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Critique Injustice année un
Injustice Année Un: 1ère partie
Les points positifs :
  • Superman pète les plombs !
  • Caractérisation formidable.
  • Des rebondissements inattendus

Les points négatifs :

  • La qualité fluctuante au niveau graphique
  • Pas grand chose d’autre, en fait !

« J’ai du Jimmy plein mes chaussures. » – Joker


  • Scénario : Tom TaylorDessin : Jheremy Rapaack, Mike S. Miller, Alex Gimenez Couleur : Andrew Elder


Disponible à la PCE (mais pas trop), cet ouvrage s’est fait désirer, car seul un carton était disponible à la vente. J’ai réussi à mettre la main sur un des exemplaires avant la rupture de stock, je vous dis ce que j’en ai pensé dès maintenant.

Cette série est, comme vous le savez sûrement, dérivée de l’excellent jeu de baston du même nom : « Injustice, gods among us ». Ce qui est assez exceptionnel, c’est que le scénario de départ d’un jeu de baston soit aussi bien pensé en amont et finisse par déboucher sur une série, les plus anciens d’entre vous et même les plus jeunes, peuvent témoigner de la risibilité des intrigues de certains Mortal Kombat (dont les éléments techniques ont servi de base à Injustice (le jeu)) ou Street Fighter (ultra, méga alpha plus plus), en gros ils étaient là, ils se mettaient sur la tronche. Donc c’est évidement un progrès. « Mais quid de la lecture puisque tu nous saoule avec tes jeux vidéos ? », me direz-vous, aimable lecteur. Ne soyez pas si impatient jeune padawan, tout ce propos (ou blabla pour ceux que ça gonfle) pour introduire le fait qu’Urban dans sa grand mansuétude nous offre le jeux dans une version PC (ouille) et en Ultimate édition afin de tâter la bête avant de mettre les mains sur le bouquin. Bon, vu le nombre de mises à jour nécessaires pour faire tourner le jeu vous avez tout le temps de lire le livre à ce moment-là. Une fois tout ceci exécuté et à condition d’avoir  un PC un peu costaud (pas comme votre serviteur qui préfère les consoles), vous découvrirez un super jeu (mais Nathko en parle mieux que moi ici).

Injustice Année Un: 1ère partie

Voilà pour le bonus, parlons du livre en lui-même, si j’en étais resté à mes préjugés habituels, je n’aurait même pas acheté ce livre. Une série dérivée d’un jeu vidéo, très peu pour moi ! Mais le pitch de départ était alléchant : Superman dirige d’une main fer la planète, si certains Super-Héros et Vilains lui ont emboîtés le pas, certains, menés par Batman notamment, lui résistent.

Et c’est précisément sur la genèse de cette situation que revient cette histoire (composée des six premiers numéros de la première saison) : suite à la mort de Lois, sa femme, Superman décide de ne plus avoir de pitié pour les malfrats, d’oublier ses principes et de tuer celui qu’il juge responsable de cette mort. Suite à cela, aidé et guidé (voire un peu manipulé) par une Wonder Woman enamourée, il décide de faire régner la paix sur la planète en la régentant quitte à passer pour un dictateur ou à le devenir. Certains dictateurs ou belligérants vont en faire les frais et parfois même des innocents.

Vous l’aurez compris, ici point de continuité, de New 52 ou autres contraintes, c’est une réinvention complète du DCVerse partant du point de départ du jeu. Et j’adore ce type de publication, un peu dans la veine de « Earth 2 » ou d’un « Red Son », particulièrement d’un « Red Son », puisque comme dans cet ouvrage, Superman y joue son meilleur rôle, celui d’un dictateur, omniscient et omnipotent ! Nous sommes peu de choses face à ces dieux et déesses vivants, et l’humanité va en faire l’amer expérience, puisque rien de ce qu’elle va mettre en œuvre ne va réussir à calmer la fureur du Kryptonien.

Injustice Année Un: 1ère partie

La caractérisation est le gros point fort de cet ouvrage, avec une Harley Quinn tragi-comique à souhait (en particulier avec Green Arrow), Batman tenaillé entre son amitié pour Clark et son indéfectible morale, puis par les tensions au sein de sa famille, un Joker fou à lier (comme d’hab’), Wonder Woman va-t-en-guerre… Ils sont parfois très différents de ce qu’on connaît, parfois juste un peu et Tom Taylor ( qui a reprit « Earth 2 » et qui pour le moment fait un excellent boulot pour ce que l’on peut juger sur la série en VF) semble s’amuser avec les personnages et nous régale au passage. Qui dit pas de continuité et avoir pour seul jouet les personnages et une liberté totale, dit son lot de morts tragiques, de trahisons et de dilemmes, qui seraient totalement ingérable dans une continuité, mais deviennent ultra-jouissif dans « Injustice ». L’action est présente, mais pas écrasante, l’humour est saupoudré juste ce qu’il faut et le scénario est suffisamment intelligent et offre des rebondissements inattendus ! De plus, il y a suffisamment de suspens pour tenir le lecteur en haleine et donner l’eau à la bouche quand à la suite. Tom Taylor à réellement fait un super boulot !

Injustice Année Un: 1ère partie

Là ou le bât blesse un peu, c’est au niveau graphique. Apres des premières pages superbes, ce sont les montagnes russes au niveau qualité. La faute à de nombreux intervenants sur chaque numéro et pas moins de sept dessinateurs sur ces six numéros. On passe réellement du très beau au relativement vilain. Si la qualité générale reste assez correcte, certaines pages piquent quand même un peu les yeux. Je n’aime pas beaucoup quand deux ou trois dessinateurs travaillent sur le même numéro et là pour le coup je suis servi. C’est dommage, cela nuit un petit peu à la qualité générale, si les dessins avait tous eu la qualité des premières planches, on aurait tenu un must-have.

Pour conclure, cet ouvrage (dont j’avais réussi à ne rien me faire spoiler) est une excellente surprise pour moi. Je m’attendais à un titre sympathique et j’ai eu mieux que cela. De l’humour, de l’action, du fun, le tout parfaitement dosé, autant dire que les deux cents pages sont passées à vitesse grand V et à peine refermé, il me tardait déjà de connaître la suite. Alors imaginez ma frustration, puisqu’il faut attendre deux mois pour avoir la suite !

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darthfry

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