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Dossier – DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan

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Sommaire

On vous l’avait annoncé en début de mois, Septembre est spécial en bien des points. Il marque une nouvelle année qui verra un paquet de nouvelles choses arriver sur le site mais c’est aussi le mois qui représente la fin de la première année des NEW 52 (Year One). A cette occasion vous avez droit à un dossier par semaine. ON VOUS A MENTI !! MOUHAAHAHAHAHAH….non ce n’est pas vrai !

Voici donc le deuxième dossier du mois de Septembre qui arrive la troisième semaine. Oui, nous sommes nuls en maths chez DC Planet ! Pour ce deuxième dossier on se consacre au bilan de l’année écoulée, famille par famille. Vous pourrez donc vous faire une idée plus précise sur des séries que vous ne connaissiez pas ou que vous hésitiez à lire. Prochainement : Un dossier qui regarde vers le futur et ce que nous réserve le DCnU pour 2012-2013. Elle est pas belle la vie ?

Et comme toujours, on vous souhaite une bonne lecture et n’hésitez à donner votre avis!

L’avant New 52

Le début de la fin

75 ans d’histoire et d’histoires DC Comics ! Un passé marqué par les âges, par les morts, les résurrections, les crises et autres fins d’univers. Un véritable bonheur pour les mordus de continuité, un véritable casse-tête pour qui souhaiteraient s’y aventurer. Le DC Univers a depuis très longtemps, eu cette étiquette d’univers difficile à aborder, le réservant plus ou moins exclusivement aux lecteurs de longue date ou aux plus courageux !

En parallèle, en 2000, le cinéma accueille sa première grosse licence de superhéros au cinéma avec le film X-Men. Le succès est immédiat et va ouvrir la voie à la folie des adaptations que l’on connait aujourd’hui. L’univers Marvel, aussi  bien au cinéma qu’en comics se taille la plus grosse part du gâteau, loin devant DC Comics. La Distinguée Concurrence (DC) essaie alors de (re)lancer son personnage le plus iconique au cinéma avec Superman : Returns. L’échec est cuisant aussi bien au niveau critique que du box-office.

Pourtant DC Comics n’abandonne pas l’idée de passer devant. En 2010 Blackest Night arrive dans les étalages et c’est la claque. Succès critique et commercial (pour la firme) sont au rendez-vous. Ce crossover monstrueux touche presque la totalité des titres de l’époque et installe l’univers Green Lantern comme le summum de ce qu’il se fait en matière de comics à l’époque. S’en suit immédiatement après, Brightest Day qui se focalise surtout sur le retour de personnages secondaires mais qui une fois de plus, fait preuve d’une qualité exceptionnelle. Malheureusement cela ne suffit toujours pas à DC qui annonce un nouvel event pour l’été 2011 du nom de Flashpoint.

Alors que l’industrie n’y voit qu’un crossover de plus pour essayer de relancer le speedster qui a bien du mal à trouver son public, DC Comics prépare en coulisse l’une des plus grosse (sinon la plus grosse) annonce de l’industrie du comics. Toutefois l’event n’est pas à la fête puisque de qualité tout à fait discutable. Les auteurs se font quand même plaisir en inventer des nouvelles versions de chaque personnage.

C’est à partir de ce moment-là que les rumeurs les plus folles commencent à apparaitre. Tout d’abord certains notent que de nombreuses séries voient leur arc en cours se terminer durant l’été. Autre fait intriguant, les sollicitations qui annoncent l’avenir des différentes séries s’arrêtent également à Août. Les éléments en place sont alors évidents, DC prépare quelque chose d’énorme et toute la toile est en alerte car les soupçons de relance de la totalité de l’univers DC se font de plus en plus forts et l’on commence déjà à voir apparaître distinctement deux clans. Les « pour » et les « contre ». C’est en Juin que DC annonce en grande pompe ce qui n’était plus qu’un secret de polichinelle. Flashpoint se termine et le dernière double page fusionne 3 timelines en un seul univers. Les personnages Wildstorm se retrouvent face à des personnage DC ou encore Vertigo comme Swamp Thing. Le monde vient de changer…pour toujours!

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THE NEW 52 ! La bombe est lâchée et avec elle c’est un raz de marée médiatique qui commence. DC annonce qu’il relance l’intégralité de son catalogue et confirme dans la foulée l’arrivée de 52 numéros #1.

Des titres historiques tels qu’Action Comics qui avait passé la barre du numéro #900 et Detective Comics sont aussi touchés pour la première fois ! Pour cet évènement majeur, la maison d’édition souhaite ouvrir son univers aux nouveaux lecteurs en le rendant plus facile d’accès mais aussi et surtout en le modernisant pour l’ancrer dans une époque plus contemporaine mais sans perdre les fidèles. Le terme de reboot devient alors interdit (parce que ça fait peur) et c’est donc relaunch qui sera utilisé. Certains univers comme Batman et Green Lantern ne seront que partiellement impactés puisque ce sont les best-sellers de DC à ce moment-là. La grogne du mi-figue mi-raisin commence.

Une volonté de proposer en permanence 52 titres sous un même drapeau,  afin d’avoir la plus grande diversité d’histoires et de personnages dans son catalogue et s’adresser à différentes cibles, sans sacrifier la qualité.

L’ambition est clairement affichée, relancer son univers pour l’ouvrir à  de nouveaux lecteurs pour agrandir le marché d’une industrie des comics qui s’endort et s’enlise depuis de nombreuses années. DC Comics a posé ses bonbons sur la table et ils se sont arrachés comme des petits pains. Le succès est immédiat, DC passe devant Marvel qui ne croit pas un seul instant à la longévité du projet alors qu’aujourd’hui les deux sont au coude à coude. Un an après le pavé, où en sommes-nous ? Bilan !

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Justice League

Du lard et du cochon

Pour simplifier les choses et surtout pour bien différencier le ton des 52 nouveaux titres, DC les a réuni par familles.

Justice League…vous connaissez tous ce titre aujourd’hui, ne serait-ce que par l’évènement people de ce début de mois : Superman et Wonder Woman se bécotent au clair de lune ! Justice League est le premier titre des NEW 52 à avoir vu le jour le 31 Aout dernier (officiellement les NEW 52 ont commencé en Septembre). Il est alors considéré comme le Flagship de l’évènement (le titre vitrine) et devient la figure de proue de DC. Pour cela il ne fallait rien de moins que les deux plus grandes stars de la compagnie sur le titre à savoir Geoff Johns et Jim Lee. Le titre se révèle très superficiel mais d’une beauté à faire pleurer des paillettes ! Véritable no brainer, Justice League se regarde plus qu’il ne se lit et c’est là son principal défaut. Les différents membres de la ligue ont des caractères qui ne correspondent pas du tout à ce qu’ils sont dans leurs titres respectifs, les relations sont totalement primaires et en 5 ans ils ne semblent rien avoir appris si ce n’est ne pas pouvoir faire confiance. Le problème du titre vient surtout de son rythme et de son apparente superficialité. Toutefois, une lueur d’espoir de voir apparaitre un peu de profondeur dans le titre arrive avec le #12 où pour la première fois une dynamique de groupe se dessine… mais pas forcément pour le meilleur ! La suite s’annonce heureusement sous de meilleurs auspices.

Du coté des succès, il faut saluer la performance de Johns sur Aquaman (qui doit aussi beaucoup au talent d’Ivan Reis aux dessins). Si personne n’avait parié sur le titre, c’était sans compter sur le savoir-faire de Johns pour redorer le blason de personnages oubliés. Les premiers numéros sont un concentré de fun, de blagues et de badasseries. Peu à peu l’histoire se tourne vers le passé assez sombre de l’homme poisson. Les ventes sont là, et la critique est dithyrambique.

Autre surprise, le virage à 180° de Wonder Woman. Brian Azzarello se fait un malin plaisir de jouer avec  la mythologie grecque sortant ainsi l’héroïne du carcan super héroïque. Véritable drame à la grecque avec ses Dieux, Demi-Dieux et Hommes qui se tirent la bourre joyeusement sur fond de trahison. Une année où Cliff Chiang donne à Wonder Woman une personnalité visuelle forte, la faisant presque virer dans le genre horrifique. Du très bon !

Flash n’est pas en reste puisque Buccelato et Manapul sont de mèche sur le scénario et sur le dessin. Commençant sur les chapeaux de roue, la série est à l’image de son personnage : elle va à mille à l’heure. Le véritable point fort est sans conteste le coté artistique du titre. Le découpage audacieux et proche de la perfection de Manapul donne à la lecture une fluidité digne du coureur ! Une très bonne année pour le Flash même si le titre commence à montrer quelques signes de fatigue.

Captain Atom, Mister Terrific et Justice League International sont pour moi les titres sous évalués. Captain Atom a pendant un an raconté l’histoire d’un humain devenu l’équivalent d’un Dieu, capable de tout, se posant constamment la question de sa place dans l’univers et de sa mission. Pas une mauvaise lecture en soi et qui doit mieux se lire en volume relié plutôt qu’en single.

Mister Terrific c’est une histoire assez riche d’un homme à l’intelligence surréaliste sur fond de science, de super héroïsme et une partie de jambe en l’air avec Powergirl. Cette série a été annulée mais son personnage prend une nouvelle dimension dans le titre Earth 2. Chez DC la philosophie c’est « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! ».

Justice League International c’est un peu le modèle de diversité de DC. Malheureusement le titre n’arrivera pas à se trouver, enchainant les membres (et les faire mourir) aussi rapidement que je perds une partie de Monopoly (et je suis vraiment très nul !). Dommage parce qu’il y avait de l’idée.

Dans le panier des titres « c’était mieux avant » et qui n’ont presque aucun intérêt on trouve Green Arrow, Hawkman et Firestorm. Si sur les deux premiers il n’y a presque rien à dire tellement les titres sont vides, Firestorm tire quand même son épingle du jeu. Des concepts intéressants sont intégrés mais on sent que Gail Simone n’est pas à son aise avec le personnage et commet de nombreuses maladresses.

Enfin, pour terminer, l’unique DC Universe Presents. Ce n’est pas une série à proprement parler puisqu’il s’agit, pendant un certain nombre de numéros, de mettre en avant des seconds couteaux du DC Univers qui n’ont pas droit à une série pour eux. On compte 4 « arcs » avec  dans l’ordre, Deadman, les Challengers of the Unknown, Vandal Savage et sa fille et Kid Flash. Les trois premiers n’étaient pas mauvais avec quand même une mention spéciale pour Vandal Savage qui m’a scotché du début à la fin ! Par contre celui concernant Kid Flash ne vole pas plus haut qu’au ras des pâquerettes.

Le premier groupe s’en sort honorablement avec des titres très très bien réussis sur lesquels vous pouvez vous jeter sans réfléchir, d’autres qui seront une affaire de goût et de cœur, et le reste qui est presque à oublier. Le prochain groupe n’a pas cette chance !

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Super-Family

Il est où Super?

De loin la plus petite famille chez DC, elle est aussi qualitativement l’une des plus mauvaise…ça la fout mal pour au moins l’un d’entre eux qui n’est ni plus ni moins que le superhéros le plus iconique de tous les temps : Superman.

Répartie sur 4 titres dont deux consacrés au boyscout, c’est aussi le groupe qui a probablement subit les mutations les plus fortes (ressenti multiplié par le statut de Superman). Ainsi Action Comics, vieux briscard des séries de comics est redémarré et pris en charge par le bipolaire Grant Morrison. Attendu comme le messie, celui qui devait sauver Superman de la dérive intergalactique dans laquelle il était tombé depuis quelques temps. La série prend place 5 ans avant le « présent » des NEW 52 et nous raconte le chemin parcouru par le jeune homme pour devenir Superman. Malheureusement son run est d’une inconstante frustrante, conjuguant les très bons numéros et d’autres vraiment limite. Avec Morrison il faut souvent attendre la fin pour pouvoir apprécier son travail, mais force est de constater que pour le moment, il ne se dégage pas vraiment d’unité dans son récit et on a du mal à discerner une direction, une conclusion au titre. Le dessin de Rags Morales n’aide pas non plus, puisque l’artiste est maladroit et il semble qu’un titre mensuel ne soit pas adapté à son rythme de travail qui parait plus proche du brouillon propre que de planches finies.

Le problème c’est que c’est encore pire sur son titre principal…Initié par Georges Perez les premiers numéros sont surfaits, sur écrit et totalement pataud. On a l’impression de manger une brique de tofu trop tassée ! Du coup Big Blue est limite ringard, non seulement dans l’écriture mais aussi dans le dessin comme le laisser présager la cover de Superman #1. Pourquoi ne pas avoir simplement fait un premier arc totalement fun et débrider et intégrer seulement après l’aspect « conséquences » avec des enjeux plus importants plutôt que de nous assommer avec des monologues d’un ennui profond ?

La suite n’est pas glorieuse et les changements d’équipe ne parviennent pas à relever le niveau qui est tout juste passable. Maitenant c’est au tour de Scott Lobdell et Kenneth Rocafort de sauver le titre et autant vous le dire tout de suite, si du côté de Rocafort il n’y pas vraiment d’inquiétude à avoir, nous ne sommes pas à l’abri des sautes de qualité de Lobdell ! Les regards se tournent surtout sur un certain anniversaire, avec un film très attendu, et une série nouvelle série qui l’est tout autant, pour 2013. Prenez votre mal en patience fans de Superman, 2013 sera notre année !

Vous pensiez que c’était terminé ? Superman n’est peut-être pas au top de sa forme mais la palme de la super-nullité revient à Superboy qui depuis le début, est franchement à plaindre…et devinez qui en est l’auteur ? Lobdell ! Oui celui-là même que nous attendons sur Superman ! Le titre souffre des mêmes problèmes que lorsque Perez était sur Superman. Trop écrit, trop lourd dans sa narration, des dessins sans une once d’âme…le titre manque réellement de personnalité. Superboy est une coquille vide alors que pourtant son histoire n’est finalement pas si mauvaise. Je me suis même parfois surpris à ne regarder que les images en évitant les bulles pour éviter de faire comme quand je zappe à la télé en lui disant de se taire…Le titre est également très (trop) étroitement lié à Teen Titans (lui aussi écrit par Lodbell) pour se trouver une identité propre.

Heureusement que la cousine Kara est là pour sauver les meubles ! Véritable surprise dès le premier numéro, Kara débarque sur Terre lorsque son vaisseau se crash en Sibérie (on peut faire plus accueillant). Les débuts sont palpitants car la jeune Kara est alors prise à partie instantanément, complétement désorientée, avec des pouvoirs dont elle ne sait rien, dans un environnement qu’elle ne connait absolument pas ! L’aspect psychologique de cette véritable agression est la force des débuts du titre. Petit à petit ce souffle s’épuise tout comme les dessins de Mahmud Asrar. Le dernier numéro me fait mentir de ce côté car Mahmud Asrar retrouve son niveau du début. Il faut maintenant à Kara trouver sa place et lui donner une direction afin que le titre peine toute son ampleur.

Vous l’aurez compris, les Super-fans sont assez mal servis pour le moment et la Super-Family n’en est pour l’instant pas vraiment une. Les sollicitations des mois prochains nous offriront le premier crossover des trois séries et j’espère sincèrement que les choses se mettront en place à ce moment-là. En attendant, il faut croiser les doigts pour que Lobdell améliore son niveau de jeu.

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Bat-Family

Une famille nombreuse!

11 titres sur 52 ! 20% de la première vague est constituée de titre sur la famille Batman. DC sait que son chevalier noir se vend très bien et capitalise sur ce succès. Alors, est-ce qu’à tirer autant sur la ficelle et la Batfamily  finirait-elle déjà par se dégrader ? Si l’univers du Chevalier Noir ne s’est  pas vu effacé totalement, le passage de la tornade NEW 52 permet à DC Comics de passer un petit de gomme par ci par là et simplifier un peu son histoire. Le premier changement qui pose plein de questions est celui des 5 d’activités de Batman et de ses 4 (ou 3) Robin. Ont-ils tous été Robin ? Combien de temps ? Pourquoi ont-ils passé le flambeau ? Quel âge ont-ils réellement ? Etc. Des réponses assez maladroites commencent à apparaitre et il est obligatoire que DC y réponde. Mais pas tout de suite. Les personnages féminins ne sont pas en reste. Ainsi seule Barbara Gordon a enfilé le masque de Batgirl, exit donc Stéphanie Brown et Cassandra Cain.

Je ne peux évidemment pas vous parler de Batman sans vous parler de l’homme qui est derrière depuis près de 2 ans maintenant à savoir Scott Snyder (rien à voir avec Zack !). Débutant avec le désormais célèbre Sombre Reflet acclamé par la critique il continue aujourd’hui à faire marcher son talent sur la série Batman avec un très bon run du nom de La Cour des Hiboux, sublimé par les dessins de Greg Capullo. Jetez-vous dessus c’est vraiment excellent ! Les autres titres Batman ne sont malheureusement pas aussi bien lotis puisque Detective Comics et The Dark Knight sont des catastrophes et ne se vendent que sur le nom de Batman. Deux titres que vous pouvez oublier, ou si vous aimez les beaux dessins, jetez un œil à The Dark Knight.

Après Batman, c’est le tour des sidekicks et ils s’en sortent plutôt pas mal. Ma préférence va très largement à Batman & Robin qui dépeint très bien la relation « tumultueuse » des débuts entre le père et le fils pour évoluer de manière naturelle. Je ne vous en dis pas plus c’est à vous de lire, mais vous passerez assurément un bon moment de lecture ! Dick Grayson revient en Nightwing mais lassé du bleu il opte pour le rouge à l’occasion des NEW 52. Après un départ canon, la série se maintient à un niveau satisfaisant. Pas indispensable, vous pouvez quand même vous pencher dessus, surtout si vous être fan du personnage. Enfin, Jason Todd le maltraité (euphémisme) revient directement sous les trais de Red Hood et avec une équipe. Ce titre fait d’ailleurs partie des deux qui ont fait grincer des dents bon nombre de la cause féminine puisque Starfire, membre de l’équipe est hypersexualisée. Une critique justifiée sur le premier numéro puisque Starfire sert un peu d’objet à la populace. Toutefois, des explications arrivent dans les numéros suivants justifiant quelque peu son comportement qui ne se résume (heureusement) pas qu’à cela. Le tout est dessiné par le génialissime Kenneth Rocafort (<3) donc forcément c’est très beau ! Un titre plaisant à lire et bien fun !

L’hyper sexualisation, Catwoman en connait un rayon puisque c’est le deuxième titre à créer le scandale. La scène « olé olé » avec Batman fait virer au vert beaucoup de monde et le premier numéro nous jette à la figure une poupée gonflable. En soit ce n’est pas vraiment gênant puisque le personnage transpire la sexualité de toute façon. La manière de faire, très maladroite, est le coupable dans l’affaire. Guillem March qui est au dessin et c’est très plaisant à regarder si l’on n’est pas trop difficile sur l’anatomie. Ceci dis, le titre n’est pas mauvais, mais comme pour beaucoup, il n’y a toujours de moments où l’on se dit : « c’est bon j’adore ».

On reste chez les filles avec Batwoman qui est le coup de cœur d’Harley (celle de l’équipe hein !). Une histoire très touchante, très intéressante qui mène plusieurs genres de front, entre enquête policière et légendes urbaines sous les magnifiques traits de J.H. Williams III, qui se jette au scénario aussi avec W. Haden Blackman! Viens ensuite Batgirl qui nous raconte le retour de Barbara Gordan dans ses collants de super héroïne et comment elle s’y adapte. C’est sympa mais le manque d’une véritable menace fait que finalement on ne s’inquiète pas plus que cela pour l’héroïne. On pourra en dire la même chose à propos de Birds Of Preys. Le départ de Gail Simone à l’arrivé de NEW 52 a fait du mal à la série qui manque toujours aujourd’hui d’un certain souffle pour vraiment captiver.

Ne reste plus que le Batman Africain en la personne de Batwing. Tout comme Nightwing le départ est canon mais peu à peu le titre perd de son aura. Elle reste tout à fait intéressante malgré cela et fait aussi plaisir aux yeux. Jetez y un œil car « la dimension politique » du titre reste assez unique dans un titre de superhéros !

Un autre titre fera son apparition dans le mois de septembre centré sur un personnage anciennement membre de la Cour des Hiboux. Écrite par le protégé de Snyder et responsable de la backup story sublime se trouvant dans Batman #0, c’est une série que nous attendons de pied ferme !

Le bilan pour la bat-family est donc globalement positif mais il faut vraiment que DC ne se concentre pas uniquement sur cet univers. La multiplication des titres peut faire peur quant à leur qualité mais aussi pour la cohérence de l’ensemble qui pour le moment n’est pas ce qui se fait de mieux. 3 titres uniquement pour Batman c’est trop. Il faudrait en supprimer un et changer la ligne éditoriale de l’autre pour que celui ait une véritable direction, unique pour avoir un véritable attrait. Attention DC à ne pas nous faire avaler du Batman à toutes les sauces sous peine de le vomir par tous les trous!

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 38Green Lantern Univers

Voir la vie en vert!

Si vous ne devez retenir qu’un seul nom sur Green Lantern c’est bien celui de Geoff Johns ! L’univers des policiers de l’espace était à bout de souffle et n’était, disons le franchement, pas du tout le gagne-pain de DC. Un homme a changé la donne et a fait de l’univers GL l’un des plus cool du catalogue de la compagnie de la page courbée. En 2004 le bougre prend les commandes et ne les lâchera plus. Pour donner un nouveau souffle il ramène Hal Jordan, le Green Lantern Corps et va étendre la mythologie de cet univers vers des niveaux stratosphérique. Il va ainsi jouer avec les émotions et intégrer autant de nouveau corps de Lanterns. On assiste alors à un joyeux festival de couleur, de beaux bains de sang, des guerres ravageuses et des titres d’une qualité incroyable. La vision de Geoff Johns de l’univers GL est d’une solidité sans faille qui donne une réelle cohérence à l’ensemble des titres qui fonctionnent de concert.

Ce succès retrouvé ne pouvait pas être jeté à la poubelle. Le commencement de Green Lantern est donc la suite directe de ce qu’il se passe avant les NEW 52 et permet tout de même un point d’entrée pour les nouveaux lecteurs. Le scandale de la réintégration de Sinestro dans le Corps des Green Lantern reste totalement justifié pour les évènements qui suivront et donnera même lieu à de belles situations avec Hal Jordan. Johns dirige son univers d’une main de maitre et continue de développer sa thématique autour des émotions. Cette fois ce ne sont pas les Corps qui sont au cœur de la problématique mais bel et bien les schtrumphs maléfiques Guardians de l’univers et atteint d’une « controlite aigue ».

L’univers Green Lantern ce n’est pas que Green Lantern. Composé de 3 autres titres, Green Lantern Corps est directement connecté à la série principale alors que pour New Guardians et Red Lantern sont plus insidieux. Ces deux dernières séries ont tout de même mis un certain temps à trouver leurs rythmes mais Red Lantern reste la série la plus inconstante qualitativement. Après avoir passé un an à faire monter la pression autour des Guardians et de leur fourberie, Johns réunit tous ce beau monde dans un crossover qui s’annonce encore une fois démentiel puisque l’existence même de l’ensemble des Corps est menacée par la folie des hommes bleus.

L’appellation Green Lantern Univers est sans doute la moins usurpée de toute. Un univers se propage sur 4 titres permet de développer suffisamment de facettes pour lui donner la place nécessaire de s’étendre tout en gardant un minimum de contrôle sur la cohérence de l’ensemble. De plus Urban fait très bien les choses puisque l’éditeur français vous a réuni les 4 titres dans un seul et unique magazine. Idéal pour suivre ce qui est sans aucun doute le groupe le mieux géré !

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 39

Young Justice

La jeunesse en quête de reconnaissance!

Normalement les grands font les erreurs pour que les jeunes qui arrivent après ne fassent pas les mêmes…DC n’a pas du comprendre le principe d’expérience et met en danger sa jeune génération. Ainsi Teen Titans qui est la série la plus importante du groupe ne donne absolument pas l’exemple. Comment voulez vous que les autres ne suivent pas…

Écrite par Scott Lobdell, elle souffre non seulement des mêmes problèmes que Superboy, mais ici le casting est multiplié par 6 ou 7 (c’est vous dire si les personnages m’ont marqué). C’est encore ce manque de personnalité, de caractère des personnages qui est problématique. Aucune véritable dynamique de groupe. Le cast sert principalement de punchingball et le pire c’est que ce n’est pas fun pour deux sous mais c’est très beau ! Alors oui nous avons quand même eu le droit à deux, trois numéros qui sortaient vraiment du lot dans lesquels on pouvait entrevoir, pour une fois, de vrais teenagers interagir les uns avec les autres dans des moments drôles et parfois intimes. Sauf que monsieur Lobdell est un sadique et qu’il vous tue tout espoir dès le numéro suivant… Je ne vous parle même pas du crossover avec Superboy et Legion Lost nommé The Culling, sorte de Battle Royal du pauvre ! Crossover prétexte à l’introduction d’une nouvelle série The Ravager (seconde vague) meilleur que les précités mais très moyenne et totalement dispensable tout comme Legion of Superheroes

On va continuer dans la même veine avec Static Shock qui n’était pas si mauvais (en tout cas sur la fin) mais de toute façon les premiers numéros lui ont été fatals puisqu’il n’a pas trouvé son public. L’annulation a été rapide et sans douleur nous confirme-t-on ! La touche finale sera Hawk & Dove qui souffre ici…de…euh…du Liefeld effect. C’est un truc qui consiste à faire des personnages complétement disproportionnés et des histoires inintéressantes tout en se prenant pour un dieu. Au secours. Série annulée au bout du 8ème numéro il me semble. J’ai presque envie de dire « normal » !

La seule série qui s’en sort correctement c’est Blue Beetle qui est fun à lire. Sans casser des briques, elle fait son petit bonhomme de chemin dans les méandres du groupe « jeune » de DC. Je ne sais pas si les ventes sont bonnes mais il serait dommage de la supprimer.

Pour résumer, si vous voulez passer du bon temps avec les héros Teen Titans, il faut aller du côté du dessin animé Young Justice qui lui, tient son rang avec des qualités que l’on peut compter sur 12 doigts tellement c’est bien ! Vous voilà prévenus !

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 40

The Edge

Les gentils vilains méchants bons

The Edge chez DC c’est les séries pas simples à classer mais qui me donnent l’impression de se situer entre deux groupes dont un commun : The Dark. C’est simplement un sentiment personnel. Rien de scientifique là-dedans. Tous trempent dans un univers qui ne sent pas le poney polly pocket rose, où la frontière entre ce qui est bien, ou ce qui est mal est plus tenue du fait de la relative ambiguïté des personnages.

Dès l’annonce de ce groupe deux titres m’ont interpellés. Sans doute parce que je n’arrivais pas à imaginer quelle place ils pourraient avoir dans le DCnU. Blackhawks et Men Of War avaient donc toute mon attention. Grand mal cela a été puisque les deux titres ont été annulés très vite.  La première vague leur est fatale mais DC continue et nous propose un nouveau titre « militaire » du nom de G.I. Combat. C’est un peu taillé dans la même roche, mais avec un peu plus de fun et de super-fantasy. Un nouveau titre a fait son entrée ce mois-ci avec son numéro #0. Il s’agit de Team 7. Un autre groupe paramilitaire prenant place 5 ans dans la passé puisque réunissant des têtes qui vont de venir bien plus, telles que Deathstroke, Black Cannary, Amanda Waller ou encore Grifter. Début classique mais bien construit. A juger sur la longueur !

Stormwatch et Suicide Squad sont les deux seules « équipes » du groupe mais ne sont pourtant logées à la même enseigne. Les débuts de Suicide Squad sont un peu poussifs et certaines bonnes idées sauvent le titre de la misère. Si sur le papier le concept de cette équipe d’outsiders et charmante, l’exécution est encore une fois à la ramasse. Stormwatch est un cas un peu particulier car pour ceux qui suivait Wildstorm il ne s’agit ni plus ni moins que de la série The Authority qui débarque de DCnU. Assez décousu, la série possède un capital charme qui fait que je continue de la lire. Le changement d’auteur en cours d’année marque aussi une petite évolution vers le haut qualitativement parlant et les dessins sont souvent des très bonnes factures.

Voodoo, Grifter et Deathstroke  font tous les trois partie de cette liste de titres dont je n’ai lu que les tous premiers numéros. Non pas qu’ils n’étaient pas intéressants mais vous avez 52 #1 dans les mains vous avez tendances à vite faire une sélection naturelle entre ce qui retient votre attention et les autres que vous avez déjà oublié…toutefois, il se pourrait que je donne une chance à Voodoo en volume relié et que je me replonge dans l’histoire de Slade avec le départ de Liefeld.

O.M.A.C est un peu titre à part du reste car pour ceux qui lisaient DC avant le relaunch, ces 4 lettres sont synonymes de bien de malheurs et c’est dans doute la raison principale qui m’a poussé vers le titre ! Exubérant, et authentiquement fun à lire, l’histoire et le personnage n’était pas plus construit que cela et pourtant…son arrêt assez brutal est sans doute pour quelque chose dans le fait que je me souvienne de ce titre avec beaucoup de plaisir.

La meilleure série du groupe c’est All-Star Western. Déjà ce n’est pas souvent que l’on à droit à un comics prenant place à cette époque du 19ème siècle, mais en plus le cadre est centré sur le passé de Gotham ! N’ayant jamais lu aucun titre de Jonah Hex je n’avais donc aucune idée de ce qu’était le personnage. Bonne pioche! Le duo que forme Hex le blasé, grisonnant, flingueur miro et Arkham l’intellectuel décadent est d’une bizarrerie attractive qui couplé avec les dessins de Moritat donne au titre un vrai charme.

The Edge c’est un peu comme mes triceps… ça pend et c’est mou et pourtant je m’en sers. C’est surtout la ligne éditoriale du groupe que je critiquerai car il n’est pas du tout homogène. Il ressemble plus à un fourre-tout qu’a quelque chose de construit avec une réflexion sur sa direction. Du coup le mieux est de prendre les titres pour ce qu’ils sont et non pas dans ce qu’ils peuvent s’inscrire même si on a vu par exemple, Suicide Squad tenter un rapprochement avec le reste du DCnU.

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 41

The Dark

Il fait tout noir j’ai peur…

Dark. Rien que d’entendre ce mot fait hérisser mes poils de bras. L’utilisation de ce mot est devenu tellement « in » qu’on le met à toutes les sauces et surtout à celle pseudo emo. Comme le disait le grand philosophe Philippe Catherine « ça m’énerve » ! J’avais tout faux pour mon plus grand plaisir.

Pour illustré cette tendance je vais me servir d’I,Vampire. Annoncé comme une histoire d’amour de vampire. Ni une ni deux j’ai vu dans cette série le moyen pour DC de surfer comme un cochon sur la vague Twilight. J’ai donc ignoré cette série pendant 3 mois, puis par curiosité j’ai quand même lu le premier numéro. Coup de foudre instantané. En douze numéros la série est allée crescendo. Joshua Hal Fialkov réinvente l’histoire de vampire et n’hésite pas à bouleverser à plusieurs reprises le statut quo du titre. Il suffit de lire les 12 volumes d’une traite pour se rendre compte de la puissance de l’œuvre ! Visuellement c’est sombre, dans un style très marqué, le titre est d’une beauté sans nom et Andrea Sorrentino fait désormais partie de mes artistes préféré. Je n’ai pas assez de superlatif pour I,Vampire qui est ma plus grosse claque de ces NEW 52.

Deux autres titres jouent dans la catégorie « proche de la perfection ». Animal Man et Swamp Thing. Jeff Lemire (aussi discret que talentueux) et Scott Snyder construisent deux séries en parallèle dont la cohérence et la qualité devraient être un modèle pour tous ! En véritables architectes ils assurent une qualité constante depuis 12 numéros. Si vous ne les lisez pas encore, ne vous arrêtez pas à l’aspect visuel, vous risqueriez de le regretter ! Une autre série vient s’attacher au crossover. Frankenstein et son équipe du S.H.A.D.E. chassent les monstres du DCnU en « secret » et devraient intervenir plus ou moins directement dans la guerre contre le « Rot »

En parlant de monstres, la série Demon Knight est également d’un très bon niveau bien que les choses trainent un peu en longueur. La série reste toutefois un peu à part du reste des autres puisque se passant à l’époque des chevaliers de la table ronde même. Demon Knight est le genre de titre fantasque, réfléchi et diversifié que DC prétendait vouloir faire.

Justice League Dark qui fait également son petit chemin après un démarrage timide, la série trouve son rythme et sa direction. S’intégrant dans la partie Magie de l’univers DC, la série fait la part belle au mystique. Elle est connectée au reste de l’univers par un crossover avec I,Vampire et l’agence gouvernementale A.R.G.U.S. chargée de surveiller tous ces êtres extraordinaires. La reprise du titre par Jeff Lemire propulse ensuite le titre dans les hautes sphères qualitatives alors que Mikel Janin reste au dessin et assure des planches de toute bôtay ! L’event Trinity War prévue pour 2013 et dans lequel la Justice League Dark aura son rôle à jouer, pourrait lui apporter la lumière qu’elle mérite !

Il ne faut pas oublier Resurrection Man que je n’ai malheureusement pas suivi après quelques numéros n’y trouvant pas mon compte. Toutefois, la série est assez originale de par les pouvoirs du héros. Un petit mot sur Phantom Stranger sorti ce mois-ci et qui pour l’instant n’est pas du tout à la hauteur de ces promesses, surtout pour un titre concernant l’un des 3 membres de la Trinity Of The Sins

Le groupe The Dark est sans conteste le meilleur de tout le catalogue DC. Véritable trésor recelant de nombreuses pépites, la fusion des personnages Vertigo dans l’univers DC se fait tellement naturellement qu’on se demande pourquoi ça n’a pas eu lieu plutôt. L’autre révélation de ce groupe c’est Jeff Lemire. Ce mec est un génie ! On n’oubliera pas une ligne éditoriale sans faille qui devrait aller faire un petit du côté d’autres groupes pour leur apprendre à gérer leurs titres !

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 42

Les Rebels

Ils se la jouent solo

Dans la ligne NEW 52 il reste quand même 4 titres que je n’ai pas réussi à caser parce que vraiment atypiques. Le premier est Dial H. Tenté de la mettre dans The Edge, puis The Dark, cela ne semblait pas coller. Dial H marche presque sur les terres de Ressurection Man mais réussit à établir son approche particulière des super pouvoirs très rapidement puisque de la même manière que Resurrection Man obtient de nouveaux pouvoir à chaque résurrection, ici, c’est H-Dial, une cabine téléphonique magique qui « créée » temporairement un son utilisateur en super-héros. La grande force de ce titre est son univers absolument unique, inventif qui parait complètement fou ! Donnez-lui sa chance, elle vaut le détour !

Le deuxième titre est National Comics. C’est un peu la même chose que DC Universe Presents sauf qu’ici c’est un numéro, une histoire. C’est ce que l’on appelle un one-shot. Deux numéros ont vu le jour pour l’instant et que j’ai vraiment apprécié ! Ça a l’air mieux maitrisé, mais il est vrai qu’un seul numéro semble quelque peu restrictif par moment.

Les deux derniers pourraient figurer dans un groupe à eux-seuls. Earth 2 et World’s Finest suivent les aventure des personnages d’une terre parallèle du nom de Earth 2 (ou Terre 2 en french). Earth 2 (la série) est un peu un « what if » de la Justice League. Attaquée par une horde de parademons, la trinité de la Terre 2 n’a pas d’autre choix que de se sacrifier pour sauver la planète. L’armée repoussée et un court temps de paix plus tard, un nouveau mal débarque « The Gray ». James Robinson en profite pour réinventer les personnages de la feu JSA et nous les présente avant qu’ils ne deviennent une équipe. Le premier arc amorce une thématique qui devient de plus en plus forte qui prend la forme ici du Green avec Green Lantern, représentant la force de la vie et la nature. De l’autre nous avons « The Gray » sous les traits de Solomon Grundy qui est l’incarnation de la mort et du néant. Excellente surprise dès le premier numéro, Earth 2 est une série sur laquelle il faut compter.

Pour World’s Finest les débuts sont plus compliqués puisque la série souffre de la présence de George Perez qui sur-écrit le titre de la même manière qu’il a sur-écrit les débuts de Superman… Son départ donne un nouveau rythme à l’ensemble qui peine à trouver un menace valable.

Viennent ensuite les mini-séries ou les one-shots. J’ai déjà cité National Comics, mais il faut compter aussi sur Penguin Pain and Prejudice, The Shade, Huntress, Night Force, T.H.U.N.D.E.R. Agents ou encore The Ray. Dans le lot il n’y a rien à jeter. La qualité est là et il ne faut pas vous en priver. En espérant qu’Urban Comics nous fasse le plaisir de les éditer en France ! Croisons les doigts.

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 43

Le BIG Bilan

La Première Vague
1. Justice League 27. Green Lantern
 2. Justice League International 28. Green Lantern : New Guardians
3. Captain Atom 29. Green Lantern Corps
4. The Flash  30. Red Lantern
5. Aquaman 31. Teen Titans
6. Wonder Woman  32. Static Shock
7. Green Arrow 33. Hawk & Dove
 8. Mr Terrific 34. Blue Beetle
9. The Fury of Firestorm 35. Legion of Super Heroes
10. The Savage Hawkman 36. Legion Lost
 11. DC Universe Presents  37. Stormwatch
 12. Action Comics  38. Voodoo
 13. Superman 39. Grifter
 14. Supergirl  40. Deathstroke
 15. Superboy 41. Suicide Squad
 16. Detective Comics  42. O.M.A.C.
 17. Batman 43. Blackhawks
 18. Batman : The Dark Knight 44. Men of War
 19. Batman & Robin  45. All-Star Western
 20. Batwing 46. Justice League Dark
21. Batgirl 47. Swamp Thing
 22. Batwoman  48. Animal Man
 23. Nightwing  49. Frankenstein : Agent of S.H.A.D.E.
 24. Catwoman  50. I, Vampire
 25. Red Hood and the Outlaws  51. Resurrection Man
 26. Birds of Prey  52. Demon Knight

Un après cet évènement majeur qui a donné un gros coup de fouet à DC et a par la même occasion sonné le début d’une nouvelle ère pour la DC Comics. La firme trainait alors derrière Marvel de manière permanente autant en chiffre de ventes mais l’industrie elle-même était en chute libre. L’entreprise a alors préparée un savoureux plan de reconquête de de relance qui a fait le tour du monde des médias tellement la chose était gonflée ! Aujourd’hui si l’on parle uniquement en termes de ventes, on peut dire que ce relaunch est un succès absolu pour DC. En y regardant de plus près on constate même que sur la même période par rapport à l’année dernière, les chiffres de manière globale sont en hausse.

Qu’en est-il de la qualité ? En tant que pur fan de DC, je suis entré par la porte « difficile », batailler pour trouver un ordre à 75 ans d’histoire, dénicher les classiques et surtout me faire ma propre idée du DC Univers. Pourtant lors de l’annonce de ce relaunch je n’ai pu m’empêcher d’être heureux. Heureux parce que je me disais qu’enfin, cet univers particulier aller pourvoir s’ouvrir à tous. Heureux parce que moi-même, en avançant dans mes lectures je commençais déjà à sentir ce poids des âges et la nécessité d’une modernisation de l’ensemble. La réponse à la question est simple. Chez DC, mes achats se résumait donc à Batman et du Green Lantern de manière suivie alors que je ne cherchais que les titres important dans les autres série. Aujourd’hui je suis presque la totalité des séries qui sortent ou en tout cas je leur donne leur chance. Et cela simplement parce que je peux commencer dès le début !

En regardant dans le rétro de cette année passée, la première vague de NEW 52 s’est vu raccourcir de 10 titres ( Static Shock, Mister Terrific, Voodoo, OMAC, Captain Atom, Justice League International, Resurrection Man, Hawk and Dove, Blackhawks, et Men of War). Bien sur DC les a remplacé par 10 nouveaux titres pour garder son adage “Keep it always new, always 52”. Le résultat est que Justice League #1 est le titre le plus vendu de l’année 2011, que DC a gardé la couronne de #1 pendant plusieurs mois avant que Marvel ne sorte la grosse artillerie avec Avengers vs X-Men et pendant cette période, et que Aquaman vend plus que tous les autres titre de Marvel.

Dossier - DC Comics : Un an de NEW 52 : Le Bilan 44

Du coté des artistes il y a les valeurs sures qui ont tenu leur rang, d’autres se sont complètement révélés et sont en train de construire des histoires d’une qualité exceptionnelle alors  que d’autres déçoivent. DC prend donc son relaunch à bras le corps et expérimente, essaie de nouvelles choses, n’hésitant pas à supprimer ce qui ne fonctionne pas et gardant toujours l’envie de prendre des risques.

En France les choses sont encore plus folles puisqu’il faut ajouter l’arrivée d’Urban Comics qui édite maintenant le catalogue DC Comics dans l’hexagone et le moins que l’on puisse dire c’est que notre tendance à la révolution à encore fait des siennes. Une petite ligne donc pour remercier l’équipe d’Urban Comics pour le travail monstrueux qu’elle accomplit pour permettre au plus grand nombre de tenter l’aventure DC Comics dans les meilleures conditions possibles.

Bien qu’ils ne plaisent pas à tout le monde, les NEW 52 ont remis DC Comics dans la course en plaçant la firme en véritable « rival » de Marvel et non plus en tant qu’éternel outsider. Soutenu par une promotion sans faille et une ligne éditoriale qui semble enfin contrôlée DC Comics prouve que le comics n’est pas mort et que le cinéma n’est pas la porte d’entrée principale. Malgré les critiques et les maladresses, l’objectif de remettre à lecture de comics ceux qui l’avait laissé tomber ou d’y mettre ceux qui n’y avait jamais gouté, est atteint. Rien que pour ça : BRAVO !

Maintenant il faut regarder devant, l’année deux commencera réellement en octobre et avec les nombreux indices laissés ça et là dans les différents titres, on ne peut qu’être excités par un avenir qui semble décidément vouloir nous faire rêver! On en reparle très bientôt dans un prochain dossier!

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