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Bizarro Facts #2 : Comicbooks et Cinema

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Bizarro Facts #2 : Comicbooks et Cinema

DC/WARNER : UNE HISTOIRE DE FRANCHISE

 

Bizarro Fact n°2 : Lorsqu’il faut adapter les idées d’ici, alors la Warner brosse.

C’est un fait accepté depuis de nombreuses années déjà. Les personnages de comic books n’ont eu aucun scrupule à flirter avec la pellicule, eux que le papier avait catapultés au rang de créatures mythologiques. Ce constat est-il légitime ? Critiquable ? Inévitable ? Comme souvent, les réponses ne sont pas aussi manichéennes qu’on ne le croit.

Il y a deux faces à cette affaire. Premièrement, il me semble bon de rappeler que le cinéma est avant tout un art graphique. Contrairement à l’acceptation populaire, les gens ne se déplacent pas dans les salles obscures pour suivre une histoire : ils y vont pour voir des images. L’esprit humain est frappé par les ambiances, les lumières, les mouvements, les corps. L’intrigue primordiale, au final, n’est que la quintessence des ombres qui dansent sur l’écran. Par conséquent, faut-il s’étonner qu’un art graphique tel la bande dessinée ait fini par s’inviter au cinéma ? Alors bien sûr, l’un et l’autre n’emploient pas les mêmes formules – chaque art possède ses spécificités. Mais la tentation était trop belle. N’oublions jamais que l’artiste est une sorte de condensateur d’inspiration : le fond n’est jamais nouveau. Tous les thèmes sont millénaires ; c’est le traitement qui est novateur.

Jules Verne, Bram Stoker, Goethe, etc. : dans les trente premières années du cinéma, les plus grands cinéastes s’étaient déjà appropriés la littérature fantastique ou de science-fiction. Il n’y a donc rien de révoltant lorsque Richard Donner (1) adapte Superman en 1978, s’attaquant par la même occasion au second mythe américain, alors que le premier a déjà amorcé son déclin cinématographique. John Ford est mort, et le western aussi : les valeurs américaines devaient bien se trouver un autre porte-parole.

Depuis, les studios n’ont cessé de nous abreuver d’adaptations de super héros, et c’est ici que j’aborderai mon second point en tentant de ne pas sombrer dans le cliché. L’industrie d’Hollywood est peuplée de gens intelligents, extrêmement intelligents, et ce depuis le début du XXème siècle. Il n’y a donc absolument rien de nouveau dans leur façon de produire des films destinés à un public large ; d’ailleurs, personne n’est dupe. Et tant que le public ne connaitra pas d’overdose, les adaptations de comic books ne cesseront jamais. Le résultat en l’état actuel des choses ? Du bon, et beaucoup de mauvais. La réelle problématique ici devrait être : le gâchis quantitatif est-il vraiment un sacrifice nécessaire à la probabilité qualitative ? Mais puisqu’il s’agit d’une simple chronique DC Comics/Warner Bros (2), et non d’une thèse, nous nous contenterons de parler images, et juste images.

L’adaptation d’une œuvre nécessite obligatoirement un parti pris de la part du studio. Seulement, dans le cas de l’univers des comic books, il existe un parti pris pour chaque publication, à savoir plusieurs dizaines par semaines. Le choix est donc pléthorique. L’avantage d’un scénario neuf, c’est que la volonté du studio de rendre le comic book accessible aux profanes donne du recul aux créatifs. Le problème, c’est que l’idée (qui peut avoir jusqu’à 75 ans, ne l’oublions pas) a tellement d’histoire derrière elle qu’une simple vulgarisation peut tourner au fiasco. L’exemple de Green Lantern est de ce point de vue remarquable : un comic book adulé, un univers complexe, une mythologie à part entière… et un film insipide. Pourquoi ? Principalement parce que le studio a mis le projet entre les mains de Martin Campbell, un réalisateur sans talent particulier ne possédant pas le moindre sens esthétique (3). Et donc lorsque vous visualisez les graphismes récents d’un Ivan Reis, d’un Ethan Van Sciver ou encore d’un Doug Mahnke sur le titre, la direction artistique du film vous semble en comparaison plate, sans âme. Laide.

Bien entendu, Green Lantern n’est pas aussi hideux que les Batman de Joel Schumacher, ça je vous l’accorde. Si ces deux films ont jamais eu un seul avantage, c’est d’avoir mis la barre tellement bas qu’il est probablement impossible de faire pire en matière de super héros au cinéma. Oui, on se rassure avec ce qu’on peut. D’ailleurs, existe-t-il une réelle explication à ce désastre visuel ? Premier élément de réponse, Schumacher n’est pas un bon cinéaste. Mais si l’on visualise son Falling Down, on réalise qu’il n’est finalement pas aussi mauvais que ses Batman le laissent penser. Alors, a-t-il souffert du formidable travail de son prédécesseur ?

Tim Burton a adopté le parti pris de plonger Gotham City dans cette atmosphère 40’s qui a justement vu la naissance et le succès du personnage de Bruce Wayne. Une idée géniale donc, teintée de la douce folie qui caractérise le style du cinéaste. Le pari était extrêmement osé à l’époque : Tim Burton n’était pas encore le grand nom qu’il est devenu. Mais c’était un visionnaire. Par conséquent, il a laissé une empreinte de mastodonte sur la franchise, avant de la refiler à un cinéaste au style bien différent. Ce dernier, sentant l’ombre de Burton au dessus de lui (il était encore producteur sur Batman Forever), est allé à l’encontre de sa nature. Il a préféré l’hystérie à la folie, la surenchère au spontané, le numérique à l’organique. Tout y est raté : le cadrage, l’éclairage, la direction des acteurs… Tout.

La franchise est longtemps restée mutilée de la sorte, jusqu’à ce qu’une voix s’élève. Et cette voix est devenue un visage, le visage du renouveau. Nouvelle trilogie, nouveau parti pris : exit la folie et la douce mélancolie. Batman sera réel, concret. C’est d’ailleurs ainsi que l’on pourrait définir le style artistique de Christopher Nolan : du concret. Il ne laisse aucune place au rêve, même lorsqu’il s’agit du sujet du film. Il en démonte les mécanismes, puis vous les explique au point de vous faire oublier que rêve et cinéma sont censés être indissociables. Nolan, c’est l’anti Burton. Un bulldozer sans rêve dont la caméra écrase l’imaginaire. Et malgré tout, sa trilogie Batman reste bonne.

Vous m’avez vu venir, aussi vous ne serez pas surpris : je préfère les chauve-souris de Burton à celles de Nolan. La raison tient en un mot : le charme. Tout ce que l’un a, et l’autre n’a pas. Et c’est justement l’intérêt de ces relectures cinématographiques : le fond a beau être le même, la vision diffère selon l’artiste.

C’est ce qui arrive lorsque les studios confient leurs projets à de bons cinéastes : il en résulte généralement de bons films. Donner et Burton ont été les premières preuves. Et cela, la concurrence l’a parfaitement compris. Lorsque la 20th Century Fox et Marvel (4) mettent sur pied X-Men, c’est à travers l’esprit de Bryan Singer (5). La qualité est au rendez-vous, jusqu’à ce que le cinéaste quitte la caméra sur le troisième volet et se contente de rester producteur. Curieusement, les conclusions se révèlent identiques à celles des premiers Batman : le nouveau réalisateur n’est pas bon, le film non plus.

Lors du relancement de la franchise, le studio se dirige donc vers un « petit jeune » bourré de talent, Matthew Vaughn (6). La différence de qualité parle d’elle-même. Et je suis prêt à parier que le Ant-Man à venir, réalisé par le génial Edgar Wright (7), se révélera le meilleur Marvel au cinéma, toutes périodes confondues.

Quel est le point commun entre Vaughn, Wright et le Burton d’il y a vingt ans ? Un monde à part entière, un imaginaire débordant, une vraie identité visuelle. En gros, du cinéma susceptible de plaire à un grand nombre, mais avec intelligence. Des cinéastes capables de démontrer au monde entier que l’image d’Hollywood n’est pas obligatoirement celle d’une industrie aseptisée et vide de sens…

Et c’est donc dans cette prometteuse lignée que vous trouverez Zack Snyder. Il m’est très difficile de vous parler de ce phénomène avec objectivité, je dois vous l’avouer. Disons-le sans plus tarder, Zack Snyder, c’est du cinéma qui en met plein la vue. Un visuel omniprésent que certains puristes répudient, ayant probablement oublié que pourtant, comme je l’explique plus haut, le cinéma EST visuel. Mais tant pis pour eux. Après avoir réalisé son remake de Romero (8), Snyder s’est tourné vers l’adaptation de comic books avec le 300 de Frank Miller (9) : intrigue plutôt simple, mais mise en scène à couper le souffle. De quoi donner des idées à la Warner, qui, à l’époque, n’arrivait décidément pas à se dépatouiller avec son projet Watchmen (10). De grands noms s’y sont attelés, notamment Gilliam et Aronofsky, mais rien… Et si la solution venait d’un nom moins gros ?

Nous n’entrerons pas dans les détails du film, et ce à cause de ce que les spécialistes appellent le « Bizarro paradoxe ». En bref, c’est le fait de bien trop admirer Alan Moore pour oser clamer haut et fort la réelle qualité intrinsèque d’un film que le maître britannique reniera jusqu’à la fin de ses jours. D’ailleurs, difficile de ne pas le comprendre vu les catastrophiques Constantine et LXG… Finalement, que dit Moore ? Pour faire simple, celui-ci affirme que la bande dessinée étant considérée comme un art justement grâce aux codes (notamment spatio-temporels) qu’aucun autre art ne permet, il est donc parfaitement futile de dépenser toutes ces centaines de millions de dollars afin d’adapter les meilleures œuvres au cinéma. Dans l’idée, il est impossible de le contredire, néanmoins… le Watchmen de Snyder est tout de même grandiose. Bien sûr, toute comparaison avec le comic book original serait une erreur : Moore n’atteint que des sommets comparables à ceux de son compatriote Shakespeare. Mais au bout du compte, le constat est bel et bien là : Snyder a signé de sa griffe l’une des plus belles adaptations de DC Comics au cinéma…

Du coup, le studio nous ressert le couvert et installe Snyder à la tête du nouveau projet Superman Man of Steel. A mon sens la meilleure idée depuis l’invention des Cheerios. Il est en effet temps que la franchise se dépoussière un peu, que l’on remette à jour le plus grand héros de tous les temps par d’autres biais que des petites séries dépourvues de ce caractère épique qui forge les légendes. J’ai beau retourner le principe dans ma tête des milliers de fois, je n’arrive pas à voir comment ce film pourrait me décevoir : Nolan producteur (poste que je lui préfère finalement à celui de réalisateur), Snyder réalisateur, et pour finir l’extraordinaire Michael Shannon en General Zod… Je mets au défi quiconque de faire mieux.

Mais quid du futur ? Les récents succès d’Avengers et de The Dark Knight Rises nous ont démontré que le public n’était pas lassé des super héros. Par conséquent, nous devons nous attendre à de nouvelles vagues : d’après de nombreuses sources, la prochaine vague du côté de chez DC pourrait être initiée par un film Justice League… Et là, curieusement, l’idée me semble très loin d’être aussi bonne que celle de Man of Steel. Pourquoi, me direz-vous ? Eh bien je vais vous le dire.

Lorsque Richard Wagner s’inspire de la légende de l’anneau du Nibelung pour écrire sa fameuse saga, il décide de la décomposer en quatre opéras (un prologue et 3 journées). Soit, en tout et pour tout, près de 18h30 de spectacle (sans compter les entractes, bien entendu). Mesdames et Messieurs de la Warner Bros, vous voulez vraiment une Justice League qui tienne la route à l’écran ? Eh bien voilà, comprenez que vous touchez ici à quelque chose de bien trop complexe pour être traité en 2h30. S’attaquer à Wonder Woman, Superman, Batman, Flash, Aquaman et Green Lantern en même temps, c’est s’attaquer à un panthéon.

Et s’il y a bien une chose que la tragédie grecque nous a tous appris, c’est qu’il est fortement déconseillé de décevoir les dieux…

Notes :
(1) L’amour de Donner pour Superman continuera de se manifester lors de ses collaborations avec Geoff Johns sur le titre Action Comics.
(2) Rappelons que DC Comics appartient au groupe de médias Time Warner.
(3) Il suffit de comparer son GoldenEye au superbe Skyfall de Sam Mendes pour comprendre la différence entre un cinéaste visuel et un cinéaste médiocre.
(4) Le cas de Marvel est un peu plus compliqué, puisque toutes les franchises ne sont pas produites par le même studio (20th, Paramount et Columbia).
(5) Qui réalisera plus tard le très moyen Superman Returns, en hommage direct aux premiers films du super héros.
(6) Il est intéressant de noter que le second film de Vaughn, Stardust, est une (excellente) adaptation d’un roman de Neil Gaiman, auteur renommé chez DC Comics.
(7) Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai en ce qui concerne la bande dessinée au cinéma, puisqu’avant de coécrire le Tintin de Spielberg, Wright réalisa l’adaptation du fameux Scott Pilgrim.
(8) Dawn of the Dead n’est évidemment pas à la hauteur de l’original, mais il aura au moins eu l’avantage de catapulter Snyder « talent à suivre ».
(9) L’un des auteurs les plus connus du milieu, réputé chez DC pour ses quelques Batman (mais pas que).
(10) Un Bizarro Facts spécial Watchmen est prévu. 

9 Commentaires »

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    Edge 16/11/2012 à 18:09 -

    Ohoh ! que vois-je un spécial Watchmen est prévu, je salive déjà. Merci pour cet excellent deuxième numéro.

  2. Lelouch 16/11/2012 à 18:18 -

    Burton a voulu faire une fusion brute sans véritable travail de cohésion entre sa patte graphique et l’univers de Batman, en ce qui me concerne c’est un flop. J’aimais quand j’étais gosse mais à l’heure d’aujourd’hui en y regardant de plus près : Je dis non. Le cinéaste a voulu appliqué sa recette entre humour bon enfant et imagerie noire, chez Batman ça aurait pu mieux prendre si le sieur Tim avait mieux fait ses devoirs. Après tout le Batman de Rocksteady en reprend les ingrédients et est amené à un tout autre niveau de maîtrise (même si l’on parle d’un jeu vidéo).

    Le premier Batman de Tim est mal réalisé, le genre du film non-maîtrisé et le thème abordé géré de manière très bancale. Burton ne sait pas faire de film sur la pègre, son premier Batman en est la preuve. On est bien loin d’un film comme Casino de Scorcese où là ça donne dans l’excellence. Le Joker joué par Nicholson est mal dirigé par Tim n’est qu’un ersatz du Joker du dessin-animé de Dini et Timm. Le souci étant qu’en dessin-animé la sauce prend, sous les traits d’un live : Beaucoup moins, voire même pas du tout. Burton multiplie les clichés et les scènes lourdingues totalement ridicules et obsolètes. Je reprends la fameuse scène du musée vandalisé sur fond musical de Prince qui est l’une des pires scènes concernant tous les films sur Batman, de Burton en passant par Schumacher à Nolan. Le personnage du Joker en lui-même est mal exploité. Certes dans la forme il est très fidèle au personnage original des comics de l’époque mais ça s’arrête là. Le fait qu’il soit la Némésis de Batman n’est qu’effleurée et le personnage passe davantage pour un clown sympa qu’un type dangereux.

    Il refera la même erreur avec Catwoman dans Batman Returns, or Batman Returns possède un véritable charme comparé à son prédécesseur puisqu’il se présente davantage comme un conte de Noël noir et macabre, plutôt qu’un film centré sur Batman.

    Là où le premier était très mal foutu que ce soit en terme de direction artistique et d’esthétisme, le second parvient à corriger ces erreurs en amenant Burton dans un terrain bien plus connu que le genre de film qu’il voulait donner à son premier essai sur la chauve-souris.

    Certes je suis un pro-Nolan en ce qui concerne Batman au cinéma mais bon… Même sans ça je ne trouve pas que les Batman de Burton soient des grands films ni de grands Batman, exception faite toute de même pour Batman Returns qui possède un charme certain.

    C’est de bonne guerre.

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      Merck-El 17/11/2012 à 12:46 -

      C’est un sujet bien trop vaste pour être simplement traité dans les commentaires (mais le forum nous permettra de revenir sur le sujet, je n’en doute pas).
      Cela dit, je comprends plus ou moins ton opinion et je reconnais que le traitement de Burton puisse déplaire – au même titre que celui de Nolan d’ailleurs.
      Après, il faut tout de même se replacer dans un contexte pré-90′s – même si la plupart des plus grandes histoires de Batman avaient déjà été écrites (grâce à Moore et Miller notamment).

  3. Quentin 16/11/2012 à 22:59 -

    Une superbe réflexion, très fine et intelligente, et qui plus est met en avant Zack Snyder et les Cheerios ! Que demander de mieux ?

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      Merck-El 17/11/2012 à 14:21 -

      Fait intéressant : les Cheerios ont vu le jour la même année que Wonder Woman (et quelques autres super héros)…

  4. Arnonaud 17/11/2012 à 12:19 -

    Le Watchmen de Snyder n’est pas si grandiose que ça… Ce qui est bien c’est ce qui est repris du comic book, c’est à dire une bonne partie de l’histoire, donc à ce niveau là, ok.
    Mais ce que rajoute Snyder : c’est à dire les ralentis, le filtre gris/bleu dégueulasse, les bastons style surhommes… Ca n’a rien à faire dans Watchmen et le film en souffre.
    Et le choix d’acteur pour jouer Ozymandias est complètement à côté de ses pompes…

    Sinon dossier très sympa, même si personnellement, je ne reléguerais pas autant au second plan l’histoire au cinéma. C’est comme en BD, à partir du moment ou c’est un art narratif, autant qu’il y ait les deux, histoire et image.

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      Merck-El 17/11/2012 à 12:55 -

      Oui, il y a chez Snyder des choix que l’on pourrait remettre en question, je te l’accorde. Ozymandias est le personnage qui a le plus souffert de la « mise à jour ». On peut effectivement regretter ce désir d’actualiser Watchmen (il est d’ailleurs intéressant d’imaginer ce qu’aurait donné une éventuelle version par Terry Gilliam), et à côté de ça on ne peut pas s’empêcher d’être bluffé par certains partis pris visuels et même sonores (je pense notamment aux choix musicaux).
      Je tiens à ajouter au passage que quand je parle du Watchmen de Snyder, j’entends la version Uncut de 3h30.

      Maintenant, concernant le principe d’histoire au cinéma, il ne faut pas confondre « narration » et « intrigue ».
      Prends l’exemple de Koyaanisqatsi (je cite ce film car il est en lien direct avec Watchmen) : il y a une narration, mais pas d’histoire. Le tout porté par des images et des sons tous aussi uniques les uns que les autres.

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      Nathko 17/11/2012 à 18:12 -

      Le problème c’est comme toujours, les goûts et les couleurs. Tu cites le style de Snyder comme faisant souffrir le film. Moi je trouve que c’est l’inverse et que c’est surement du à deux (ou même plus) visions différentes des choses. Je trouve personnellement que Snyder sait justement se servir des ralentis et autres filtres (comme le faisait Ridley Scott il y a quelques années). Des éléments qui pour moi viennent sublimer non pas l’image mais ce qui ne peut être décrit par des mots. Je les compare souvent aux ralentis que l’on peut voir en sport (non pas pour prouver une faute mais ceux pour tirer le maximum de la beauté d’un geste, d’un courage particulier, d’une performance extrême). Ce sont pour moi des éléments qui, maitrisés à la façon Snyder, apporte de la beauté mais aussi du fond, une autre dimension à ce qu’il se passe, pas forcément visuellement (bien que ce soit indéniablement visuel à première vue), mais par exemple dans la tête du héros, etc. Difficile d’expliquer une sensation en fait :)

      Pour en revenir à la chronique, encore une fois je suis fan. Mais n’oublions pas qu’une équipe de rêve ne fera pas forcément un film de rêve et les exemples (comme les contres exemples) ne manquent pas ^^

      Bravo!

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    Mec j’ai pris le temps de lire… passionnant.


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