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Dossier – DC Comics : Guide de Five Years Later

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Sommaire
Guide de Five Years Later

Comme chaque année depuis le lancement des New 52, DC Comics fait de son mois de septembre un événement spécial, mettant en pause la publication de ses différentes séries pour proposer quelque chose sortant un peu de la routine de publication des autres mois de l’année. Cela fait maintenant deux ans que DC Comics propose, pendant ces mois spéciaux, des couvertures 3D aux lecteurs en plus des standards.

En 2014, DC a propulsé la quasi totalité de ses séries cinq ans dans le futur, nous proposant de découvrir un futur alternatif (ou pas) des différents personnages. Cet événement, portant le nom de « Five Years Later » s’est déroulé pendant tout le mois de septembre.

Qu’est ce que donc « Five Years Later » ? Quel est son lien avec « The New 52 : Futures End » – la série hebdomadaire ? Quels sont les numéros bons et moins bons de ce mois spécial ? Le succès a-t-il été au rendez-vous ? Il y aura t-il une publication en France ? Tant de questions et nous tâchons d’y répondre à travers ce dossier, comme pour le Villains Month l’année dernière, aux côtés d’ArnoKikoo – que je remercie pour le travail colossal fourni.

Qu’est-ce que « Futures End » ?

Contexte

Avant de revenir sur le mois spécial Five Years Later qui a eu lieu en septembre dernier, il sera important de commencer par vous parler de Futures End. Futures End, c’est le sigle rattaché à toutes les séries parues en septembre. Mais avant cela, Futures End se rapporte à la série hebdomadaire The New 52 : Futures End qui a été annoncée en décembre 2013, alors que les lecteurs se remettaient à peine du Villains Month et de l’arrivée de Forever Evil. DC Comics avait très certainement planifié son mois spécial à l’avance, mais n’a parlé au départ que de cette série, dont le lancement s’est fait le jour du Free Comic Book Day ou FCBD. On y retrouve quatre auteurs à l’écriture, comme pour Batman Eternal : Brian Azzarello, Jeff Lemire, Dan Jurgens et Keith Giffen.

5 years later - Futures End

Le FCBD, c’est ce jour particulier de Mai qui, chaque année, voit les différentes maisons d’édition proposer dans les comicshops un ou plusieurs comicbooks gratuits, histoire de donner envie aux lecteurs potentiels de franchir le pas. DC Comics a choisi en 2014 de faire un numéro #0 pour The New 52 : Futures End afin d’attirer l’attention très facilement. Le fait d’avoir un comic gratuit permet une visibilité maximale, et la série a cette particularité d’être hebdomadaire, et ce pour deux raisons. La première est que l’histoire racontée se veut très dense et qu’un format de publication classique n’aurait pas suffi pour l’histoire que DC veut raconter – ou alors ça aurait pris des plombes (et lorsqu’on voit le temps qu’a mis la série à vraiment se lancer, on se dit que c’est mieux comme ça). La seconde, plus commerciale, c’est que le format hebdomadaire incite le lecteur à revenir obligatoirement chaque semaine dans son shop, si tant est qu’il suit la série (l’idée développée par Didio est qu’en général un lecteur de comics ne se déplace pas que pour un seul comicbook, et qu’en le faisant revenir chaque semaine, on le pousse implicitement à acheter d’autres comics à chaque fois… un raisonnement qui n’est peut-être pas faux, mais qui trouve ses limites, car le lecteur n’achètera pas forcément que du DC – mais même dans ce cas, s’il consomme plus, ça ne peut être que bien pour l’industrie, n’est-ce pas ?). Le 7 mai 2014, donc, les lecteurs mettent la main sur ce fameux numéro zéro, qui expose en une vingtaine de pages le point de départ de ce Futures End.

5 years later - Futures End #1

On va vous rappeler brièvement le pitch pour ceux qui n’auraient pas suivi, ou qui découvrent la chose. Le début de The New 52 : Futures End se déroule 35 ans dans le futur du DC Universe, par rapport à ce qu’il est à présent (techniquement, on se situe à ce moment juste après Forever Evil – le retard de publication du dernier numéro de la mini-série n’étant pas pris en compte). Dans ce futur forcément apocalyptique, un ordinateur ultra-puissant fabriqué par Bruce Wayne et Mr. Terrific, qui répond au doux nom de Brother Eye, a pris le contrôle de la planète, transformant les super-héros que nous connaissions en d’affreux robots difformes, qui ne sont plus que l’ombre de ceux qu’ils étaient auparavant. On nous montre que la situation est extrêmement critique, mais que quelques héros ont réussi à survivre jusque là (quelques seconds couteaux tels que Captain Cold, Amethyst ou Grifter), mais les pages s’enchaînent et c’est un véritable carnage qui se déroule sous nos yeux. Derniers survivants de cette terrible situation, Bruce Wayne et la version New 52 de Terry McGinnis (qui est donc bien le Batman Beyond qui avait été présenté sur la couverture de ce numéro #0) décident de mettre un plan redoutable en marche pour empêcher ce futur catastrophique d’arriver : retourner dans le passé pour empêcher la création de Brother Eye. Le plan est assez radical puisque pour empêcher cette création, il faudra passer par la case “meurtre’’, un extrême auquel ne nous a pas habitué Bruce. Le problème, c’est que juste avant de se lancer dans cette aventure, Bruce finit avec un bras coupé (un gimmick qui aura été reproché par les vieux lecteurs) et c’est donc Terry qui doit retourner dans le passé. La machine à voyager dans le temps ayant été calibrée pour Bruce, l’utilisation par Terry induit une variation dans son fonctionnement, et ce dernier se retrouve bien dans le passé, mais est arrivé trop tard pour empêcher la création de Brother Eye. Il se trouve en effet cinq ans dans le futur du DCU, et les événements qui mènent à la catastrophe sont déjà commencés… Il s’agit donc d’une course contre la montre pour empêcher ces derniers d’arriver.

5 years later - Terry

Voilà donc le point de départ de l’intrigue, et si je ne vais pas vous faire un résumé de l’intrigue, ni un dossier sur Futures End (enfin, ça viendra avec le temps), il faut aborder quelques précisions. Si Batman Beyond est présenté comme le héros, la série va rapidement se détourner de lui pour mettre en avant des seconds couteaux du DC Universe avec, entre autres, Frankenstein, Amethyst (de la défunte série Sword of Sorcery), Grifter, le S.H.A.D.E, Lois Lane, Constantine, puis de plus en plus de personnages qu’on qualifiera de “secondaires’’. Dans ce futur, du moins pendant la première vingtaine de numéros, il n’y a pas de Batman, de Superman (enfin, il y en a un, mais il porte un mystérieux masque), pas de Wonder Woman. La série fait donc valoir son intitulé “The New 52” en rappelant aux lecteurs que cet univers se compose d’un grand nombre de personnages qu’elle met en valeur et que ces derniers auraient pu oublier (puisque pour la plupart leurs séries ont été annulées).

L’autre point important sur lequel la série insiste dès le départ, c’est la référence à une guerre avec une autre Terre qui est faite. Les lecteurs apprendront bien assez vite que cette guerre a eu lieu avec Earth 2, et cette histoire qui n’est absolument pas anodine, surtout lorsqu’on en regarde les conséquences, permet alors à DC d’annoncer également une troisième série hebdomadaire répondant au doux nom d’Earth 2 : World’s End. Pour cette dernière, le casting d’auteurs est moins prestigieux que pour sa grande sœur, avec à l’écriture la nouvelle venue Marguerite Bennett, l’auteur de science-fiction Daniel H. Wilson et Mike Johnson. Le quatrième auteur, à l’heure de l’annonce, était le vétéran Paul Levitz mais ce dernier a quitté l’équipe créative peu de temps après son annonce. À l’heure de rédaction de ce dossier, le premier numéro de cette série n’est pas encore sorti.

Vers un événement plus important

Enfin, et même si ce n’est pas trop le but de ce dossier, il sera difficile de ne pas mentionner The New 52 : Futures End et Earth 2 : World’s End sans aborder le fait que les deux séries servent également à annoncer un prochain événement majeur pour l’ensemble des publications de DC Comics. Nous y reviendrons plus en détails lorsque le moment sera voulu, mais un teaser pour la première série hebdomadaire énonçait “When Futures End… The Blood Moon shall rise !” et ce Moon Blood, aussi appelé sur le site “Projet Crisis”, devrait arriver en avril 2015 ou fin mars, puisque les deux séries hebdomadaires trouveront leur conclusion à ce moment-là. Et ce n’est pas les informations révélées dans certains numéros de ce mois spécial qui viendront contredire les hypothèses les plus folles qui existent pour le moment sur la nature de ce projet, qui serait une façon pour DC Comics de rendre hommage à Crisis on Infinite Earths, 30 ans après sa publication, et également pour eux de pallier aux désordres éditoriaux que le déménagement de leurs locaux de la côte Est à Ouest des États-Unis va entraîner. Nous reviendrons sur tout cela en temps voulu, consacrons-nous à présent à ce fameux mois Five Years Later. Nous vous invitons à débattre de tout ça, sur ce topic disponible sur le forum.5yearslater-04-Blood-Moon

Qu’est-ce que « Five Years Later » ?

Contexte

Comme vous l’a expliqué mon patwon Edge dans l’intro, DC Comics fête le mois de septembre chaque année depuis 2011 car c’est l’anniversaire du lancement des New 52. La première année nous avions eu droit à un Zero Month, l’an passé à un Villains Month qui faisait la part belle aux figures méchantes les plus célèbres du DC Universe, et cette année nous avons droit à un mois dont le nom de code est “Five Years Later’’. Ce mois a été annoncé par Dan Didio au cours d’un épisode de la web-série DC All Access en février dernier. À ce moment, Didio explique que chacune des séries des New 52 (dont plusieurs à venir au courant de l’été) feront une pause momentanée et effectueront un bond dans le futur de cinq ans, pour se positionner au même moment que l’intrigue principale de The New 52 : Futures End. C’est d’ailleurs pour cette raison que les numéros de ce mois spécial se verront affublés du tag “Futures End” dans leur titre.

5 years later - years later

Alors concrètement, c’est quoi le but de Five Years Later ? Comme Didio l’explique, c’est un mois spécial qui permettra à chacune des séries régulières des New 52 encore publiées (oui qui seront annulées au mois d’août) de se projeter dans un futur possible. Et c’est ce terme qui est assez important. En effet, à la différence notable du Villains Month, une bonne partie des scénaristes réguliers sur les séries (à part certaines superstars comme Geoff Johns pour son Superman [avec John Romita Jr.], Scott Snyder [qui a quand même écrit l’histoire – mais pas le script – du numéro de Batman, ou Brian Azzarello [de toute façon sa Wonder Woman est à peine ancrée dans l’univers des New 52]) vont rester à leur place pendant le mois de septembre, ce qui va leur permettre d’imaginer quel serait un destin possible pour leurs personnages d’ici cinq ans. De même, si le titre “Futures End’’ vient se greffer à chaque titre, Didio précise que tous ces numéros ne seront pas forcément des tie-ins à la série hebdomadaire, dont il ne faudra pas acheter nécessairement les numéros de septembre pour comprendre ces numéros spéciaux. Et, comme vous l’aurez compris, à la différence du précédent Villains Month, chaque série a droit à son numéro spécial, et il n’y a pas de regroupements de plusieurs titres sous une même bannière comme ça avait pu être le cas avec les titres de la Bat-Family (qui comprenaient seize numéros) ou des autres familles. Les titres lancés depuis le printemps tels que Teen Titans, New Suicide Squad, Grayson, Infinity Man and the Forever People ou encore G.I. Zombie sont également touchés, malgré leur lancement récent. Le mois spécial devrait également, comme indiqué à l’époque, permettre le lancement d’un nouveau projet, qui s’avérera être la troisième série hebdomadaire de DC Comics, Earth 2 : World’s End.

Pour ceux qui avaient pu le louper à l’époque, je vous propose de découvrir ou de ré-écouter notre podcast “Qu’attendre de 5 Years Later ?’’, ou vous pourrez vous amuser à comparer nos attentes et nos craintes de ce mois spécial avec l’analyse qui en est faite dans ce dossier, ainsi que les différents avis des membres du staff dans les parties ultérieures de ce dossier.

5 years later - earth 2 world's end

Le retour des couvertures 3D

Lors de l’annonce de ce mois spécial « Five Years Later », DC Comis révéla donc sans grande surprise l’arrivée cette année aussi des couvertures 3D. Après un mois de Septembre 2013 assez exceptionnel en termes de bénéfice grâce aux couvertures 3D du Villains Month, il était assez évident que DC renouvelle l’opération pour l’année suivante. Ces dernières avaient d’ailleurs été annoncées par Dan Didio comme étant plus complexes que celle du Villains Month, et toujours à un dollar de plus. En effet, au lieu d’avoir simplement des changements de position des personnages, ces couvertures nous dévoileraient la transformation des personnages du présent vers le futur, image par image. Les lecteurs non fans de ces « objets de collection », pouvaient toujours se diriger vers les couvertures standard, présentes au même moment que les versions 3D. Le numéro à 2,99$ se retrouve donc au final à 3,99$ pour une couverture 3D.

Grâce à l’imagerie lenticulaire (appelé 3D lenticular outre atlantique), DC a travaillé sur ces couvertures pour nous proposer quelque chose d’un peu plus poussé que l’année précédente. Kenny Lopez, directeur artistique chez DC Entertainement, explique d’ailleurs à travers la vidéo ci-dessous le procédé de création des couvertures, en prenant exemple sur celle d’Action Comics : Futures End #1. On peut en fait voir que sur l’ensemble des couvertures, le (ou les) personnage(s) de la cover changent d’apparence (l’avant/après) avec le décor grâce à la superposition de plusieurs calques.

Gros point noir : comme pour le Villains Month, ces couvertures n’inscrivaient malheureusement pas les noms des différentes équipes créatives qui ont travaillé sur ces one-shots.

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Une meilleure gestion des couvertures 3D ?

DC Comics a dévoilé le 22 Avril 2014 les premières informations sur les couvertures 3D de chaque numéro distribué en Septembre – des numéros se déroulant donc cinq ans dans le futur via ce mois spécial “Five Years Later”. Alors qu’avec le Villains Month l’organisation était plutôt chaotique, en révélant plus tôt ces infos, cela laissa plus de temps aux revendeurs pour qu’ils préparent comme il se doit les commandes avec les quantités nécessaires sans devoir au dernier moment demander plus de stock à DC.

Malheureusement, toutes les informations n’étaient pas présentes puisque nous ne connaissions pas à ce moment là les équipes créatives de ces différents numéros. Un problème très vite corrigé, puisque un mois après DC révéla l’ensemble des équipes créatives.

Succès Commercial ?

Je pense qu’on peut l’affirmer : oui, ce mois spécial “Five Years Later’’ a une nouvelle fois été un succès commercial pour DC Entertainment – même si ce dernier a été moins important que le “Villains Month”, pour plusieurs raisons que nous allons évoquer dans cette partie du dossier. Alors que l’éditeur a bien du mal à tenir la cadence pendant tous les autres mois de l’année (même si les derniers étaient plutôt positifs avec une remontée progressive vers Marvel), DC doit compter, depuis le lancement des New 52, sur ses événements spéciaux pour prendre la première place, comme pour le “Zero Month” il y a deux ans, et le “Villains Month” l’année dernière (ce qui est assez triste en soit).

DC Entertainement a, pendant ce nouveau mois spécial, distribué pas moins de 3,5 millions de comic books. Un chiffre à nous donner mal à la tête, mais quand même bien inférieur à celui de l’an passé, fixé à 4,3 millions de comic books vendus.

MOIS SPÉCIAL
PART (VALEUR) PART (VOLUME)
Five Years Later (2014) 36.58% 40.76%
Villains Month (2013 40.39% 45.17%

Comme nous le montre les chiffres des tableaux ci-dessus, DC occupa 36,58% de part de marché en valeur en 2014 contre 40.39% l’année dernière. Côté part de marché en volume, DC afficha un score de 40.76% contre 45.17% en 2013. Nous pouvons donc constater une légère baisse en 2014. Concernant le top 10 des ventes, DC n’a pas pu placer ses one-shots dans les deux premières places, occupées par les deux premiers numéros de la Mort de Wolverine vendus à cinq dollars pièce. Néanmoins, six numéros arrivent tout de même à se positionner dans ce top 10 (dont celui de Justice League qui devait initialement sortir au mois d’Août et qui n’a aucun rapport avec ce mois spécial).

Nous retrouvons donc Batman : Futures End #1 à la troisième position ; Harley Quinn : Futures End #1 à la quatrième position ; Justice League : Futures End #1 à la sixième position ; Detective Comics : Futures End #1 à la huitième position et enfin Batman/Superman : Futures End #1 à la dixième position. L’année précédente, DC avait placé cinq numéros dans le top 10, dont cinq du Villains Month et le premier numéro de Forever Evil qui occupa la première place.

Alors à quoi pourrait être due cette baisse des ventes de cette année ? Il y a-t-il déjà une lassitude de la part des lecteurs ? DC ne surprend maintenant plus personne puisque cela fait maintenant trois ans que l’éditeur fait de ce mois de Septembre un mois spécial.

Peut être faudrait-il que l’éditeur change sa façon de faire en commençant par supprimer tout simplement ces couvertures 3D qui ont posé tant de problèmes et en proposant quelque chose de plus “moderne”, qui pourra toujours intéresser les collectionneurs et autres lecteurs. Les lecteurs (certains le sont déjà) risquent de rapidement se fatiguer avec ces couvertures, même si les standards sont heureusement proposées à côté pour un dollar de moins.

Le problème avec ce mois spécial “Five Years Later” c’est que la majorité de ces numéros ont raconté des histoires qui se déroulent dans des futurs alternatifs, alors que pendant le Villains Month, nous avions majoritairement le droit à des histoires nous révélant une partie des origines des super-vilains. Ce côté “futur” qui ne va jamais se produire peut avoir stoppé net l’envie aux lecteurs d’acheter ces numéros, même si de nombreuses histoires étaient plutôt intéressantes.

L’autre raison peut être liée au fait que, à l’inverse du “Villains Month”, les titres n’étaient pas estampillés “Bat-Family”. En effet, si on se souvient bien du mois spécial de l’année dernière, de nombreux one-shots découlaient de la série “Batman”, qui est au top des ventes tous les mois. Avec ces Batman : The Joker #1, Batman : The Riddler #1, Batman : Bane #1, Batman : The Penguin #1 etc… DCComics était parvenu à positionner de nombreux titres dans le top des ventes. Des titres dont la qualité se faisait malheureusement rare. Alors qu’avec “Five Years Later”, chacune des séries régulières se sont juste transformées le temps d’un mois en “Futures End” – les lecteurs qui se cantonnent donc qu’à certaines séries n’ont pas eu forcément d’intérêt à aller lire des titres d’autres groupes par exemple, ce qui fait qu’au final, ils lisent les même numéros qu’à l’ordinaire.

DOLLARS UNITÉS
Septembre 2014 VS. Août 2014
COMICS 28.33% 23.90%
Septembre 2014 VS. Septembre 2013
COMICS 4.58% -0.12%

Si on compare maintenant les chiffres de Septembre 2014 (mois spécial) à Août 2014, on peut bien constater une progression importante que ce soit en termes de revenus (dollars) et en marchandises expédiées (unités) à deux mois d’écart donc. Maintenant, si on s’amuse à comparer les deux mois de Septembre (Five Years Later et Villains Month), on constate toujours une progression sur Septembre 2014. Ceci peut se traduire par le fait que DC/Marvel et les autres éditeurs ont vendu leurs comics plus chers (dollars +4,58%) tout en en vendant moins (unités à -0,12%). Les ventes totales estimées pour les 300 premiers comics du classement est de 7 890 513 unités pour Septembre 2014, ce qui est 1 498 985 de plus qu’août mais 257 563 unités de moins qu’en septembre 2013 avec le Villains MonthDC Comics représente 46,30% de ces 7 890 513 ventes et Marvel 37,13% en Septembre 2014 grâce à son mois spécial Five Years Later.

Five Years Later : Ça racontait quoi ?

Comme pour le dossier consacré au Villains Month, je vous propose dans cette section de regarder plus en détails ce que racontait ce fameux mois spécial, qui nous annonçait donc un bond dans le temps de cinq ans pour chacune des séries, avec la vision de ce que les auteurs avaient du futur possible pour leurs personnages. Qu’en était-il pour de vrai ? Le côté “one-shot’’ a-t-il été respecté ?

Bien entendu, il ne s’agira pas ici de simplement vous faire un résumé de ce que racontait chaque numéro (ce serait bien trop long), ni d’évaluer leur qualité (pour cela, je vous invite à consulter notre top/flop ou à redécouvrir nos avis), mais bien de vous exposer globalement les histoires racontées, et j’ai pu regrouper les sorties de ce mois en différentes catégories, en fonction de ce qui me semblait le plus pertinent pour les ranger (oui, parce que je suis un maniaque de l’ordre).

Cela dit, et comme pour l’an dernier, certains numéros pourraient très bien se retrouver dans plusieurs catégories, et il se pourra que certains points ne vous conviennent pas – et je vous inviterai dans ce cas à en discuter dans les commentaires. Pour découvrir l’ensemble des couvertures et descriptions des numéros de ce mois spécial, nous vous invitons à consulter d’urgence l’article des sollicitations.

Avertissement essentiel, par contre : cette partie sera assez chargée en spoilers et je ne vous invite à la lecture qu’en tout état de cause.

Vous êtes prévenus !

Les game-changers : Booster Gold et Pandora

Si on voulait établir une et une seule différence majeure entre le mois Five Years Later et le Villains Month en termes de contenu, elle se situerait sûrement à ce niveau : alors que le mois spécial de l’an dernier avait beau proposer quelques numéros rattachés à Forever Evil ou à des intrigues assez passionnantes (comme celle de Darkseid qui faisait un beau rapprochement avec Earth 2), il n’y en avait aucun qui bouleversait réellement le reste du DC Universe par les implications de son histoire, ou les révélations contenues. En même temps, ça reste un peu logique, c’est pas avec des histoires d’origines qu’on risque de refaire le monde. La situation est toute autre avec deux numéros publiés lors de ce mois, et je vais commencer par celui à l’implication la moins importante.

Trinity of Sin : Pandora : Futures End #1 cumule plusieurs caractéristiques, car je le considère comme un “game changer’’, mais il constitue également la véritable conclusion de la série Trinity of Sin : Pandora, et également la fin du personnage. On notera également que ce numéro fait partie d’un petit groupe à part dans ce mois spécial qui, au lieu de se finir, ou de présenter un futur vraiment sombre, va au contraire rechercher dans des notes positives et dans l’espoir. Une vraie surprise pour les fans du côté trop dark des New 52, dira-t-on. Et pourquoi cette Pandora est-elle si importante alors que la série était au mieux médiocre depuis ses débuts, au pire vraiment mauvaise, et que tout le côté “Flashpoint” du personnage avait été laissé de côté au profit de son pendant mythologique ? Hé bien, car Ray Fawkes a profité de ce numéro pour nous expliquer quels sont les réels pouvoirs de Pandora et de répondre à des questions que nous nous posions depuis qu’elle s’était tapée l’incruste dans tous les numéros #1 de septembre 2011. La vérité est expliquée sur la présence des Seven Deadly Sins, et nous apprenons que Pandora est capable de recycler intégralement le Multivers – et qu’elle l’a par ailleurs déjà fait de nombreuses fois. Et qu’à chaque fois, elle devient amnésique, puis finit par se souvenir de tout, et de se rappeler de son rôle : ceci sous-entendant peut-être que Pandora pourrait être un personnage qui a souvenir d’anciennes versions du Multivers. Par exemple, le Multivers pré-Crisis, ou celui post-Crisis ? Les doutes sont permis, et d’autres questions sont bien entendu soulevées. Pour une analyse (et une critique) plus en détails de ce numéro, je vous renvoie à la review complète que j’ai pu faire du numéro. En tout cas, personne n’aurait parié pour que ce numéro tranche tellement avec le reste de la série.

5 years later - Pandora

Le second point culminant du mois Five Years Later c’est évidemment le numéro consacré à Booster Gold, dont Dan Didio avait largement vanté les mérites durant les mois précédents sa parution. Et ceux qui auront lu le numéro sauront pourquoi. D’un côté, nous avons clairement l’un des numéros les moins accessibles de toutes les publications car il fait appel aux connaissances des lecteurs sur de multiples points, que ça soit sur le DC Universe en général et ses elseworlds, sur le passé de Booster Gold dans les New 52 et même avant. De plus, dans ce numéro, Dan Jurgens (qui a créé le personnage juste après la Crisis dont nous fêterons les 30 ans l’an prochain !) aborde une idée qui n’avait jamais été complètement franche auparavant : celle de l’existence d’un autre multivers, ou plutôt d’autres temporalités – ce qui, avec la publication concordante de Superman : Doomed #2 et sa désormais célèbre dernière page, laisse entrevoir la possibilité de l’existence d’un univers “pré-New 52” quelque part. Plus que tout, ce numéro est en fait un gros teaser pour l’event à venir au printemps 2015, puisque l’histoire est annoncée en fin de numéro, comme à suivre lorsque Futures et World seront achevés (“when Futures and Worlds end’’). C’est d’ailleurs pour cette raison, afin de garder le gros morceau pour la fin, que ce numéro très particulier n’a été publié que lors de la quatrième semaine de septembre, et pas avant (je reviendrai d’ailleurs sur les ordres de publication dans la conclusion). Enfin, si vous voulez approfondir plus en détails le contenu de ce numéro par le maître es Booster Gold de la rédaction, à savoir Freytaw, je ne peux que vous rediriger vers cet incroyable Off My Mind qu’il a dû rédiger tellement ses idées fulminaient de partout lorsqu’il a lu ce numéro.

5 years later - Booster Gold

Les véritables tie-ins à Futures End

Nous pouvons passer à présent à ces numéros qui présentaient de plus ou moins loin de véritable tie-ins à The New 52 : Futures End, par les personnages présents, ou par l’action qui y était présentée. Alors évidemment, le côté tie-in était plus ou moins prononcé, mais s’il fallait commencer par les trois les plus évidents, ce seraient ceux-ci : Green Arrow, Superman et Worlds’ Finest – écrits respectivement par Jeff Lemire, Dan Jurgens et Paul Levitz avec l’appui de Keith Giffen… qui sont donc tous trois auteurs de Futures End, la connexion est donc logiquement faite. Green Arrow a une importance toute particulière car il concerne un personnage annoncé comme mort dès le premier numéro de la série hebdomadaire. Lorsque ce numéro spécial sort, les lecteurs de Futures End viennent juste d’apprendre que le héros n’est en fait pas vraiment mort, et Jeff Lemire explique donc ce qu’il s’est passé, tout en se permettant d’apporter sa vision du futur de la série qu’il a alors fini d’écrire avec Sorrentino aux dessins, en apportant avec Emiko l’un des premiers véritables legacy character des New 52.

5 years later - Green Arrow

Concernant le numéro de Superman, il va de pair avec la révélation de Futures End du mois de septembre, qui concerne la véritable identité du Masked Superman – qui est en fait Shazam. Découvrant cette “supercherie” (mais qui est réalisée pour une bien noble cause), Lois Lane répand la nouvelle au monde entier et le numéro spécial de Futures End explore la relation entre Billy Batson et Lois suite à cela, et permet d’expliquer pourquoi ce dernier a tenu à reprendre le rôle de l’Homme d’Acier. C’est également un numéro qui dans son final verra Shazam reprendre son costume pour agir, et nul doute que le personnage surviendra à nouveau dans la série hebdomadaire. Il s’agit donc d’une lecture tout à fait complémentaire à Futures End pour ce qu’elle apporte. Quant au dernier numéro des trois, Worlds’ Finest, si son importance sur la trame principale est moindre (il n’y a que peu de différences entre le début et la fin du numéro pour la situation des personnages), il se place néanmoins parfaitement dans son contexte en nous proposant de suivre ce qu’il se passe sur Cadmus Island avant la révolte des super-héros d’Earth 2 qui y sont emprisonnés. L’occasion également pour Levitz de ramener la nouvelle Power Girl qu’il vient de créer, et qui aura donc également un peu d’importance dans la suite des événements.

5 years later - superman

D’autres numéros se rattachaient d’un peu moins près à Futures End ; on pourra commencer par citer Action Comics qui se concentre sur le véritable Superman, le Kal-El de Krypton, que les lecteurs venaient alors également de rencontrer dans les pages de la série hebdomadaire. Le monde ne connaissait plus de véritable Superman depuis quelques années, et Kal-El s’était en fait réfugié en Afrique pour y mener une vie des plus simples. Le numéro nous apprend où est le personnage et reste néanmoins assez évasif sur les raisons qui l’ont poussé à son exil. Ce numéro un peu atypique (car il pourrait également être considéré comme un pur one-shot : nous y suivons principalement une entité qui accorde à des personnes au hasard une partie des pouvoirs de Superman pour voir ce qu’ils en font) permet surtout de faire prendre conscience à Kal-El de son importance et de ses responsabilités. Kal-El sera d’ailleurs également présent dans le numéro Batman/Superman (même si l’accent est clairement mis sur le premier), un numéro qui va expliquer pourquoi la relation entre les deux plus grands super-héros du monde s’est à ce point détériorée. Un numéro qui appuie également l’absence de Superman sur Terre, et qui renvoie donc directement à la situation rencontrée dans Futures End. Enfin, un autre personnage important dans l’intrigue de la série hebdomadaire, Constantine, trouve sa place dans cette catégorie – même si l’histoire ne semble pas forcément parler avec le reste. On y voit un John Constantine qui lutte contre Nabu pour le contrôle du pouvoir du casque de Fate. Or le dit casque vient d’Earth 2 – et cet élément nous rappelle que le mage se rendra en octobre sur Earth 2, et qu’il aura également un rôle important à jouer dans la troisième série hebdomadaire World’s End.

5 years later - constantine

Et puisque je viens de la mentionner, la transition est toute trouvée pour toucher quelques mots sur Earth 2 : Futures End qui va servir de teaser pour World’s End, et qui est également fortement lié à Futures End. Pour rappel, cinq ans dans le futur, les super-héros et habitants d’Earth 2 se sont réfugiés sur Earth 0 mais ne sont pas très bien acceptés (certains étant regroupés dans l’île prison de Cadmus). Dans ce numéro, nous retrouvons donc deux versions de Terry Sloan, dont l’un deux ne vient ni d’Earth 0 ni d’Earth 2, ce qui aiguillera la curiosité des lecteurs ; d’autant qu’on nous présente un nouvel artefact, la Boom Sphere, présentée comme capable de “tuer un Dieu’’ – on pourrait par exemple penser à Darkseid comme cible de choix, ne pensez-vous pas ? Le numéro est dans une orientation assez sombre (vous verriez le sort réservé à Red Tornado…) et s’inscrit dans le côté dark qui caractérise par moments Futures End, et qui sera très certainement présent dans World’s End, dont le titre est tout de même furieusement équivoque…

5 years later - earth-2

Les vrais “one-shots’’

La sélection des numéros présents ici sera un peu plus rapide car on rentre dans une catégorie dont la lecture peut se faire aisément sans avoir jamais touché un numéro de Futures End, et je m’attarderai donc moins dans le contenu en tant que tel mais plutôt dans la direction choisie par ces titres. Les auteurs ont eu, on le suppose, une certaine liberté d’action pour écrire ce qu’ils imaginent comme futur possible pour leurs personnages, et certains l’auront plus exploitée plus que d’autres.

Je commencerai par le numéro qui aura le plus fait débat au sein de la rédaction, Grayson : Futures End #1, qui transgresse un peu la règle du “cinq ans plus tard’’ en adoptant une structure narrative qui, au contraire, remonte le temps jusqu’à l’instant précédant la mort des parents Grayson – ce qui amène à une redite de certaines scènes bien connues de sa vie. Mais le point qui aura le plus marqué de monde, c’est le fait que Grayson, l’agent de la Spyral, dans le futur, va franchir une ligne qui va à l’encontre de la conduite même du personnage – à savoir, la mise à mort d’un autre. Qu’on apprécie ou pas cette caractérisation et cette action, on ne pourra pas reprocher à Seeley et King d’avoir osé apporter quelque chose de neuf pour le personnage. Quelque chose de neuf, c’est d’ailleurs l’inverse qui a été apporté pour Batman par Snyder et Fawkes, le couple d’auteur s’étant contenté de continuer l’histoire du Batman qui avait été aperçu dans le Detective Comics #27 (l’histoire de SF avec Sean Murphy qui voyait Bruce Wayne s’être cloné indéfiniment pour qu’il y ait toujours un Batman). Ce numéro expose les débuts de cette course au clonage, et mets de côté tout ce qu’il se passe à côté (même les numéros où Batman est également présent), un point qui ne choquera pas les habitués de Snyder.

5 years later - grayson

Continuons avec les autres titres de la Bat-Family présents dans cette section. Malgré une certaine qualité dans l’écriture, le numéro Batman & Robin ne sera pas des plus transcendants, car Tomasi met le point sur la difficulté, malgré le temps passé, à se remettre de la mort de son fils, et sa crainte de voir Robin succomber à nouveau. Le point marquant de ce numéro est quand même l’identité du nouveau Robin : Duke Thomas, le petit garçon aperçu dans Batman #21 qui marquait le début du Zero Year. Le point important c’est que Fawkes a révélé dans une interview que le sort de Duke Thomas fait bien partie des plans concernant le futur de la franchise Batman et donc, qu’à un certain point, Thomas fera bien partie intégrante de la Bat-Family. Ce n’est qu’une question de temps (et les indications dans le numéro ne donnent pas l’impression qu’il faudra attendre bien longtemps), et si certains peuvent parier qu’il sera le Robin présent à la fin de Robin Rises, d’autres peuvent se demander si le costume porté par le personnage ne sera pas autre.

5 years later - batman and robin

Du côté de Batgirl, c’est une direction surprenante qui a été choisie par Gail Simone, qui a décidé de s’enfoncer encore plus loin dans le côté sombre de la série, avec une Barbara qui voit son mari mourir le jour du mariage, et sombrer dans une sorte de folie vengeresse. Plus que la caractérisation, qui voit Barbara s’entraîner chez Bane pour devenir Bête Noire, c’est au niveau graphique que le personnage détonne – on laisse supposer l’utilisation à outrance du Venom et Barbara a à présent un physique de catcheuse mexicaine. Heureusement, il y a d’autres choses à retenir sur ce numéro ; en premier lieu, la conclusion qui tranche avec tout le reste du numéro car elle se conclut sur une note d’espoir qu’on ne reconnaît pas à son auteur, et qui est d’ailleurs peut-être annonciatrice du changement d’équipe créative à venir sur le numéro qui suivra en octobre ; et Gail Simone, pour son dernier numéro sur le titre,s’est permise de faire un gros coup de fan service en montrant une équipe (un trio) de Batgirls qui épaulent Bête Noire : nous y retrouvons les très attendues Stephanie Brown et Cassandra Cain dans leurs costumes, ainsi que Tiffany Fox, la petite sœur de Luke Fox alias Batwing. On peut d’ailleurs parler de son numéro également, qui trace un nouveau destin pour le personnage en tant que leader de la Batman Incorporated qui continue donc toujours d’exister dans le futur. On notera d’ailleurs que ce numéro fait bien plus la part belle à cette organisation qu’à son leader, et pourrait ouvrir sur une nouvelle série régulière qui se concentrerait dessus. On pourra tout de même regretter que Talon n’y ait pas été inclus alors que c’était quand même le principe de la conclusion de sa série ; autrement la plupart des ennemis du run de Gray et Palmiotti sont présents, ce qui constituera un bon point pour ceux qui suivaient la série habituellement. Le numéro en tant que tel se dégustera plus comme un morceau de fan-service à la gloire de Morrison qu’autre chose.

5 years later - batgirl

Il y a certains numéros qui proposeront du contenu complètement détaché du reste des séries du DCU, à part quelques références placées ici et là, mais qui ne font qu’illusion et qui, en termes de contenu, sont assez variées. Nous avons par exemple G.I. Zombie qui nous montre un futur apocalyptique avec une invasion planétaire de zombies (qui n’est pas du tout mentionnée ailleurs dans le reste des publications alors que tout de même, les zombies c’est pas commun), ou Harley Quinn qui voit l’héroïne la plus folle du DCU tomber sur une île volcanique et retrouver son amant de toujours, le Joker. On pourra dire que ce numéro d’ailleurs n’est pas si déconnecté puisque le Joker a des cicatrices sur son visage (tout neuf), histoire de faire le lien avec son passé, et qu’il disparaît mystérieusement de l’histoire (ce qui permet de ne pas avoir à expliquer sa présence 35 ans dans le futur via Futures End). Dans un genre plus bourrin, New Suicide Squad nous propose de voir une version sous venom d’Harley Quinn, dans un complexe de Belle Reve reconstruit dans lequel les membres de l’équipe sont tous très mal en point car ils ont servi de cibles d’expérimentation par le gouvernement. Oh, et nous y retrouvons un Deadshot avec un bras coupé, le fameux bras coupé ! Dans une ambiance un peu plus légère, Detective Comics propose une histoire de team-up improbable entre Batman (un Chevalier Noir qui semble assez fringuant par rapport aux versions montrées dans les autres numéros d’ailleurs) et le RiddlerTeen Titans se la joue introductif en présentant une toute nouvelle équipe – qui pourrait servir pour un deuxième relaunch de la série d’ailleurs ; Justice League Dark propose elle aussi une histoire auto-contenue, avec le QG de la Ligue qui se retrouve dans une zone entre l’espace et le temps, et qui nous montre Zatanna comme leader de l’équipe et ayant une relation avec Etrigan. Le numéro consacré à Sinestro propose lui aussi une sorte de renouveau pour le personnage avec, disons, un changement de couleur au programme (je vous en ai déjà trop dit). C’est d’ailleurs assez curieux car pour beaucoup de numéros du GLverse, c’est cette thématique du changement de couleur qui prédominera. On finira cette catégorie avec Infinity Man and the Forever People qui va se concentrer sur seulement deux protagonistes, dans une histoire qui, si elle se lit toute seule sans problème, fait quand même mention à des éléments que les lecteurs pourront découvrir prochainement au travers de l’énome crossover GODHEAD qui débute en octobre.

5 years later - Infinity Man and the Forever People

Les conclusions de run ou d’histoire

Dans cette section nous allons retrouver des numéros qui pourraient avoir été publiés dans le cas d’un arrêt définitif d’une série, qui donnent une conclusion à un personnage donné. Je vous rassure d’emblée, ça concerne effectivement quelques titres qui sont réellement annulés comme Phantom Stranger ou Birds of Prey mais dans le contenu, le terme de conclusion ne rime pas forcément avec la mort du personnage, et parfois c’est même tout le contraire. Je vais éviter de trop rentrer dans les détails histoire de ne pas tout vous spoiler. Et vais donc regrouper ces numéros en deux catégories.

La première comprend les numéros qui “se finissent mal’’. J’entends par là une mort possible d’un personnage, ou simplement une situation qui n’est vraiment pas enviable, car oui, même si ce n’est pas forcément la tendance prédominante, il y a des numéros très dark dans ce mois Five Years Later. On peut commencer par nommer Batwoman qui est sûrement l’un des plus dark puisqu’il nous présente une héroïne complètement changée, qui est devenue une vampire, et est à présent très loin, très très loin de la figure super-héroïque qu’on lui connaît. Pour autant, Marc Andreyko réussit à rapporter de nombreux éléments de son run et de celui de J.H. Williams III tout en scellant définitivement le destin de son personnage. Un autre destin un peu moins définitif, mais clairement moins enviable, est celui qui attend Hal Jordan dans Green Lantern ou John Stewart dans Green Lantern Corps. De façon assez amusante, ce ne sont pas les séries en général les plus dark qui auront les numéros les plus affreux – celui de Green Lantern ayant une conclusion assez dramatique pour son héros. Celui-ci fait d’ailleurs appel à de nombreux éléments du run de Johns, un bon point pour les fans du personnage… Pour John Stewart, c’est la thématique du changement de couleur qui sera exploitée. Et dans Green Lantern : New Guardians, le destin de Kyle Rainer (qui a acquis un statut d’être vraiment surpuissant) ne se finit pas très “bien” non plus et c’est pour cette raison que je le rangerai dans cette catégorie.

5 years later- Green Lantern : New Guardians

Mais comme je vous le disais au début de cette section, toutes les conclusions ne sont pas amères, et il y a même une sacrée note d’espoir et de positivisme parmi les numéros que je vous présente à présent. Un destin plutôt scellé, c’est celui de Selina Kyle qui est abordé dans le numéro de Catwoman, qui est en directe continuité avec le changement de statu quo qui s’opérera prochainement dans Batman Eternal et dans le changement d’équipe créative avec Catwoman #35. Ici Sholly Fisch embrasse complètement ce nouveau concept pour Selina et l’emmène jusqu’au bout en apportant une touche finale plutôt positive et reposant, un peu comme pour Black Canary dans Birds of Prey (qui voit d’ailleurs apparaître la Batgirl survitaminée en guest). Cette note d’espoir est peut-être moins explicite dans Swamp Thing, dont la conclusion, au final assez ouverte, pourrait peut-être un peu prêter à confusion. On nous laisse quand même sous-entendre qu’au terme de sa longue quête, Alec Holland a réussi à liquider Anton Arcane, même si ça ne nous est pas montré. Mais l’illustration finale est éblouissante (au sens propre du terme), et c’est également dû à une nouvelle capacité du Swamp Thing qui ne manquera pas de surprendre. Chose importante à noter, il est fait mention dans cette histoire d’une guerre qui a opposé “héros et dieux’’, sans aucune indication de temporalité (et vous verrez que ce point est important).

5 years later - Swamp Thing

On pourra d’ailleurs constater qu’un autre titre du groupe The Dark apporte également une véritable conclusion à son personnage, celui du Phantom Stranger ; le numéro nous montre la composition du nouveau Council of Eternity (qui fera d’abord penser à une vaste blague) avant que DeMatteis libère enfin son personnage de son fardeau ; la série pourrait vraiment s’arrêter après la dernière page mais c’est sans compter sur Trinity of Sin, par le même auteur, qui n’a pas l’intention de le laisser s’en aller comme ça. Enfin, je pense que le prix du numéro le plus porté sur l’espoir sera celui de Red Lanterns écrit par Charles Soule. Dans ce numéro, Guy Gardner est devenu un Blue Lantern et cherche à récupérer et anéantir tous les anneaux rouges. Je ne vous dirai rien sur la conclusion du numéro (même si du coup vous devez forcément vous en douter), mais le message inscrit par l’auteur est d’une grande force et devrait apporter un sourire naïf à ceux qui en auront la lecture.

5 years later - Trinity of Sin : Phantom Stranger

Les histoires en deux-parties

Faites des one-shots, qu’il disait le Dan Didio. Faites des one-shots ! Ou alors, faites des histoires en deux parties, comme ça vous obligerez le lecteur à acheter plus de numéros. Difficile de faire la part des choses entre cet argument purement commercial ou une volonté des auteurs de vouloir vraiment raconter quelque chose.

Pour le dyptique Wonder Woman – Superman/Wonder Woman, ce sera difficile de dire que Soule voulait vraiment raconter quelque chose puisque la première partie du récit n’est en fait qu’une illusion que vit l’Amazone – et donc en termes d’implication dans le DCU, c’est assez terne. La seconde partie est plus intéressante car elle utilise un peu de voyage temporel et qu’elle indique deux choses importantes : la première, c’est que la relation entre Superman et Wonder Woman ne va pas durer, et que la rupture a lieu dans un an ou moins dans le futur (par rapport à notre présent) ; la seconde, c’est qu’il y est fait mention d’une guerre qui a eu lieu trois ans et demi dans le futur et qui a opposé super-héros et dieux… Oui, on parle de la même guerre qui est mentionnée dans Swamp Thing – et ce n’est pas un hasard puisque Charles Soule est auteur sur ces numéros. La conclusion de cette histoire se finit quant à elle aussi sur une note lumineuse (Charles Soule doit bien aimer ça en fait), avec un destin pour Diana aux antipodes, et en même temps dans une certaine logique, avec celui que lui a écrit Brian Azzarello sur son run.

5 years later - Superman/Wonder Woman

Les deux autres arcs sont écrits par Jeff Lemire et Dan Jurgens, qui ont donc eu une charge de travail supplémentaire pour ce mois spécial (ils n’avaient qu’à pas écrire Futures End s’ils voulaient se reposer !). Le premier dyptique Justice League United – Justice League permet d’ailleurs à Lemire d’utiliser ses personnages fétiches (Animal Man qui fait un petit caméo, mais surtout sa dernière création, Equinox) en exposant le devenir, peu glorieux, de la Justice League United, et la nouvelle composition de la Justice League. L’histoire donne des indications sur le prochain arc de JLU (qui verra arriver la Legion of Super-Heroes) mais ne se lie pas énormément à Futures End. Enfin, l’histoire Aquaman – Aquaman and the Others est assez ancrée dans Futures End et World’s End puisqu’on y suit la querelle incessante entre les Atlantes et les habitants de la surface, puisqu’apparemment la guerre qui frappera la Terre prochainement ne va épargner personne, que les gens habitent sur terre ou sous les mers. La relation d’Aquaman vis-à-vis de Mera est également complètement chamboulée et l’accent est fortement mis sur les Others qui possèdent toujours les artefacts – qui sont par ailleurs convoités par Atlan, le Dead King, qui fait son petit retour. L’arc sert surtout à Jurgens à mentionner pas mal d’éléments contextuels par rapport aux événements à venir, et à présenter en la personne de The Other (sans le “s”, notez bien), un nouveau super-héros qui, à priori, pourrait ré-apparaître dans The New 52 : Futures End

5 years later - Justice League

Enfin, je vais terminer en plaçant comme ça le numéro de The Flash pour lequel j’avais dans l’idée de créer une catégorie spéciale : celle du numéro qui n’en a rien à foutre du mois spécial. En même temps, l’intrigue de Venditti et Jensen parle de voyages temporels depuis le début de l’auteur sur la série, alors on va difficilement lui reprocher d’avoir continué dans sa lancée. Reste que vous pouvez considérer ce numéro comme un vrai The Flash #35 plus qu’autre chose, le numéro se révélant difficile d’accès pour qui n’aura pas lu les numéros précédents. Des petits malins que ces Jensen et Venditti, je vous le dis !

5 years later - the flash

Conclusion

Comme pour le Villains Month, vous aurez remarqué que la diversité était à nouveau présente dans ces numéros. À nouveau, on pourra se poser la question de si le côté “one-shot” était bien respecté, et à nouveau on pourra répondre que pour une bonne partie des numéros la réponse sera non. Mis à part quelques exceptions (comme Detective Comics ou Grayson), la plupart des numéros proposés font appel à des connaissances sur les personnages ou des histoires qui se sont déroulées dans les runs des auteurs qui ont exercé récemment sur le titre, certains demandant des connaissances plus que d’autres (là je pense en particulier à Booster Gold).

En revanche, en terme de ligne directrice, si la variété des histoires dans les numéros était assez importante, on aura pu néanmoins dégager quelques grandes lignes. Outre les numéros qui se rapportent vraiment à Futures End, je vous ai mentionné qu’il y avait une partie des numéros qui se concluaient sur une note d’espoir. Et c’est en fait quelque chose qui est tout à fait cohérent avec la fin du numéro “game changer’’ de Pandoraallez le lire, et vous comprendrez parfaitement de quoi je veux parler. On notera également que certains auteurs auront profité du lien entre certaines séries pour proposer des histoires plus complètes, en deux parties, ce qui évitera l’aspect “trop court” qui était prépondérant l’an dernier.

Les prochaines parties sont concentrées sur la qualité des numéros, mais je me suis néanmoins amusé à faire un simple calcul. Bon, un calcul qui ne se base évidemment que sur le ressenti de notre équipe, mais tout de même, ça m’a amusé. En me basant sur les reviews de l’an dernier, le Villains Month a obtenu une note globale de 6,57/10. Ce mois Five Years Later écope, lui, d’un 6,43/10 – donc malgré un nombre de numéro spéciaux publiés moindre (puisque les deux séries hebdomadaires prennent de la place), la différence n’est pas vraiment grande. Des chiffres qu’on pourra relativiser bien entendu (c’est juste un calcul fait par curiosité) puisque, pour m’être enfilé tous les numéros, j’ai trouvé au contraire que la qualité de ce mois Five Years Later était au-dessus de celle du Villains Month. Maintenant ce qu’il reste à voir c’est si DC compte continuer d’exploiter ces mois à thématique pour l’an prochain, et quelque chose me dit qu’avec World’s End, Blood Moon et le mic-mac qui se prépare pour le printemps, nous risquons d’être surpris !

Sélection Top/Flop de la rédaction

Comme l’année dernière avec le dossier du « Villains Month« , nous avons convié tous les rédacteurs VO de l’équipe pour vous donner nos top 3 et flop 3 de ce mois spécial « 5 Years Later ». Une bonne occasion pour voir quels sont les numéros qui ont fait l’unanimité pendant ce mois spécial. On remarquera par exemple que Green Arrow ou encore Swamp Thing ont été de beaux coups de cœur pour les membres de la rédactions.

La Sélection d’ArnoKikoo

Top

1. Swamp Thing : parce que l’écriture est chevaleresque, que c’est visuellement inventif et d’une beauté assez fantastique, que l’histoire est prenante et que la dernière planche laisse sans voix.

2. Infinity Man : les capacités de l’héroïne exploitées à leur maximum dans une histoire avec un twist déchirant. Une ambiance amère, proche de la mélancolie et servie par des dessins à crever de beauté. Magnifique.

3. Green Arrow : véritable conclusion au run de Lemire et Sorrentino, ce numéro réussit le tour de force de respecter le cahier du futur possible, tout en s’intégrant parfaitement à la série Futures End. Et c’est toujours magnifique. Un indispensable.

Flop

1. Aquaman And The Others : parce qu’il faut bien faire un choix, mais les numéros mauvais ou anecdotiques de ce genre étaient légion. Un nouvel héros apparaît, mais on y croit pas et on s’en fout.

2. Detective Comics : une bonne grosse blague. Légèrement pas raccord avec le reste des titres Batman, une histoire sans intérêt avec un team-up sympathique mais qui n’apporte rien. Pourtant, la couverture de Fabok donnait envie…

3. Red Hood : Jason Todd se retrouve tout seul, et en cinq ans dans le futur, en revient à ses racines. Pourquoi pas, j’aime cette version du Red Hood, mais quitte à explorer un futur possible, pourquoi ne pas l’explorer justement ? Pis merde, elle est où Starfire ?

La Sélection de Corentin

Top

1. Grayson : Un absolu du personnage, raconté sous une forme originale, avec un embryon de propos et un hommage à sa longue histoire. Les qualités sont là, et on profite du “futur possible” pour oser des choses, vraiment excellent.

2. Green Arrow : Parce qu’avant le futur, il y a le présent, Lemire et Sorentino livrent une conclusion (canonique mais pas trop) de leur run, pour ceux qui ne veulent pas penser à l’après. Comme depuis leur arrivée sur le titre, c’est un quasi-sans faute. Et une super barbe.

3. Swamp Thing : Un numéro qui trouve sa place dans le cœur des fans de la créature. Pas besoin d’en dire beaucoup plus.

Flop

1. Worlds’ Finest : Alors : bof.

2. Superboy : Vraiment ? … Vraiment ?

3. Batman : Non. Juste, non.

La Sélection d’Edge

Top

1. Green Arrow : Véritable conclusion du run de Jeff Lemire/Andrea Sorrentino sur la série, ce one-shot est une très grosse et agréable surprise qui a l’audace en plus d’être connecté à la série hebdomadaire The New 52 : Futures End.  Je pleure des larmes de sang quand on compare ce numéro à Green Arrow #35, signant l’arrivée de la nouvelle équipe créative…

2. Booster Gold : Voyage temporel, double Booster et présence de Michelle Carter, Dan Jurgens nous envoie ici plein de signaux sur le futur du DC Universe, façon New 52.

3. Action Comics : Assez belle surprise pour moi pour figurer dans mon top de lecture du mois, ce Action Comics, en plus d’être beau, ne se prend pas la tête avec des histoires de continuité (même si il est lié aux événements de Futures End), raconte une belle histoire autour de l’Homme d’Acier.

Flop

1. Earth 2 : Très grosse déception que ce numéro Futures End d’Earth 2, qui avait pour objectif de nous teaser la nouvelle série hebdomadaire. Ce n’est pas très beau et certainement pas encourageant quand on voit que l’équipe créative est la même que sur ce nouveau titre…

2. Batgirl : Un supplice. Gail Simone s’amuse ici à nous intégrer l’ensemble des Batgirls, cinq ans dans le futur, et transformant au passage notre Barbara en Bane. Pas fan de l’idée, un gros GROS passe pour moi.

3. Detective Comics : Meh. Batman et Riddler font équipe, quand on voit la couverture, ça fait sourire. Mais ce numéro, en plus d’être creux et totalement inutile et inintéressant.

La Sélection de Freytaw

Top

1. Booster Gold : Parce que c’est le retour que j’attendais, plus ou moins. Avec une double surprise puisque deux Boosters sont présents dans cette histoire. Un cadeau de la part de Jurgens aux fans du personnage, assurément !

2. Infinity Man and the Forever People : Une lecture sublime, autant visuellement que dans les thèmes de l’histoire. J’ai été touché en plein coeur et je suis tombé amoureux de Beautiful Dreamer !

3. Justice League/Justice League United : L’histoire en deux partie qui a fait mouche chez moi. Dynamique, posant des questions sur certains personnages du DC Verse, histoire relativement bien condensée qui se réfère un peu au savoir faire d’antan. Ce fut une histoire simple mais très très agréable !

Flop

1. New Suicide Squad : Le numéro qui pousse le concept un peu trop loin. Oui, c’est décomplexé et con, comme d’habitude, mais cela ne raconte absolument rien en plus d’être dégradant pour les personnages utilisés. Une vrai déception.

2. Grayson : Tentative belle et osée d’écrire du neuf avec le personnage, mais dont il manque quelques pièces maîtresses pour vraiment calculer et comprendre le propos énoncé ici. Plutôt énervant qu’autre chose. En plus d’être relativement moche au niveau des dessins.

3. Batman : Snyder en roue libre (comme d’habitude) qui ne regarde que son nombril (des fois il fait des efforts) et impose une lecture du personnage en mode parano, qu’il avait d’ailleurs déjà abordé dans le Detective Comics #27. J’ai envie de lire autre chose sur du Batman dans le “futur”. Très clairement.

La Sélection de Harley

Top

1. Batwoman : Batwoman, vampire, un combat de famille, de l’émotion, une fin osée et difficile, un gros coup de cœur (c’est trop gothique ahah).

2. Trinity of Sin : Pandora : Hé bien oui ! Pandora dans le top pour ce mois Futures End. Je trouve qu’il mérite amplement sa place car même s’il est simple, il est assez joli, efficace et surtout propose une réponse osée mais maîtrisée que l’on attendait.

3. Red Lanterns : Ce numéro est assez étonnant. On a Garner et Bleez qui font tout pour faire tomber Rankorr devenu Red King. C’est à celui qui aura le plus de pouvoirs, jusqu’à se rendre compte du pouvoir des mots et de l’espoir, c’est simple mais touchant et efficace.

Flop

1. Batgirl : Cette histoire n’a rien à voir avec Batgirl, une Batgirl déchue qui retombe dans la violence, se sur-développe physiquement grâce à l’aide de Bane avant d’être La Bête Noire et devenir une catcheuse sur-gonflée qui finira par retourner sa veste : Inutile !

2. New Suicide Squad : Encore un problème de venom ici, cette fois c’est Harley Quinn qui en fait les frais, on tombe dans un numéro qui ne sert à rien avec une couverture affreusement mensongère. Franchement, cette lecture c’est du temps perdu (pourtant j’aime bien le panpan boumboum inutile d’ordinaire).

3. Birds of Prey : Black Canary est devenue la leader de la Ligue de Ra’s al Ghul, elle l’utilise les membres pour sauver des jeunes femmes d’une vie difficile, et croise Catchy Batgirl en route. Elles se battent, discutent, et ratent leur proie. Voilà, c’est mauvais et pas intéressant.

La Sélection de Nathko

Top

1. Booster Gold : Oui, mais en fait pas lui tout seul parce qu’il faut lui coller Superman : Doomed #2 en fait pour qu’il se retrouve premier. Et c’est juste parce que ça annonce un truc de malade (j’espère !).

2. Superman : Parce non seulement c’est connecté à la série principale Futures End. Mais aussi parce que cela nous permet d’avoir droit à un chapitre consacré à un personnage que l’on ne voit pas assez dans les New 52 et de poser la question de la nécessité de l’existence de Superman dans notre monde.

3. Green Arrow : Simple et très efficace, Green Arrow : Futures End est comme Superman, un vrai tie-in à la série principale qui ne peut s’apprécier pleinement que si l’on suit cette dernière. D’autant que ce chapitre de Green Arrow apporte une vraie explications à des événements importants de Futures End.

Flop

1. Superboy : Une daube intersidérale qui aurait tout de même pu donner naissance à une nouvelle équipe intéressante si seulement quelqu’un qui sait écrire s’était posé dessus.

2. Grayson : Pas spécialement compris l’intérêt de la chose, sans doute que je suis passé à coté. Au final pour ceux qui connaissent bien le personnage seules les quelques premières pages ne sont pas du rabâchage.

3. Aquaman : Non pas que le numéro soit l’un des pires du mois, mais il reste une grande déception et les problèmes d’intégration d’Atlantis et ses habitants avec la surface sont toujours un point central, même cinq ans après. Ça fait long.

La Sélection de n00dle

Top

1. Superman : Un épisode attachant, parfaitement intégré à la série principale et graphiquement d’une classe hallucinante.

2. Red Lanterns : Une simple (et pas simpliste) histoire de rédemption et d’espoir qui continue le travail de Soule sur ses personnages de façon logique. Malgré le happy end un peu forcé, ça fonctionne très bien.

3. Green Arrow : Lemire et Sorrentino disent adieu à la série et forcément c’est  indispensable. En plus d’expliciter une des zones d’ombre de Futures End, ils nous offrent simplement une excellente histoire.

Flop

1. Batman : Chiant, visuellement confus et vraiment pas le genre de Batman que j’ai envie de voir. Bref à oublier, très vite.

2. Earth 2 : C’était censé nous faire saliver pour l’arrivée de la troisième série hebdo, World’s End et ça fait tout l’inverse. Passable et creux.

3. Justice League Dark : Vite lu, encore plus vite oublié. Le genre de numéro écrit sous la contrainte d’un mois spécial pour un event pas forcément adapté à toutes les séries du moment.

La Sélection de Zeppeli

Top

1. Swamp Thing : Ce numéro était à la fois très beau et poétique, rappelant les plus réussis des récits de chevalerie, qui colle parfaitement au caractère épique de son personnage principal. Un must-Read.

2. Booster Gold : Okay, c’était un petit peu bordélique et rempli de références plus ou moins obscures pour les néophytes, mais qu’est-ce que c’était bon ! Et puis revoir Kamandi, c’est toujours un plaisir pour les fans de Jack Kirby.

3. Green Arrow : Cet épisode est réellement lié à l’intrigue de Futures End, et nous donne des informations qui font progresser l’histoire. De même, il renoue avec la tradition de DC, en proposant un legacy-character, ce qui est est une très bonne idée qui manque à l’univers, trop jeune encore, des New 52.

Flop

1. Batman : Un épisode inutile, qui ne sert qu’à nous présenter une vision classique d’un Bruce Wayne dévasté par les combats, notons aussi le manque de cohérence avec le numéro de Detective Comics, qui est à peu près aussi bon que celui-ci…

2. Grayson : Parce qu’un artifice de chronologie inversée à la Gaspar Noé, ça ne fait pas un comic-book à part entière, et que cracher à la tronche de la caractérisation de Dick Grayson de cette façon, c’est tout bonnement abject.

3. Batgirl : Cet épisode n’est peut-être pas si horrible, mais il est représentatif de ces titres qui nous montrent un futur what-the-fuckesques qui ne servent qu’à nous montrer un version “surprenante” de leur protagoniste, sans tenter d’atteindre un niveau minimum de qualité scénaristique. Cela dit, les dessins étaient sympa.

(Re)Découvrir nos avis

Comme tous les mois, nous couvrons l’intégralité des sorties New 52 via notre rubrique « Review Express VO » que nous publions tous les Vendredis soir. Nous n’allons donc pas ici nous relancer dans critiques de chacun des one-shots, puisque cela a déjà été fait. Pour retrouver nos critiques, nous vous invitons simplement à cliquer sur une des bannières des REVO qui vous intéressent.

Une seule sortie « Futures End » a été couverte en dehors de la rubrique, il s’agit de Pandora : Futures End #1.

Five Years Later : 1ère semaine

Dossier - DC Comics : Guide de Five Years Later 35

Five Years Later : 2ème semaine

Dossier - DC Comics : Guide de Five Years Later 36

Five Years Later : 3ème semaine

Dossier - DC Comics : Guide de Five Years Later 37

Five Years Later : 4ème semaine

Dossier - DC Comics : Guide de Five Years Later 38

Publication en France

The New 52 : Futures End et les one-shots en France ?

Quid de la publication de de Futures End et des différents one-shots publiés pendant le mois spécial “Five Years Later” ? Malheureusement, Urban Comics n’a, à l’heure actuelle, rien annoncé concernant le mode de publication de la série principale The New 52 : Futures End et des one-shots. Avec l’importance de la série hebdomadaire, et le fait que celle-ci lance la seconde série hebdo Earth 2 : World’s End, nul doute qu’Urban soit dans l’obligation de publier ce titre.

D’après un message de l’éditeur posté en réponse d’une question d’un fan sur Facebook, Urban se dirigerait vers une publication librairie de The New 52 : Futures End. Urban Comics pourrait lancer un kiosque entièrement dédié, comme l’éditeur l’avait fait pour Forever Evil, mais difficile d’imaginer que le succès puisse être au rendez-vous – d’autant plus que cette série hebdomadaire met un certain temps pour démarrer.

Concernant les one-shots, là aussi Urban n’a rien communiqué, mais comme pour le Villains Month, ces derniers seront certainement éparpillés à travers les différents kiosques :

  • Batman Saga – avec Batgirl : Futures End #1 , Batman : Futures End #1 , Batman and Robin : Futures End #1 , Detective Comics : Futures End #1, Catwoman : Futures End #1, Grayson : Futures End #1
  • Justice League Saga – avec Earth 2 : Futures End #1, Green Arrow : Futures End #1, Justice League : Futures End #1, Justice League Dark : Futures End #1, Justice League United : Futures End #1, The Flash : Futures End #1, Trinity of Sin : Pandora: Futures End #1, Trinity of Sin : Phantom Stranger: Futures End #1
  • Green Lantern Saga – avec Green Lantern : Futures End #1, Green Lantern Corps : Futures End #1, Green Lantern : New Guardians : Futures End #1 (?), Red Lanterns : Futures End #1 (?), Sinestro : Futures End #1
  • Superman Saga – avec Batman/Superman : Futures End #1, Action Comics : Futures End #1 , Superboy : Futures End #1, Supergirl : Futures End #1, Superman : Futures End #1, Superman/Wonder Woman : Futures End #1

Ces one-shots pourront très bien trouver leur place dans les sorties librairies, notamment pour Batwoman : Futures End #1, Swamp Thing : Futures End #1 ou encore Wonder Woman : Futures End #1 sans oublier les numéros cités ci-dessus qui seront certainement inclus dans différents ouvrages.


Mise à jour 26/11/2014 : Urban Comics a donc annoncé l’arrivée en 2015 de la série hebdo The New 52 : Futures End au format librairie (le premier tome débarquera en juin 2015). Qu’en est-il des one-shots Futures End ? L’éditeur a également annoncé l’arrivée en mai 2015 de Batman Saga Hors-Série #7 qui contiendra les one-shots Futures End des séries Batman, Detective Comics, Grayson, Batman/Superman, Batman & Robin et Batgirl – comme nous l’avions imaginé quand nous avions rédigé ce dossier !

Tableau récapitulatif des sorties VF

Cette partie VF sera amenée à évoluer, puisque nous mettrons à jour le tableau ci-dessous quand Urban Comics révélera les publications des différents one-shots.

Liste des one-shot

Équipe créative

Publication VF

Titre Scénariste(s) Dessinateur(s) Kiosque et Librairie
Action Comics : Futures End #1 Sholly Fisch Pascal Alixe Aucune
Aquaman : Futures End #1 Dan Jurgens Alvaro Martinez et Raúl Fernández Aucune
Batgirl : Futures End #1 Gail Simone Javier Garron Batman Saga Hors-Série #7
Batman : Futures End #1 Scott Snyder et Ray Fawkes Aco Batman Saga Hors-Série #7
Batman and Robin : Futures End #1 Ray Fawkes Dustin Nguyen Batman Saga Hors-Série #7
Batman/Superman : Futures End #1 Greg Pak Howard Porter Batman Saga Hors-Série #7
Batwing : Futures End #1 Jimmy Palmiotti et Justin Gray Eduardo Pansica et Julio Ferreira Aucune
Batwoman : Futures End #1 Marc Andreyko Jason Masters Aucune
Birds of Prey : Futures End #1 Christy Marx Robson Rocha et Oclair Albert Aucune
Booster Gold : Futures End #1 Dan Jurgens Moritat, Steve Lightle, Stephen Thompson, Mark Irwin, Ron Frenz et Brett Booth Aucune
Catwoman : Futures End #1 Sholly Fisch Patrick Olliffe et Tom Nguyen Catwoman Tome 5
Constantine : Futures End #1 Ray Fawkes Juan Ferreyra Aucune
Detective Comics : Futures End #1 Francis Manapul et Brian Buccellato Scott Hepburn Batman Saga Hors-Série #7
Earth 2 : Futures End #1 Daniel H. Wilson Eddy Barrows et Eber Ferreira Aucune
Grayson : Futures End #1 Tom King Stephen Mooney Batman Saga Hors-Série #7
Green Arrow : Futures End #1 Jeff Lemire Andrea Sorrentino Aucune
Green Lantern : Futures End #1 Robert Venditti Martin Coccolo Aucune
Green Lantern Corps : Futures End #1 Van Jensen Igor Lima et Ruy José Aucune
Green Lantern : New Guardians: Futures End #1 Justin Jordan Dio Neves et Marc Deering Aucune
Harley Quinn : Futures End #1 Amanda Conner et Jimmy Palmiotti Chad Hardin Aucune
Infinity Man and the Forever People : Futures End #1 Dan DiDio Philip Tan et Jason Paz Aucune
Justice League : Futures End #1 Jeff Lemire Jedd Dougherty Aucune
Justice League Dark : Futures End #1 J. M. DeMatteis Andres Guinaldo et Walden Wong Aucune
Justice League United : Futures End #1 Jeff Lemire Jedd Dougherty Aucune
New Suicide Squad : Futures End #1 Sean Ryan Andre Coelho et Scott Hanna Aucune
Red Hood and the Outlaws : Futures End #1 Scott Lobdell Scott Kolins Aucune
Red Lanterns : Futures End #1 Charles Soule Jim Califiore Aucune
Sinestro : Futures End #1 Cullen Bunn Igor Lima et Ruy José Aucune
Star Spangled War Stories Featuring G.I. Zombie : Futures End #1 Jimmy Palmiotti et Justin Gray Scott Hampton Aucune
Superboy : Futures End #1 Frank Barberie Tyler Kirkham Aucune
Supergirl : Futures End #1 Tony Bedard Ema Lupacchino Aucune
Superman : Futures End #1 Dan Jurgens Lee L. Weeks Aucune
Superman/Wonder Woman : Futures End #1 Charles Soule Tom Raney Aucune
Swamp Thing : Futures End #1 Charles Soule Jesús Saíz Aucune
Teen Titans : Futures End #1 Will Pfeifer Andy Smith Aucune
The Flash : Futures End #1 Robert Venditti et Van Jensen Brett Booth et Norm Rapmund Aucune
Trinity of Sin : Pandora: Futures End #1 Ray Fawkes Francis Portela Aucune
Trinity of Sin : Phantom Stranger: Futures End #1 Dan DiDio et J. M. DeMatteis Phil Winslade Aucune
Wonder Woman : Futures End #1 Charles Soule Rags Morales Aucune
Worlds’ Finest : Futures End #1 Paul Levitz Yıldıray Çınar et Paul Neary Aucune
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