ou de votre budget.

Et après ça? | Sinestro Corps War

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Très (très) gros morceau de mythologie, Sinestro Corps War est le premier crossover de l’univers Green Lantern. C’est la première grosse bataille entre deux Corps.  L’importance de celle-ci est telle qu’une grande partie des héros DC s’y retrouveront mêlés alors que l’univers sera transformé en champ de bataille. La guerre à l’échelle cosmique !

Le raccourci « c’est mal, mais c’est moins cher et ça va plus vite » : Après Green Lantern Rebrith attaquez directement Sinestro Corps War !

Et après ça? | Tales Of The Sinestro Corps (dispensable)

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Autre histoire totalement dispensable, Tales Of The Sinestro Corps est une collection de Tie-In du crossover Sinestro Corps War. Ces histoires sont aux nombres de 4 et sont centrées sur des personnages ayant joué un rôle important lors de cette guerre.

Et après ça ? | Green Lantern Corps Ring Quest

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Après les terribles évènements de Sinestro Corps War, un groupe de Green Lanterns est envoyé parcourir l’espace afin d’empêcher les anneaux jaunes toujours actifs de trouver de nouveaux hôtes. Les membres les plus récents du Green Lantern Corps feront connaissance avec Mongul pour la première fois. Cette lecture est dispensable, mais elle vous permettra de comprendre Green Lantern Corps Emerald Eclipse.

Et après ça? | Rage of The Red Lanterns

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Avec Rage of The Red Lanterns on débute la série de prélude à Blackest Night (le prochain crossover de l’univers Green Lantern). Ici, c’est le Red Lantern Corps qui fait son entrée sur la scène avec à sa tête le prophétique Atrocitus. Celui par lequel presque tout a commencé. Le Red Lantern Corps est celui de la rage. Son créateur, Atrocitus, l’est énormément et vous allez vous rendre compte pourquoi.

Et après ça? | Agent Orange

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Agent Orange est aussi un prélude très recommandé avant de lire Blackest Night puisqu’il introduit l’Orange Corps composé d’un seul et unique détenteur d’anneau : Larfleez. L’Orange Corps vient agrandir le spectre émotionnel des Lanterns puisqu’il représente l’avarice. Larfleez deviendra dès lors, un personnage extrêmement important. Indispensable.

Et après ça? | Green Lantern Corps  Sins of the Star Sapphire

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On passe alors au Green Lantern Corps et à son premier prélude qui vous permet de faire plus amples connaissances avec certains membres des Star Saphirres, le Corps de l’amour. La relation entre Rayner et Natu y est également plus approfondie.

Et après ça? | Green Lantern Corps Emerald Eclipse

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Suite de Green Lantern Corps Ring Quest, Emerald Eclipse est aussi un prélude à Blackest Night et met certains membres du Green Lantern Corps aux prises avec Mongul dont le pouvoir a bien augmenté. Vous y verrez la guerre intestine que se livre les membres du Sinestro Corps (enfin surtout le duel) pour son leadership.

Et après ça? | Green Lantern Secret Origins

Astuce : Si vous ne voulez pas investir ou lire les ouvrages précédents, vous pouvez vous contenter de regarder le film animé Green Lantern First Flight (Le Complot en VF) et attaquer la suite à partir d’ici. Toutefois, le plaisir n’est pas le même et vous manquerez beaucoup de détails importants.

Green Lantern Secret Origin (2008)

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Le voilà le fameux « faux ami ». Green Lantern Secret Origin vous replace au temps où Sinestro était le plus grand Green Lanterns qui ait jamais existé et de sa relation avec Hal depuis son recrutement, son entrainement et un peu plus. C’est également l’ultime introduction à Blackest Night puisque vous allez découvrir quelques secrets très secrets.

Et après ça? | Blackest Night

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Second crossover ultra massif de l’unvers GL, Blackest Night est tellement énorme qu’il touchera tout l’univers DC. Les Black Lanterns sont là et personne ne va y échapper. Plus vos connaissances sur l’univers DC seront importantes plus vous apprécierez, c’est une certitude. Cependant, même les novices se feront plaisir, un plaisir plus immédiat, comme celui d’un blockbuster. De toute façon vous vous devez de lire Blackest Night sinon je viens chez vous et je vous…

En VF, c’est en février que vous pourrez goûter aux joies du spectre émotionnel avec la sortie de Blackest Night par Urban Comics.

Le raccourci « c’est mal, mais c’est moins cher et ça va plus vite » : Après Sinestro Corps War, attaquez directement Blackest Night ! Green Lantern Rebirth, Sinestro Corps War et Blackest Night sont ce que l’on appelle War of The Light.

Et après ça? | Blackest Night Green Lantern Corps

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Il s’agit de Tie-In à Blackest Night d’une très grande importance. Ils viennent compléter l’histoire principale et certains sont presque indispensables pour comprendre certains éléments se passant dans Blackest Night. Ne passez pas à côté.

Et après ça? | Brightest Day

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Les évènements de Blackest Night ont amené leurs lots de changements, certains plus brutaux ou radicaux que d’autres. Même s’il s’agit de la suite de Blackest Night, ne prenez pas Brightest Day pour un « on prend les même et on recommence », car ce n’est pas du tout le cas. Le récit s’articule autour d’un nombre bien défini de personnages qui se lancent dans des quêtes… Vous verrez bien !

En VF Brightest Day sortira également en 2013, mais sans plus de précision. Attendons les annonces de la part d’Urban Comics.

Et après ça? | War of the Green Lanterns

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Les Green Lanterns se livrent à une guerre fratricide sans précédent. Pourquoi ? Comment ? War of The Green Lanterns est un évent bien sympathique aux répercutions désastreuses pour un des Green Lantern humain. Mais lequel ? C’est surtout la goutte d’eau qui fera déborder le crâne des Gardiens et leur fera prendre des décisions drastiques mettant en jeu l’avenir même des Green Lanterns.

Chez Urban Comics, War of The Green Lanterns peut se lire dans les Showcase #1 et #2 (si vous pouvez les trouver !). Nul doute que l’éditeur lui réserve une sortie librairie après Brightest Day.

Et après ça? | Les New 52

A partir des New 52

À partir des New 52

L’univers Green Lantern n’a pas été impacté par le relaunch de DC Comics. Ainsi, les NEW 52 commencent directement après la fin de l’event War of the Green Lantern. Grâce à la magie des comics, il est tout à fait possible de commencer directement par les NEW 52, mais sachez simplement que de plus en plus de références aux évènements passés trouvent leur place et que vous ne pourrez donc pas forcément saisir toutes les subtilités. Nous vous conseillons donc de vous attarder sur les publications précédentes !

Green Lantern #1 – Sinestro (2011) – vol5

green-lantern-sinestro

Si vous commencez par les NEW 52 c’est que normalement vous êtes un nouvel arrivant dans l’univers des Lanterns. Commencez alors par la série publiée par Urban Comics avec Green Lantern Tome 1 – Sinestro. Il s’agit uniquement de la série principale et aucun de ses dérivés n’est inclus. Si vous pouvez vous procurer les Showcase #1 et #2 c’est un plus, sinon ce n’est pas indispensable. En VO, c’est pareil, il faut aller chercher le premier TPB Green Lantern qui se titre Sinestro Rebirth pour ensuite attendre la sortie du second numéro.

Et après ça? | Green Lantern – Tome 2, 3 & 4, soit la suite et fin du run de Geoff Johns

Green Lantern Saga (2012)

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Les sagas sont les éditons presse de l’éditeur Français. Green Lantern Saga regroupe les 4 séries de l’univers Green Lantern qui sont actuellement en cours de parution au U.S. Commencez simplement avec le Green Lantern Saga #1. L’avantage du kiosque c’est que vous pouvez suivre les 4 séries en même temps, des dossiers très bien construits vous aideront à comprendre et peut-être combler certains manques de connaissance sur l’univers. De plus lors des crossover ou évent, vous aurez tout dans un seul et même magazine ! Pas négligeable. Le magazine est particulièrement intéressant jusqu’au départ de Geoff Johns, soit jusqu’au numéro #21 ; pendant cette grosse vingtaine de numéros, le magazine profite également de l’écriture de Peter J. Tomasi sur la série Green Lantern Corps, et même si ce qu’il y produit n’équivaut pas son travail sur le même titre avant les New 52, les amateurs du GL-verse y trouveront leur bonheur porté dans ces deux séries par Hal JordanJohn Stewart et Kyle Rayner. En VO, pas le choix, c’est vers les singles qu’il faut se tourner. Par contre là, pas de magazine regroupant l’ensemble des titres, il faut vous les procurer séparément.

Update : si, jusqu’au 29e numéro, les Green Lantern Saga permettaient de suivre de manière exhaustive toutes les séries du Green Lantern-verse, ce n’est plus le cas depuis que l’éditeur a décidé de remodeler le kiosque en trimestriel à partir du numéro #30 sorti en novembre 2014, ne comptant dans sa composition régulière que les séries Green Lantern et Green Lantern Corps. La décision aurait été motivée par la volonté de mieux couvrir les cross-overs à répétition qui marquent cet univers ; en toute franchise, on soupçonne également les faibles ventes du titre de figurer au nombre des raisons qui ont muté ce mensuel en trimestriel. Toutefois, l’offre reste toujours intéressante, puisqu’elle permet d’avoir l’équivalent de six numéros, soit un tpb vo, mais à un prix nettement plus avantageux. De plus, puisqu’Urban s’est arrêté à ce jour au run de Geoff Johns dans sa collection DC Renaissance en librairie, les Green Lantern Saga, même au rythme réduit, restent à ce jour la seule manière de mettre la main en vf sur les histoires qui ont suivi le départ de Geoff Johns.

Les inclassables

Par où commencer Green lantern

Enfin, concluons ce dossier avec une sélection de récits qui sont difficiles à ranger dans une des catégories précédemment citées, soit parce qu’ils sont vraiment spéciaux, soit parce qu’ils sont hors-continuité, soit parce qu’ils sont dans la continuité, mais, pour une raison ou une autre, qu’ils s’insèrent difficilement entre deux œuvres, et qu’ils pourraient tout à fait être saisis au vol sans lire ce qui les précédait.


Green Lantern : Ganthet’s Tale

Graphic novel sorti en 1992, Ganthet’s Tale a été écrit, dessiné et encré par le célèbre John Byrne – le même à qui l’on doit la reprise de Superman après la Crisis dans le célèbre Man of Steel. S’il n’est pas vraiment hors-continuité, son action est basée sur un flashback amené par le récit que tient le Gardien Ganthet à Hal Jordan. C’est d’ailleurs la toute première histoire où, d’une part, un Gardien perd son anonymat au profit d’un réel patronyme, et, de deux, la première histoire où Ganthet apparaît, or il reste sans doute le Gardien le plus important dans l’histoire du Corps.

RésuméGanthet raconte à Hal Jordan la réelle origine des Gardiens de l’Univers, qui étaient apparemment une race d’êtres appelés les Maltusians, dont les résidus ont terminé sur Terre sous la forme des Leprechauns du folklore irlandais. Leur survie est hélas menacée par l’urbanisation progressive des étendues sauvages, et Hal, accompagné de Ganthet, se rend en Irlande pour les inviter à rejoindre le Corps. Ils s’apprêtent à embarquer dans une aventure qui va ébranler la foi que Hal Jordan plaçait dans les Gardiens

Pourquoi commencer par là ?

Si chaque Green Lantern possède sa propre origin story, que ce soit Emerald Dawn pour Hal JordanNew Dawn pour Kyle Rayner ou le Green Lantern (Vol. 2) #87 pour John Stewart, il manquait aux Gardiens, soit au Corps lui-même, une réelle origin story, et c’est ce qu’espère combler John Byrne avec ce graphic novel époustouflant, qui propose un regard intelligemment nuancé sur les Gardiens.

Green Lantern : Willworld

Willworld est, comme Ganthet’s Tale, un graphic novel. Sorti en 2001 à l’initiative du regretté dessinateur Seth Fischer, celui-ci cherchait un univers qui lui aurait permis de laisser libre cours à sa créativité, et en ce sens le Green Lantern-verse semblait tout approprié par les possibilités infinies que proposent les anneaux de pouvoir. On lui assigna le non moins talentueux scénariste J. M. DeMatteis, qui conçut un récit hors-continuité, qui pourrait toutefois s’insérer au début de la carrière de Hal Jordan, au cours de son entraînement.

Résumé : Hal Jordan a perdu la mémoire. Il ne sait plus qui il est, et ne reconnaît plus le monde qui l’entoure. À raison : celui-ci est complètement déjanté et surréaliste, rempli de bizarreries dont il ne parvient pas à expliquer l’origine, comme les forces de l’ordre en service : des têtes géantes flottant dans les airs en surveillant la populace. En quête de réponses et de lui-même, il va se mettre en route dans cet univers dément, et la vérité qui se cache derrière ce mystère risque de le déboussoler.

Pourquoi commencer par là ?

Véritable curiosité au palmarès des grandes histoires de Green LanternWillworld est un des récits qui exploitent le mieux le potentiel du pouvoir des Green Lantern. Formidablement inventif et merveilleusement desservi par le talent de l’artiste Seth Fischer, son scénario repose sur une idée élémentaire mais terriblement astucieuse, qui ne manquera pas de décrocher la mâchoire aux curieux qui se pencheront sur cette œuvre !

DC : The New Frontier

Mini-série de six numéros écrite et dessinée par Darwyn Cooke, accompagné par le non moins talentueux Dave Stewart à la colorisation, DC : The New Frontier a reçu un accueil monstrueux à sa sortie, couronné par de nombreux prix dont les prestigieux Eisner Awards. L’histoire se situe dans les années ’50, à l’émergence des héros de l’Âge d’Argent de DC Comics comme le Martian Manhunter, AtomBarry Allen ou… Hal Jordan. Ainsi, bien qu’elle ne se concentre pas uniquement sur le personnage de Green Lantern, ses origines y sont dressées de manière exemplaire dans une ambiance atypique, ce qui lui vaut une mention dans ce dossier.

Résumé : la Deuxième Guerre Mondiale est terminée, place à la Guerre Froide. Les super-héros de l’Âge d’Or sont sur le déclin, et il incombe à une nouvelle génération de héros de protéger la Terre d’une étrange menace qui s’apprête à fondre sur elle, comme semble l’indiquer les traces d’un étrange culte mystique actif sur l’intégralité du globe. Qui seront les protecteurs de nos lendemains meilleurs ?

Pourquoi commencer par là ?

Encore une fois, parce qu’on y assiste aux origines de Hal Jordan en Green Lantern. Et en plus lorsque c’est dessiné et écrit par Darwyn Cooke, on tient vraiment le haut de gamme des talents qui sont passés par DC Comics. Par ailleurs, New Frontier a l’avantage d’être plus facile à trouver que les mini-séries Emerald Dawn, en vo en tout cas, et il semblerait qu’une réédition en vf soit dans les cartons d’Urban. Si vous êtes hostiles à l’ère Geoff Johns et que son Secret Origins ne vous intéresse pas, DC : The New Frontier offre alors une alternative de choix, bien que Hal Jordan y soit mis au même niveau qu’une poignée d’autres personnages.

Et voilà c’est terminé pour Green Lantern. L’univers des Lantern est vaste et riche, mais je suis sûr que vous ne regretterez pas de vous y plonger (pour peu que vous ne soyez pas allergique au vert). C’est maintenant à vous de décider comment vous voulez vous organiser dans votre lecture. N’hésitez pas à donner votre avis, poser des questions ou faire des suggestions.

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