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Dossier – Batman dans les Jeux Vidéo

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Sommaire
Dossier - Batman dans les Jeux Vidéos

Le chemin de sable, piétiné par usage, traverse la propriété sans âge d’Amadeus Arkham. Telle la Bonarparte de Gotham exilée sur sa Saint-Hélène, l’asile d’Arkham ne semble avoir pour seuls compagnons que le vent giflant nerveusement les épineux et l’obscurité des nuages arables de tempêtes. Tout porte à croire que ciel et terre s’accordent une danse de saison, entre l’obscurité du ciel, refuge de zébrures frénétiques, et les ténèbres de la bâtisse hérissée dans un style gothique. Le rythme lointain des flots en fête donne la mesure d’une soirée agitée, attendant les derniers convives de l’histoire. Le chevalier noir de Gotham se tient devant l’immense portail en fer forgé de l’asile, mainte fois franchi dans le mauvais sens. Je me tiens sur son épaule, solidement ligoté par un batgrappin. C’est mon premier séjour à Arkham, et comme toute première fois je pense que je ne suis pas prêt de l’oublier. – Je vous le laisse, signale Batman à ArnoKikoo, accoudé au portail, dans sa blouse blanche de directeur de l’Asile. Tâchez de ne pas me le renvoyer de si tôt. Le justicier de Gotham me laisse alors tomber aux pieds d’un ArnoKikoo hilare, avant de s’échapper dans la nuit. Vous savez tout docteur Bacca.

Baccano. Sigmund Baccano je vous prie. Nous allons maintenant aborder les raisons de votre venue entre ces murs Monsieur MFW.

– Ok. Bah c’est simple, pour fêter les 75 ans de la même chauve-souris qui m’a déposé ici, je me suis lancé comme défi de tester tous les jeux-vidéo lui étant consacrés.

Le visage du docteur Baccano s’assombrit alors comme si je venais de réveiller Cthulhu lui même. Je vois qu’il note fébrilement quelques mots mystérieux sur son calepin. Il sait, je le sens. Il sait ce qui m’a détruit, le mal que m’a fait ce dossier.

– Bien Monsieur MFW, je vous écoute sur l’histoire de Batman dans les jeux-vidéo.

Tel un journal de bord de ma santé mentale, un chemin de croix diabolique, ce dossier est consacré vous l’aurez compris au chevalier noir dans les jeux-vidéo.

S’il y a bien un média où le Chevalier Noir a été omniprésent depuis son premier jeu jusqu’à nos jours c’est bien celui du jeu vidéo. Le super-héros le plus adapté en jeux vidéo de tous les temps c’est lui. Il m’aura fallu rejouer à pas moins de 70 titres dans le cadre de ce dossier. L’idée est de le rendre le plus exhaustif possible.

L’explication d’une telle pléthore de titres depuis 1986, date du tout premier jeu Batman de l’histoire, peut s’expliquer assez facilement. En effet beaucoup de jeux Batman seront en grande partie des adaptations des films ou séries animées qui jalonneront son histoire. Mais ce ne sera pas toujours du copié-collé et c’est là où ce dossier a été difficile à élaborer. L’exemple symptomatique est le cas Batman Returns avec ses 8 versions différentes pour l’adaptation du film éponyme. C’est sans précédent.

Évidemment une distinction est nécessaire aussi entre les jeux solo Batman à proprement parler et ses apparences dans d’autres comme le récent Injustice par exemple. Et ceci fait grimper encore le compteur de jeux avec un Batman à l’intérieur.

Si le caped crusader a connu récemment des années fastes il y a aussi de nombreuses bouses qui sont apparues sur son parcours. La malédiction du jeu à  licence fait à la va-vite avec les pieds dans un but purement mercantile n’était jamais loin. Et si le joueur du grenier a évidemment parlé des plus gros désastres il faudra revenir sur toutes ces bouses histoire de rigoler un peu. Pour se retrouver dans tout cela vous retrouverez à la fin un petit classement conçu comme un top et un flop assez second degré.

Petit point, je vais être assez technique je n’ai pas le choix malheureusement sur le vocabulaire des jeux vidéo. Pour toute question ou interrogation j’y répondrai volontiers dans les commentaires. Il y a beaucoup à discuter alors ne perdons pas une seconde de plus et lançons notre vieille Amstrad CPC.

Les Débuts (1986 – 1988)

Batman (1986)

  • Ocean Software : ZX Spectrum, Amstrad CPC, MSX, Amstrad PCW

Batman_1986

7 ans après Superman qui avait ouvert le bal des adaptations vidéoludiques de super-héros et connu les joies de l’atari 2600, Batou a enfin sa première adaptation. Cette dernière est éditée par Ocean Software et développée par deux talents de l’époque à savoir Bernie Drummond et Jon Ritman. Le moteur conçu pour le jeu est en tout point révolutionnaire et servira pour l’autre grand jeu du duo, Head Over Heels (1987). Le jeu fera date et est encore considéré aujourd’hui comme un grand classique. Adoptant une vue en 3d isométrique avec des graphismes à l’époque très avancés ce jeu d’aventure est un régal. Il a certes perdu de sa superbe (question de point de vue) mais reste un titre historique. Limité par une palette de couleurs faible, il faut savoir que le jeu a été développé à la base pour la ZX Spectrum, un ordinateur/clavier 100% british pour tv cathodique très limité, puis converti sur les autres machines. Ceci s’explique évidemment car Ocean Software est un développeur anglais basé à Manchester. La version que je recommande est l’Amstrad CPC dans tous les cas, la plus jolie et la plus agréable à jouer à mon sens.

Batman_1986_gameplay

Après cette introduction infinie (on est mal barré pour la longueur du dossier j’vous le dis) passons au gameplay. On guide Batman à la recherche de Robin qui a été capturé par l’homme mystère. Inutile de dire que le scénario est absent dans le sens où il n’y a aucune narration et aucune résolution. On évolue alors dans une batcave labyrinthique à la recherche de bat-gadgets mais surtout des 7 parties du batcraft (l’hovercraft de Batman). Une fois les parties trouvées on retrouve ce dernier et hop game over et tableau de score. Dès notre arrivée on entend le début en version 8 bit du célèbre générique de la série télé. Seule musique du jeu elle repassera à chaque collecte des 7 pièces et à la fin. Il est assez drôle de remarquer que l’utilisation de ce thème emblématique de la série kitsch ne correspond pas vraiment à la jaquette représentant fièrement le Batman moderne. Côté son on a quelques bruitages tout au plus assez agaçants, surtout la course de Batman. Élément plus qu’agréable qui paraît peut être désuet de nos jours mais le jeu a un système de checkpoint. Il y a des pierres « Batstones » et si on perd toutes ses vies on retourne à la dernière pierre collectée. Cela s’ajoute à un système de power up en temps limité tel que celui d’aller plus vite. Le jeu joue pas mal sur une physique basique : une fois équipé, on pourra sauter, soulever des objets, se créer des passages etc. Il y a de nombreux pièges et ennemis à éviter et au final chaque salle est un petit puzzle à résoudre. Assez retord par moment mais jamais insurmontable, ce titre lance la saga vidéo-ludique de Batman avec brio.

Batman : The Caped Crusader (1988)

  • Ocean Software : Amiga, Amstrad CPC, Apple II, Commodore 64, MS-DOS, ZX Spectrum

Batman_The_Caped_Crusader_1988

Ocean récidive donc deux ans plus tard pour son deuxième effort sur Batman en portant son jeu sur quasiment tous les micro ordinateurs, ordinateurs personnels plus ou moins grand public du marché à ce moment là. Le format varie entre la cassette ou le disque souple suivant les machines. En même temps le premier jeu a été un succès et Ocean Software a construit sa réputation sur les jeux à licence dont Robocop (un de leur plus grand titre), Miami Vice ou encore Rambo.

Premier point fort du titre, la jaquette est sublime et en fait une très belle pièce de collection pour les amateurs de Batman et de jeux rétro. Avec un Batman plus moderne et sombre que jamais agrippant le pingouin avec en fond un Joker hystérique.

Sauf que finalement le jeu est une fois de plus un hybride entre le Batman de la série Live et celui du comics. Reste que le jeu est encore une révolution pour l’époque. Plus bancal que son aîné, l’équipe de Special Fx Software réalise tout de même un travail de titan ! Adoptant un gameplay 2D le jeu se veut un hybride entre un point’n click et un beat them all light. C’est étrangement dosé mais ça marche plutôt bien surtout que le jeu est absolument magnifique et est encore agréable à l’œil de nos jours. Conçu comme un comic book avec des petites annotations en haut à gauche de l’écran on se déplace de case en case ou de tableau en tableau, c’est selon. Chaque case se superpose l’une à l’autre. C’est un peu un mini Comix Zone sur Megadrive avant l’heure. C’est une sorte de comics dont tu es le héros et c’est vraiment une belle prise de risque. Graphiquement c’est sur Amiga et Atari ST que le jeu s’en sort le mieux, deux machines chères à mon cœur. Il y a des différences mineures dans le déroulement du jeu avec la version C64 mais cette dernière reste quasi identique quoique techniquement à la rue.

Batman_The_Caped_Crusader_1988_gameplay

Deux scénarios s’offrent à nous, celui du Pingouin ou celui du Joker. Enfin dans un jeu Batman et ce avant l’adaptation du film, Batou affrontera sa némésis. Tout cela sur fond de remix du thème de la série live – encore lui. Ce dernier étant très réussi par ailleurs. Les séquences d’action avec des mafieux se ressemblant toutes sont entrecoupées donc de phases d’énigmes. Et il est parfois assez complexe de se battre et réfléchir en même temps même si on a un menu d’action pour toutes les interactions avec le décor. Ce n’est pas encore au top niveau ergonomie mais c’est réussi quoiqu’un peu mou. Batman peut en phase d’action lancer du batarang, donner coup de poing ou coup de pied. En phase de point and click il y a de tout et le menu propose d’utiliser les objets pour se soigner, les utiliser dans le décor et bien d’autres variantes qu’il serait trop long d’énumérer ici. On ramasse en tout cas de nombreux items avec différentes utilités permettant de compléter chaque chapitre à 100%.

Commençons par celui du Pingouin ou après avoir inséré un disque dans le bat ordinateur on sort régler leur compte à des mafieux, des petits manchots et des avions robots. Les ennemis sont assez agressifs et heureusement qu’ils dropent pas mal d’items pour se remettre de la vie. On passe son temps à se soigner et à collecter des objets pour faire monter son pourcentage avant de progresser dans un final explosif.

Pour le Joker tout commence dans le parc de Gotham. Le scénario est un peu plus long. Ici les vilains sont des Clowns obèses et des rats. L’ambiance est moins urbaine même gothique et il y a des bombes dans les égouts à désamorcer. Nous arrivons à Amusement Mile dans un cirque mal fréquenté et « weird » (c’est pas moi c’est Batman qui le dit). Ah la fun house du Joker en jeu vidéo. On erre ainsi et on se retrouve face au clown qui se révèle être un vrai sac à PV fuyard qui aime nous faire goûter à son gaz toxique. On évolue ensuite dans des lieux étranges avec des dentiers énormes en arrière plan et on arrive en haut de la montagne russe pour délivrer notre pauvre boy wonder qui trouve le moyen de se faire capturer deux fois en deux jeux. Bravo Dick ! Le retrouver met fin à la mission et le Joker est arrêté.

Un jeu au gameplay étrange mais qui a ses qualités, un peu côté plus punchy ne lui aurait pas fait de mal mais il est globalement réussi et original.

Et c’est l’heure de la première adaptation du film de Burton.

Les adaptations du premier Batman de Burton

Alors là on rentre dans la complexité et il va falloir suivre, alors que pour l’instant je n’ai présenté que deux jeux… Il y a plusieurs éditeurs, développeurs qui se sont penchés sur le projet et un nombre important d’adaptations différentes sur diverses consoles. Let’s go !

Batman ou Batman : The Movie (1989)

  • Ocean, Amiga, Amstrad CPC, Apple II, Atari ST, Commodore 64, MS-DOS, ZX Spectrum

Batman ou Batman : The Movie (1989)

Gros morceau encore une fois et dernier jeu d’Ocean Software sur la franchise Batman. Un jeu acclamé par la critique pour sa variété, ses excellents graphismes sur Amiga et Atari ST . Il a aussi été encensé pour son gameplay plus nerveux, action, suivant les grandes lignes du film. Comptant 5 niveaux assez variés il convient de revenir sur ce jeu qui est encore une bonne pioche, pas sur C64 malheureusement qui est une version bugguée et qui coupe pas mal de choses par rapport au jeu original. Reste une BO correcte sur le support et c’est un bon jeu C64 dans tous les cas à faire si on aime vraiment le rétro.

Mais parlons de la version Amiga.

Le premier niveau se passe à Ace Chemicals. Premier ajout intéressant, le grappin ! Ah quel plaisir de parcourir les niveaux ainsi et de lancer moult batarangs sur nos adversaires dans un niveau résolument action-plateforme. Ce qui est dommage c’est l’absence d’éléments basiques comme un saut et le fait que Batman semble tout de même tuer ses ennemis. Assez difficile il est assez drôle de voir sa barre de vie sous la forme du visage de Batman se transformant peu à peu en celui du Joker. Une fois que le visage est totalement devenu celui du Joker, c’est le décès. Paradoxal car Jack Napier n’est pas encore le Joker à ce moment là mais passons. Le niveau se conclue par la chute de Jack dans la cuve d’acide. Une belle entrée en matière !

Le deuxième niveau nous fait conduire la fameuse Batmobile pour ramener en urgence Vicky Vale à la Batcave que l’on a sauvée au musée. Ceci en pleine circulation et c’est un pied total. On utilise le grappin de la Batmobile pour faire des virages à 45 degrés et éviter les barrages de police, heureusement des flèches nous indiquent la direction. C’est le bonheur et c’est très jouable.

Batman ou Batman : The Movie (1989)

Le troisième niveau est un mini puzzle où l’on doit chercher l’antidote à la toxine du Joker, le Smilex.

Le quatrième niveau prend place durant la parade organisée par le Joker et l’on doit couper bon nombre de ballons à l’aide du Batwing, 99 pour être exact. C’est en temps limité et chaque ballon raté fait perdre de la vie. Un niveau difficile et affreusement répétitif qui ne suit pas vraiment le film, mais on pilote le Batwing donc c’est forcément cool, non ?

Le dernier niveau c’est bien évidemment la Cathédrale dans une version encore plus ardue du premier niveau. C’est l’ascension ultime avec des méchants surarmés qui vous balancent des grenades et des vilains rats. Arrivé en haut le Joker tente de s’échapper à bord de son hélico et un coup de grappin bien placé le fera tomber à la fois de son échelle et de la cathédrale dans une chute formidable. Oui c’est du meurtre et oui c’est comme ça.

Au final un bon jeu, beau, ardu et varié mais avec quelques défauts impardonnable et le fait que Batman tue le Joker.

Batman (1989 – 1990)

  • Sunsoft : Nes, Game Boy, Megadrive, PC Engine

Batman (1989 - 1990)

Un jeu et 4 versions différentes mais puisque le développeur est ici le même je vais parler de chacune d’elles.

  • La version sur Nes

Batman (1989 - 1990)

Batman sur Nes est à bien des égards un des meilleurs jeu de la console, rien que ça et la preuve qu’une adaptation n’est pas obligée d’être fidèle pour être passionnante. C’est un jeu diablement addictif, difficile et bourré de références à l’univers DC et aux ennemis de Batman. Il s’éloigne presque totalement du film pour proposer quelque chose de nouveau. C’est donc le contrepied total du jeu d’Ocean Software. Dans cette version Batman peut faire du wall jump pour s’aider dans ses ascensions. Cela est légèrement pompé sur Ninja Gaiden qui le lui rendra bien par la suite mais nous y reviendrons. Tout d’abord sur la galerie d’ennemis il est assez incroyable que même dans le fretin de base nous ayons droit à des vilains du DC Verse. On peut lister Deadshot, KGBeast, Maxie Zeus, Heat Wave, Shakedown, et Nightslayer. Rien que ça ! Et ce n’est pas tout. En guise de boss avant la confrontation finale contre le Joker nous aurons Killer Moth, l’Electrocutioner et Firebug ! Pour le reste on est dans un jeu d’action-plateforme en 2d très punchy. On a 3 armes disponibles. Seul le dernier niveau, soit celui de la Cathédrale, est à peu près lié au film ainsi que l’intro et les cut-scenes. La difficulté du dernier niveau y est ici affreuse avec un pic très important. Arriver au sommet alors qu’il y a des rouages partout demande beaucoup d’abnégation la première fois. S’ensuit un sous-boss parmi le roster d’avant et enfin le Joker qui a le pouvoir de lancer des éclairs et qui doit être battu à la bourrine. Comprenez par là, se coller à lui et bourriner pour espérer le tuer avant qu’il ne vous tue, de plus ce dernier s’est découvert des pouvoirs électriques. On le lui rendra bien car une scène ultra polémique a lieu à la fin, on le balance littéralement du haut du toit. Oui c’est du meurtre.

Ce jeu est une perle de la Nes. Les musique composées par Naoki Kodaka et Nobuyuki Hara sont devenues cultes tout comme ce jeu qui tient une grande place dans mon cœur. Un chef d’œuvre.

  • La version sur Gameboy

Batman (1989 - 1990)

C’est un titre à ne pas sous-estimer. Le jeu reprend au début l’intrigue du film avec une cut-scene sympathique. De toute façon le jeu est globalement plus fidèle au film que la version Nes. La musique est encore phénoménale. C’est un jeu du tout début de vie de la Gameboy et il est toutefois assez particulier. Déjà Batman a un flingue, oui il a un flingue, vous pouvez sauter de votre fauteuil. On tire et on saute et on récupère des bonus. Pas de combat au corps à corps et un jeu très facile au début car les nombreux bonus transforment batou en machine de guerre. Le sprite de Batman n’est pas très réussi il faut aussi l’avouer. Le premier niveau se passe à Ace Chemicals. C’est beaucoup axé plateforme et action encore une fois. Seule la fin posera de réelles difficultés. Pour le reste le deuxième niveau ce sera la musée, le suivant sera un niveau shoot them up en Batwing assez plaisant et pour finir la Cathédrale de l’enfer avec le Joker en boss final. Bref rien de bien nouveau sous le soleil. Le jeu reste agréable et pour un jeu de début de vie de console une belle claque comme a pu l’être un mario land.

  • La version sur MegaDrive

Batman (1989 - 1990)

Un jeu assez étrange qui reprend des éléments des jeux précédents là encore sur une machine en début de vie avec des graphismes plutôt jolis quoique basiques. Il est composé de 6 niveaux. Il se veut plus fidèle au film que la version Nes et propose des phases en véhicule. De plus il n’y a plus que le batarang de disponible. Enfin ici les continue sont limités ce qui peut être problématique. Noaki Kodaka est encore à la bande-son et c’est tout simplement génial avec quelques remix des musiques de la version Nes. Fini les références qui pleuvaient dans la version Nes en tout cas. On peut utiliser le grappin. Le jeu fait très beat them all et le côté plateforme est réduit à son plus simple appareil. Il n’est pas absent pour autant mais c’est beaucoup moins exigeant que son homologue Nes. Preuve que c’est un vrai beat them all quand on perd une vie on réapparait instantanément là où on est mort. Dans les choses qui choquent car c’est aussi le cas sur cette adaptation, Batman et le meurtre. Dans le deuxième niveau c’est Batman qui pousse Jack Napier dans la cuve. Ce n’est en rien un accident on lui saute dessus comme un bourrin et il tombe. S’ensuit le classique musée. Enfin une phase en Batmobile en scrolling 2d ultra dynamique se pointe et c’est très jouissif mais assez dur et on peut perdre beaucoup de vies. Après un affrontement contre des mimes tirés du film on reprend le Batwing pour une séquence en 2d fort sympathique encore une fois. S’ensuit la traditionnelle Cathédrale. Un niveau magnifié ici tout en verticalité et bien qu’il soit moins exigeant que sur Nes je l’ai adoré pour son ambiance. Encore une fois le combat contre le Joker qui peut balancer des vagues électriques au sol clôt le spectacle et encore une fois on le fait tomber de notre propre chef sans même que l’hélico soit venu.

  • La version sur PC Engine

Batman (1989 - 1990)

Je n’ai pas grand chose à dire sur ce jeu. Pas qu’il soit mauvais mais le concept me dépasse un peu. C’est un Pac-Man like dans l’univers de Batman le film. Le genre de concepts farfelus qui nous font nous demander si les développeurs avaient ou non fumé la moquette parce que pour penser à un truc pareil il fallait le faire. Donc on récupère des items pour terminer le niveau, à priori des fioles remplies de la toxine du Joker. Nos premiers ennemis sont des mimes obèses qui peuvent être étourdis puis dégagés grâce au batarang. Il y a aussi des bonus de temps, d’accélération pour se déplacer dans les niveaux en 3d isométrique. Les musiques sont reprises de la version Nes. Les objectifs évoluent mais pas le concept et le jeu est ultra répétitif bien que la difficulté soit croissante. On s’en lasse très vite. Toutefois dans le genre ce n’est pas un mauvais jeu et il y a quelques cut-scenes qui nous rappellent qu’on joue à un jeu Batman. Un ovni donc.

Batman  – Arcade (1990)

  • Atari, Arcade

Batman  - Arcade (1990)

À une époque loin de 2014 on développait des jeux autres que des jeux de combat, de course ou des shoot them up sur arcade ; je sais ça peut paraître fou. Si le marché est en crise en occident il était encore prolifique dans les années 90 et c’est là qu’est apparu… Batman Arcade. Développé par le légendaire studio Numega qui n’est connu pour… rien. Incroyable mais Atari a réussi à avoir les droits de la musique de Danny Elfman et du thème ultra célèbre qui va avec. On aura même des voix et extraits sonores du film et des images du long métrage digitalisées, c’est moche mais pas pire qu’un film méga-cd. Entendre le Joker nous sortir « have you ever danced with the devil in the pale moonlight » c’est classe. L’effort est là. Bon alors c’est un jeu où ça bastonne sévère et à la difficulté croissante qui est là pour nous faire mettre des pièces. Bon vu que je pense qu’une borne de ce jeu doit coûter une blinde le plus simple pour y jouer c’est sur Mame. Il y a 5 niveaux. Et on commence à avoir l’habitude. Les rues de Gotham puis Ace Chemicals, puis le musée, la mairie et enfin cette satanée Cathédrale. Un beat them all classique mais ultra fluide avec une jolie pâte graphique où on récupère quelques armes avec des passages en véhicules anecdotiques sauf celui en Batwing. Parce qu’entendre « he stole my balloons » ça n’a pas de prix.

Batman  - Arcade (1990)

Un jeu relativement méconnu où Atari avait mis un maximum de moyens. Bourrin mais peut être le plus proche de l’ambiance du film au final grâce à sa BO, au travail sonore et aux visuels.

Rendez-vous dans la prochaine partie avant l’arrivée de Batman Returns, avec l’adieu de Sunsoft.

Batman, Return of the Joker (1991-1992)

Batman, Return of the Joker (1991-1992)

L’éditeur japonais Sunsoft qui a livré un de mes jeux préférés sur Batman, à savoir l’épisode Nes de Batman le film, tire sa révérence. Pour arrêter en beauté leur travail sur la série il va sortir un dernier jeu qui va beaucoup faire parler et diviser : Batman, Return of the Joker. Au Japon il s’appelle Dynamite Batman. Cette info est inutile mais je trouve ce nom trop classe. Complètement ancré dans le comics ce jeu n’est pas une adaptation. Batman Return of the Joker sort alors sur Nes, Game Boy et Megadrive.

  • La version sur Nes

Batman, Return of the Joker (1991-1992)

Ce jeu est réputé pour être un des titres qui met le plus à genoux la console sur le plan technique. Tout amateur de la Nes sera surpris par la qualité graphique incroyable qui est proposée ici. C’est magnifique, avec en plus un Naoki Kodaka qui se surpasse sur les musiques. C’est tout ce qui se fait de mieux en 8-bit mélodique. Enfin le travail sur les effets sonores est lui aussi complètement dingue. L’habillage est donc parfait mais qu’en est-il du jeu ? Hé bien déjà l’introduction est magnifique. Le Joker s’est échappé, plus fou que jamais, et Batman dans une pose ultra classe et bien sombre regarde le bat-signal au loin. Il ne lui reste plus qu’à agir. Premier point qui choque quand on lance le jeu, le sprite de Batman est énorme pour un jeu d’action plateforme. C’est à la fois une prouesse technique mais un énorme handicap pour le gameplay, je vais y revenir. On a plusieurs types d’armes que l’on peut upgrader. Le mieux est de toujours conserver la même, on peut charger son tir un peu comme dans Megaman. Et comme dans ce dernier on peut réaliser des glissades. Les stages sont divisés en plusieurs parties, 1-1, 1-2 etc et se terminent par l’affrontement contre un boss. C’est assez étrange car la barre de vie change pour une barre de Power et l’affrontement nécessite un peu de skill ou de bourrinage. Reste que les combats sont impressionnants. Le jeu est varié et propose des niveaux classiques, des niveaux en anto-scroll assez délicats, des niveaux avec une sorte de jet pack façon shoot them up. C’est fort plaisant. La première difficulté arrive au niveau de la glace où on nous envoie des tornades. On se rend alors compte à quel point le sprite de Batman, s’il en met plein la vue, se révèle beaucoup trop gros. Et avec ce mouvement de recul quand on se fait toucher il est aisé de perdre ses vies. Cela oblige à connaître les niveaux par cœur car quoi qu’on en dise le jeu est difficile.

Au final ce jeu est un énorme blockbuster, dur, fun, court et intense, un peu bancal dans son gameplay car il veut trop en faire. Mais c’est une telle tuerie graphique qu’il vaut bien qu’on s’acharne un peu sur ce dernier. A noter qu’une version Super Nes a été commencée et presque terminée mais n’a jamais vu le jour, du moins officiellement.

  • La version sur Game Boy

Batman, Return of the Joker (1991-1992)

Aie. En voilà une version qui fait mal aux yeux et qui est en plus atrocement difficile. C’est du Gameboy mais techniquement le jeu rame, Batman est peu détaillé même s’il y a de belles animations et les environnements sentent bon le recyclé et les clichés des jeux de plate-forme classiques. Il tente un peu de se démarquer de son grand frère sur Nes mais se révèle vite être un titre frustrant qui compense une durée de vie faiblarde par une difficulté importante. Niveau gameplay le walljump est de retour ainsi que l’ajout du grappin ce qui permet un peu plus de liberté. Mais le jeu est vicieux et fourbe. Au moins ce dernier propose du challenge mais il a rendu fou parait-il un chroniqueur de ce site à l’époque qui ne s’en est jamais remis. Les recette publicitaires allant pour son traitement estimées à 47 valiums par jour. La bande son, elle, est excellente comme souvent chez Sunsoft.

Pas très beau, difficile et pas gentil. Le jeu est loin d’être une purge mais c’est une déception. Cela reste un bon jeu par rapport à ce qui attendra Batou plus tard. À noter qu’il n’est jamais sorti en Europe.

  • La Version sur Megadrive

Batman, Return of the Joker (1991-1992)

Ce jeu s’appelle plus couramment sur ce support Revenge of the Joker et est exclusif au territoire américain. Et voici la première bouse de ce dossier. Je sais que vous l’attendiez, vous vouliez enfin un mauvais jeu. C’est le portage de la honte, du déshonneur. Oui c’est sur Megadrive et non je ne suis pas anti-Sega loin de là. Mais que dire face à ce truc. Déjà cela a mainte fois été dit, le chipset sonore de la megadrive n’est pas top, mais quand en plus on ajoute à ça un compositeur qui fait n’importe quoi, les oreilles saignent. Et pourtant ce n’est pas n’importe qui derrière puisqu’il s’agit de Tommy Tallarico. Un mec qui a composé plus de 200 musiques de jeux. Derrière cette bouillie sonore se cache une palette graphique hideuse. Le jeu est moche avec un style ultra occidentalisé étrange et raté. À regarder, ça pique les yeux. Vu que c’est à 98% le même jeu que sur Nes voir cette bouillie indigeste ne donne qu’une envie c’est de retourner sur le support d’origine. Un jeu à éviter.

Le voilà le premier vrai mauvais jeu Batman de ce dossier. À fuir comme la peste.

Batman Returns (1992-1993) : 9 jeux pour un même film

Oui c’est de la folie. Parce que cette adaptation compte 9 jeux différents, tous différents. Autant le dire tout de suite on tient presque un record en soi et devoir tester tout ça est fastidieux. D’autant qu’entres les éditeurs et les développeurs c’est assez compliqué de s’y retrouver de prime abord.

Allons y, machine par machine !

Batman Returns

  • Snes (édité et développé par Konami)

Batman Returns (1992-1993)

Commençons par une des meilleures adaptation du film. Le jeu s’ouvre sur une musique toute droit sortie du film avec le thème du pingouin et les cris d’un enfant, son histoire tragique dans la version Burton. Les droits de la musique ont été achetés par Konami et Jun Funahashi, Harumi Uekō et Kazuhiko Uehara se sont chargés de la musique. Le résultat est à la hauteur d’autant que le processeur sonore de la super nintendo est de grande qualité. Le scénario et le ton sont donnés, une image d’Oswald Cobbelpot laisse place au logo du film et au thème légendaire d’Elfman. Catwoman nous apparaît puis des plans s’inspirant de l’intro de Street Fighter 2 met les deux vilains du film face à Batman. Enfin l’écran titre après 4 minutes d’introduction spectaculaire pour l’époque.

Dans les options on choisi sa difficulté, sa configuration de touches, son nombre de vies de départ. On peut sauter, attaquer, utiliser une attaque spéciale, utiliser un objet ou se protéger.

Batman_Returns_SNES_gameplay

Car oui nous sommes dans un pur beat them all. Final Fight était passé par là à l’époque et a grandement inspiré Konami pour le jeu. Ici on castagne comme dans les jeux des vrais avec un Batman ultra dynamique qui en impose. Les sprites sont impressionnants et très bien modélisés et l’atmosphère générale du jeu est sublime. Le premier acte se déroule pendant l’incident de Noël et l’on défonce les membres du cirque avant de retrouver Selina Kyle prise en otage par le premier boss. On continuera les niveaux en affrontant Catwoman puis une première fois le pingouin. Arrive l’acte 5 et le passage en Batmobile très maniable, sans temps mort et à une vitesse dingue. La suite du jeu reprend son cours normal et est dans la même trempe.

Un véritable bijou que beaucoup considèrent comme la meilleure des adaptations de Batman Returns. C’est mon cas. Le jeu est jouissif, sublime et restitue à merveille l’ambiance du film. Un must have.

Batman Returns

  • Nes (édité et développe par Konami)

Batman_Returns_NES

Une version passée plutôt inaperçue à l’époque et désormais assez rare. La Nes était en fin de vie.

On ne reviendra pas sur l’histoire du film qui est aussi suivie ici de façon plus ou moins fidèle. En témoigne cette très belle introduction avec une musique on ne peut plus efficace. Konami exploite bien les ressources de la Nes pour les cut scenes et ça fait plaisir. Pour le jeu il s’agit d’un beat them all classique dans la droite lignée d’un double dragon ou d’un streets of rage. Le jeu souffre de la comparaison support oblige avec son grand frère mais si on aime les graphismes 8 bit et l’ambiance qui va avec c’est une belle réussite. Surtout que Batman est très agile pouvant utiliser des dive-kick ou des glissades pour se mouvoir ou se battre ainsi le grappin par moments. La chauve souris a une seule barre de vie qui peut augmenter et on retrouve la présence d’un système classique de mot de passe. À noter deux phases en véhicules, une en Batmobile et une en bat-skiboat.

Batman_Returns_NES_gameplay

Un jeu long et sympathique qui exploite bien son support et qui fait honneur à la licence Batman. Il reste dans l’ombre de l’épisode super nes mais parvient à se démarquer et à emporter l’adhésion.

Batman Returns

  •  Megadrive et Mega-CD (développé par Acme interactive, Malibu Software et édité par Sega)

Batman_Returns_MegaCD

Je détaillerai la différence entre ces deux versions mais il y a encore aujourd’hui un vrai débat autour de ce jeu. Dans la cours de récré les enfants en venaient aux mains quand il s’agissait de vanter la meilleure version de Batman Returns ou d’un autre jeu comme Aladdin. L’opposition Sega/Nintendo, chers lecteurs, c’était la guerre la vraie, pas l’advanced warfare avec Kevin Spacey. Ce jeu était présent dans l’édition 2014 du marathon de speedrun (finir un jeu le vite possible) organisé par la SDA. Ce marathon à but caritatif appelé AGDQ (awesome games done quick) dure une semaine avec une partie sur les awful games done quick. Et dans ces jeux horriblement mauvais était donc présent Batman Returns. C’est vous dire la considération aux états unis pour le jeu.

Que faut-il en penser ? C’est un jeu qui fait un peu honte à la machine. Le gameplay est limité et douteux, les graphismes sont ternes, le level design pas pratique pour un sous et les musiques sont affreuses. Le jeu se joue avec le grappin ultra mal exploité et le premier niveau donne le ton : on est paumé. Les combats sont mous les niveaux sont bourrés de pièges. Je l’annonce, j’ai ragé devant un tel foirage. Ces nuances de bleu, de noir et de violets, ok c’est dark, mais on y voit rien ! Que quelqu’un allume la lumière ! Et ce bruit que Batman fait quand il se fait toucher, on dirait qu’on lui fait un toucher rectal je vous jure. Pourtant il y a des idées et des situations parfois cool et le gameplay nécessite un minimum d’ingéniosité, des boss qui varient un peu et un beau moment sur un immeuble qui penche sacrément. Pour le reste on passe son chemin.

Le bousomètre n’est pas loin, Returns sur Megadrive est un mauvais jeu, un jeu de plate forme bancal avec des phases de beat them all molles à souhait. Il est extrêmement laid qui plus est. J’ai dû prendre un valium pour arriver au bout indemne.

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La version Méga-CD est une sorte d’update de la version Megadrive. Les musiques sont désormais au format CD ce qui est un plus indéniable. Mais bon tout le monde ne pouvait pas et ne peut pas encore maintenant s’offrir ce joujou qui devait coûter dans les 250 euros. Promesses de cette verions ? 30 niveaux supplémentaires en Batmobile ! Banco, chaud cacao. On est bien ! Je retourne donc en enfer.

Le jeu commence sur un passage WTF avec la reine de glace qui tombe en faisant des flips. Le jury m’annonce un 9.9.9.10. Elle a gagné, dommage qu’elle soit six pied sous terre. Ah en tout cas les cut-scenes sont quand même jolies. Et ce premier niveau en Batmobile, même si la maniabilité est ardue, jouit d’une musique rock certes totalement en décalage mais géniale. Le morceau pourrait s’appeler Gotham City by the beach mais on est bien. Evidemment on se déchaine en mitraillant les méchants et on a un temps limité pour passer de checkpoint en checkpoint. Ce jeu c’est Outrun c’est tout, sans la bimbo à côté de soi. Retour au jeu de base ensuite et le changement s’opère mes amis. Une bonne musique aide à s’immerger dans un bon jeu et ce dernier paraît même moins foiré du coup. C’est plus lisse mais les couleurs choisies restent dégueulasses. Ah finalement cette version là ne démérite pas trop et s’est plutôt bien vendue sur son support.

Batman Returns sur Mega-CD est clairement la meilleure façon de profiter du jeu. Tous les soucis ne sont pas réglés mais il est beaucoup plus fun à jouer. Il atteint même le rang de jeu correct. Qui l’aurait cru ?

  • Sur les consoles 8 bit de Sega (Master System puis Game Gear)

Voilà un jeu que j’avais méchamment saigné à l’époque et qui faisait partie de mes préférés. Sur les deux plateformes il est développé par Aspect Co, développeur Nippon encore en activité.

  • La version sur Master System

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Le gameplay est simple, on a la batarang, on peut sauter, utiliser le grappin et planer. Le level design est inspiré, les musiques réussies. Les affrontements se font à distance dans des niveaux longs, intéressants mais ardus comme il se doit. Plus sympathique que la version Megadrive il est composé de 5 gros niveaux. Ces derniers sont décomposés en parties.

Un jeu plus qu’agréable et sans prétention qui propose un challenge de qualité et demande qu’on s’y investisse. Si vous n’êtes pas encore en overdose de Batman Returns, ce qui ne saurait tarder, il se révèle plus intéressant que son comparse sur Megadrive.

  • La version sur Game Gear

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La Game Gear qui demande 6 piles pour une heure d’autonomie. Reste que c’est une excellente machine et que le portage du Batman Returns de la Master System sur la portable de Sega est une réussite. On retrouve globalement les mêmes recettes et ficelles mais pouvoir y jouer comme ça à son charme. Version portable oblige le jeu est moins long mais ne fait pas tant de compromis que ça. Les musiques sont bonnes et le jeu propose de choisir entre deux chemins lors de l’écran de sélection du niveau. C’est une bonne idée.

C’est donc un bon portage avec quelques éléments lui donnant une identité propre et qui mérite qu’on s’y essaye si on est amateur de retrogaming.

  • La version sur Lynx (Développeur : Atari – éditeur : Konami)

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L’horrible console portable couleur d’Atari se permet d’accueillir une des pires adaptations de la licence. Ce jeu a envie que vous explosiez votre console, mettiez les restes dans le four pour faire manger le tout à votre pire ennemi. Parce que sérieusement la difficulté atroce du jeu vous donnera des envies de meurtre je vous le garantis. Ou alors je suis dingue. Quand on pond un aussi mauvais titre sur une console pourrie voilà ce que ça donne. On a une seule vie pour parcourir tout le jeu. Oui vous lisez bien. On est sur un champ de bataille qui plus est, il y a une armée contre vous, des bombes de partout et malgré les quelques gadgets pour se défendre c’est mission impossible. Les ennemis sont en surnombre on se prend des balles ou autres joyeusetés de partout et terminer le quatrième et dernier niveau relève de l’exploit. Si j’étais Satan je forcerais les âmes damnées à jouer à ce jeu pour l’éternité.

Argh un jeu à éviter à tout prix pour votre santé mentale. Pitié.

(Courage les amis il n’y a plus que deux jeux à évoquer, c’est dingue non?)

Batman Returns : PC (DOS)

  • Développeur : Spirit of Discovery – éditeur : Konami

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Ma santé mentale commence à prendre un coup. Je vois Batman partout. Journal de MFW épisode 1 : ce dossier est en train de me tuer à petit feu, la version Lynx a achevé ce qui restait d’humain en moi. Je me sens comme une machine à jouer.

Ce jeu reste une énigme pour moi. C’est un mélange de point and click, de RPG et de jeu d’enquête. C’est du pur jeu d’aventure suivant à peu près le scénario du film. L’idée est sympathique d’autant que les graphismes sont particulièrement soignés et qu’on a le thème d’Elfman. Enfin les musiques sont très répétitives. Pour un fan du genre c’est une petite réussite qui a malheureusement de gros ratés. Les combats, vu comme le gameplay est conçu, consistent à envoyer automatiquement son batarang, ou autre gadget sur l’ennemi puis à l’interroger au choix. Le batarang, je vous le jure, fait le bruit d’une alarme de voiture, alors certes c’est certainement le batarang sonique mais il casse un peu les oreilles. Le jeu est assez long et dispose qui plus est de plusieurs fins. Il y en a deux mauvaises et une bonne. Bon j’ai eu la mauvaise et le pingouin est devenu maire et j’ai eu la flemme de suivre un guide pour savoir comment faire mieux et je n’avais pas le temps.

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Un jeu intéressant à défaut d’être indispensable. À réserver aux fans de jeux d’aventure point and click PC à l’ancienne. Sinon ils risquent de piquer du nez devant. Il existe beaucoup mieux dans le genre mais pour une adaptation c’est très bien.

Batman Returns : Amiga

  • Développeur : Denton Designs – éditeur : Konami

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Ce jeu aurait du être un portage de la version DOS du jeu. Au final on a eu un des pires jeu Batman de tous les temps. Passé heureusement inaperçu je déclenche à nouveau l’alerte à l’étron. Moche, injouable, pas intéressant et on ne peut même pas parler musique. C’est un beat them all complètement raté et foiré avec des coups qui ne répondent pas, des environnements que l’on recycle, des ennemis en surnombre. Graphiquement c’est une insulte à la machine, le sprite de Batman est minuscule et les décors sont hideux. Les images entre chaque chapitres donnent envie de vomir elles aussi. La musique composée vraisemblablement sous une certaine substance part dans tous les sens et se révèle très vite indigeste. Le jeu est dur car il est injouable et surtout pas fun pour un sou. Ma santé mentale en prend encore un coup.

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Il faut que je me calme. N’achetez jamais ce jeu, n’y jouez jamais, c’est le mal incarné. Et je suis sérieux.

Les adaptations de Batman TAS

Ah, Batman The Animated Series, mon amour. S’il y a bien un point commun aux premières adaptations du plus grand dessin animé sur la chauve-souris c’est qu’elles sont presque toutes réussies. Et pour une fois même la version Megadrive ne sera pas en reste.

Batman The Animated Series

  • Game Boy, Développé et édité par Konami

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C’est le tout premier jeu à avoir ouvert le bal pour les adaptations de Batman TAS et mon premier jeu gameboy donc là je revis un grand moment de nostalgie. Ce titre c’est une franche réussite et un très grand jeu de la portable de nintendo. Voici les boss que nous allons affronter à chaque stage : le Joker, l’épouvantail, Mr. FreezeCatwoman Poison Ivy, The Riddler et le Pingouin. Il y a pire comme galerie de méchants. Chaque boss est sympathique et sera affronté le plus souvent par Batman mais aussi par Robin qui sera jouable à certains moments du jeu. Il y a aussi de nombreuses cut scenes mettant en scène les vilains mais aussi Alfred, Summer Gleeson, Gordon, Harvey Dent avant son accident et Harvey Bullock.

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Un casting de choix pour un jeu d’exception. Fluide, dynamique, jouissif avec des niveaux très inspirés suivant le boss qu’on affrontera. On tient là un grand jeu d’autant que le thème de la série est utilisé dans le jeu et lors de la magnifique introduction. Batman peut se mouvoir avec le grappin, sauter, utiliser ses batarangs. Robin et Batman se jouent un peu différemment ce qui est plaisant chacun ayant des aptitudes propres. Ce principe de dédier un niveau à un boss fait que le jeu est très varié et sans vrai temps mort.

D’une difficulté modérée il saura conquérir le cœur de tout ceux qui s’essaieront à lui. Car il n’a pour ainsi dire rien perdu de sa superbe. Batman The Animated Series est assurément un grand jeu, un quasi indispensable et des suites étaient déjà en préparation, la série étant à l’époque un immense succès.

The Adventures of Batman and Robin

  • Super Nes, 1994, Développé et édité par Konami

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Encore un jeu que j’ai eu à l’époque et objectivement il reste à mon sens un des meilleurs jeux Batman jamais fait. On retrouve le thème de Shirley Wakler pour la série animée et les hostilités vont commencer. On retrouve en vilains dans ce jeu : le Joker, Poison Ivy, le Pingouin, Catwoman, Double-Face, l’épouvantail, Riddler, Clayface et Man-Bat. Si on conjugue à cela des caméos d’Harley Quinn on a un sacré roster encore une fois. En ce qui concerne les caméos nous avons Robin, Alfred, Summer Gleeson, Gordon et Barbara Gordon. Les graphismes sont hallucinants, on se croirait dans le dessin animé mais je vais y revenir. Et pour la musique elle a été composée par Kazuhiko Uehara, Harumi Ueko, Jun Funahashi, Masanari Iwata, Masahiko Kimura, Kayo Fujitani, et Masahiro Ikariko. Oui ça fait beaucoup mais du coup elles sont très travaillées et excellentes.

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Le premier niveau nous montre un jeu d’une fidélité stupéfiante sur le plan graphique à l’animé. Il s’agit d’aller à Amusement Park pour arrêter Joker. On commence alors dans les rues de Gotham et on se rend compte de l’agilité de notre Batman. Il peut faire des chopes sur les ennemis, à diverses armes en sa possession, sauter et faire des wall jump. C’est en tout point somptueux et fidèle à l’esprit de chaque vilain avec le thème de Shirley Walker en fond pour le tout début. À la fin un gros climax avec un combat sur une montagne russe contre le joker tirant parti de la super nes et de son Mode 7. On continue le principe d’un boss par niveau. Celui d’Ivy renvoie à un épisode très connu de la série télé où Alfred et son ami se payent du bon temps dans un institut de beauté fort étrange. Le plus beau niveau du jeu est celui de Catwoman assurément. Une course poursuite sur les toits entre le chat et la chauve-souris avec le thème de Selina Kyle en fond et des éclairages et effets de lumières somptueux. Je ne vais pas tout dévoiler du titre tant il est bon. Sachez juste qu’il opère un quasi sans fautes, mis à part un passage en voiture en vue de dessus injouable. La Batcave est un endroit important car elle permet de s’équiper de gadgets parfois essentiels à la progression dans le niveau. Il y a toujours la possibilité d’y retourner si on est bloqué. Le jeu dispose d’un système de continue et de password mais il faudra s’en affranchir et jouer en hard pour avoir la fin spéciale.

Cette version Super Nes est donc un jeu de qualité. Un indispensable même qui a su marquer les joueurs en son temps et est encore aujourd’hui tenue en haute estime.

The Adventures of Batman and Robin

  • Megadrive, 1994, Développé par Clockwork Tortoise et édité par Sega

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Est-ce qu’encore une fois Sega sera le parent pauvre ? Que nenni ! Batman et Robin sur Megadrive est un très grand jeu qui a choisi un registre totalement différent. Plutôt que l’action plateforme on nage ici en plein run and gun très typé arcade rappelant Contra. Le jeu est jouable à deux et pousse la console dans ses derniers retranchements. C’est un jeu fluide, nerveux qui ne s’arrête jamais, on envoie notre batarang sur tout ce qui bouge, on a divers power up qui peuvent correspondre à des armes différentes (multi-batarang par exemple). On smash les boutons en continu. Et on se régale. L’histoire est simple, Mr. Freeze veut congeler la ville mais avant d’arriver à lui il faudra passer par Harley Quinn, le Joker, Double-Face et Mad Hatter.

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Jeu de fou furieux qui ne s’arrête jamais c’est un plaisir d’autant plus qu’il fait preuve de variété. Il y a des phases en Batwing qui sont très bonnes et rappellent le meilleur du shoot them up. À côté de ça quand le jeu décide de se lâcher si c’était encore possible on se retrouve dans ce fameux niveau du Mad Hatter complètement halluciné avec des combats mémorables.

Pour finir la musique composée par Jesper Kyd montre bien le délire du jeu puisque ce n’est ni plus ni moins que de la dark electronica, genre qui se prête bien à la Megadrive.

The Adventures of Batman and Robin

  • Mega-CD, 1994, Développé par Clockwork Tortoise et édité par Sega

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En voilà un jeu étrange. C’est un jeu de course entrecoupé de scènes de la série télé conçues spécialement pour le jeu. Il y a prêt de 16 minutes de séquences animées. On a appelé cela l’épisode perdu/The lost episode. Mais attention le rendu graphique est moins bon. Sinon c’est un jeu de course où au début on évite les civils puis après on tire sur les méchants et ce pendant une heure. Le level deisgn semble toujours être le même il n’y a que les ennemis qui changent. Et un passage délicat en Batwing conclue le jeu.

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Je ne sais pas que penser de ce jeu, l’intention était louable mais il est dommage qu’il se limite à un simple jeu de course. Alors certes c’est beau pour du Mega-CD, on sent la volonté de faire quelque chose d’autre, mais c’est diablement répétitif. Seul le plaisir de voir des scènes inédites de la série animée donne de l’intérêt à ce « jeu ».

The Adventures of Batman and Robin

  • Game Gear, 1994, Développé par Novotrade et édité par Sega

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Encore une fois un jeu totalement inédit qui m’a bien fait galérer étant enfant. Le Joker a une fois de plus enlevé Robin et c’est à nous de parcourir Gotham pour le rechercher. Sur notre route, le Chapelier Fou, Mr Freeze et l’épouvantail. Le jeu se découpe en 4 gros niveaux eux-mêmes découpés en sous-niveaux. Les musiques sont encore une fois inédites mais avec des mélodies qui restent bien dans la tête et de qualité. Le sound design lui est catastrophique. Le gros défaut du jeu c’est son gameplay et son level design. On a un double saut, on peut lancer des batrangs à l’infini ou de meilleurs armes mais en quantités limitées et quand on se rapproche d’un ennemi on passe immédiatement en mode corps à corps. Le jeu est un énorme labyrinthe qui s’apprivoise mais dans certains lieux comme le deuxième niveau de Freeze on peut le coupler avec une maniabilité qui nous joue des tours. Le double saut répond mal et il y a des soucis de hitbox et parfois on peut passer à travers des plateformes en pleine ascension. C’est rageant. Il reste assez addicitf et difficile mais pas très bien optimisé. On a pas mal de vies, jusqu’à 9 au départ, des continues et des mots de passe. Le jeu se révèle très beau et bien animé pour la console.

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Un titre assez anecdotique qui n’a d’intérêt que si vous avez retourné les autres versions de the adventures of batman and robin dans tous les sens.

The Adventures of Batman and Robin Activity Center

  • Microsoft Windows, 1997, Développé édité par Gryphon Software Corp

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Un jeu des plus anecdotiques que j’ai testé pour votre plus grand plaisir. Des vilains criminels se sont échappés et par la puissance des jeux de société Batman va les ramener à Arkham. Il s’agit d’une série de mini jeux/puzzles destinés aux enfants de moins de 10 ans je dirais. Le coup de trouver deux cartes identiques, de résoudre un vrai faux puzzle, de sortir d’un labyrinthe… Bon c’est marrant 15 secondes pour un adulte mais si vous avez des enfants ils seront ravis. Et dire que j’en ai encore d’autres à tester des comme ça…

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Une période qu’on préférerait oublier : Batman Forever et Batman et Robin

Des jeux à la hauteur des films dont ils sont adaptés assurément. Entre donc avec moi cher lecteur dans l’antre des étrons fumants, n’oublie pas ton pince-nez.

Batman Forever

  • PC, Snes, Megadrive, 1995 – Développé par Probe Entertainment et Acclaim Studios London et édité par Acclaim Entertainment

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On y est, un des jeux récemment testés par le joueur du grenier. Que dire de plus mis à part que oui, il mérite 1000 fois son titre de jeu de merde. Explications.

Ce jeu aurait pu s’appeler « Batman Mortal Kombat Edition » puisque le jeu est totalement calqué sur le moteur de Mortal Kombat. C’est exactement pareil, les sprites digitalisés, les animations, tout est identique. Le jeu permet dès l’écran titre d’avoir un mode versus minable sous l’appelation de « training mode ». On peut jouer à un contre un ou à deux contre le CPU. Ceci pour des combats molassons et sans aucun intérêt en jouant Batman ou Robin attention. Pour le jeu principal c’est un beat them all labyrinthique.

Le jeu est sensiblement identique sur super nes, megadrive et PC. Ils tirent compte de la puissance de leur machine respective et le jeu se révèle donc le plus beau sur PC. Si le jeu commence de la même façon sur tous les supports les niveaux sont différents entre la version megadrive et la version Snes. Chaque version suivant d’autres parties de l’histoire du film. C’est d’ailleurs étrange mais pour vraiment retracer en intégralité le merveilleux scénario du film il faut faire les deux versions cartouche. L’ultime différence se retrouve avec un côté Mortal Kombat encre accru au niveau du gameplay sur Megadrive.

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Ce jeu est un des seuls à avoir des temps de chargement sur support cartouche. Et il fallait le faire car ce dernier est réputé pour être justement une parade aux temps de chargement. Imaginez jouer à mario avec un temps de chargement de 5 secondes entre chaque niveau par exemple. C’est assez ridicule.

Ne passons pas par quatre chemins, le jeu est très moche, bien trop difficile et souffre de contrôles complètement hors sujet. Deux exemples qui ont été repris dans la vidéo du JDG. On se retrouve vite bloqué et on doit soit descendre d’un étage soit utiliser son grappin pour progresser. Et là alors que la Super Nes, surtout elle, à tout de même beaucoup de touches, les développeurs ont fait n’importe quoi. Pour utiliser le grappin il faut appuyer sur la flèche haut puis relâcher juste avant d’appuyer sur select. La manip la moins intuitive du monde !

Le jeu est d’une laideur horrible, la moitié de l’écran est coupée par des bandes noires, les niveaux et les musiques sont affreux. Les ennemis sont très forts et ne comptez pas sur le mode coop où on passe plus de temps à se taper entre nous et à s’entretuer qu’autre chose. Un bon point c’est que même si les ennemis se ressemblent tous les développeurs ont jugé malin de bien travailler pour leur donner à tous des noms différents. Bravo à eux.

Un purge, une vraie, à l’heure où certains croyaient que des graphismes typés mortal kombat représentaient l’avenir. Et bien des animations saccadées et un gameplay lourdingue en font un des pires jeux batman existant.

Batman Forever

  • Game Boy, Game Gear, Développé par Acclaim Japan pour la GameBoy et Probe Entertainement pour le Game Gear et édité par Acclaim

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Mes yeux, pitié rendez moi mes yeux et mes oreilles. Ces deux jeux ont causé mon premier gros craquage pendant ce dossier et c’est aussi la première fois que je n’ai pas osé aller à la fin. Même sur émulateur, mais avec des cheats et même avec des savestates (sauvegardes infinies). Si je mets ces deux jeux dans le même panier alors qu’ils n’ont pas le même développeur c’est parce que ce sont des copies encore plus affreuses du jeu original sur console de salon et PC. Dans tous les sens du terme.

Sur gameboy le jeu est injouable et lancer un batarang ou une arme parmi le vaste choix proposé au début relève du miracle si comme moi on a paumé la notice. Le jeu est d’un vide démoniaque et les combats sont molassons au possible avec une progression encore plus laborieuse si c’était possible que la version console. Mon cerveau a littéralement implosé.

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Journal de MFW épisode 2 : Je prends mon premier valium. Et je me pose quelques minutes en écoutant du Larusso en espérant que je puisse vaincre le mal par le mal.

Je lance tant bien que mal la version Game Gear et si ça pique moins les yeux on retrouve cette non musique qui me fait regretter Larusso. Et ce gameplay… C’est mou ! Je fais des uppercuts comme dans mortal kombat et des balayettes et vider la barre de vie de chaque ennemi est interminable. Je me retrouve à sauver des otages. Je progresse dans la banque j’affronte un mec qui s’appelle Jumbo et je retrouve un peu le sourire. Plus tard je suis bloqué et impossible de progresser. Je me rend compte qu’il faut faire haut et start pour sortir son grappin. Je ragequit.

Ne jouez pas à ces versions pour votre santé mentale. Je vous en supplie.

Batman Forever : The Arcade Game (1996)

  • Arcade, Sega Saturn, Playstation, PC

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Vous reprendrez bien un peu de Batman Forever ? Non ? Tant pis. Adapté donc de l’arcade comme son nom l’indique (no shit sherlock !) voilà un beat them all de plus dans l’univers de Batman. Enfin dans l’univers de Batman Forever et je l’annonce je n’ai jamais été client des visuels de ce film, de toute ce vert, de ce côté goth flashy horrible. Le jeu est un beat them all très nerveux, bourrin et plutôt jouissif au final. On a pas mal de coups et de power ups, on enchaine les combos, et il y a moyen de terrasser ses ennemis avec le grappin puis de les projeter sur l’écran. C’est sympa. Le jeu est jouable à deux et se révèle enfin sympathique en multi. La musique fait un peu techno ou dark ambient bizarre et est hideuse.

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Graphiquement c’est assez moche de mon point de vue même si c’est correct pour un jeu de 1996 mais ça reste dans l’esthétique du film. Le tout suivant de loin le déroulement de l’intrigue de ce dernier. On affronte Spice et Sugar comme sur Snes, double-face et l’homme mystère en boss final.

Un beat them all vite expédié, qui est un peu à la ramasse techniquement surtout sur les animations des personnages et que l’on peut finir en une petite heure mais un défouloir assez bienvenu. C’est loin d’être un bon jeu malheureusement car il est assez laid. Disons qu’on pourrait le qualifier de la version la moins mauvaise de Batman Forever.

Batman Forever (1995)

  • Tiger R-Zone

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Petite aparté sur cet ovni sortie sur une console décédée aussi vite qu’elle est apparue. Comme vous pouvez le voir en image il s’agit d’un clone de la virtual boy en moins réussi (euphémisme) et la console est régulièrement dans le top des 10 pires consoles du monde. Et croyez le, je m’étais fait offrir le pack avec ce jeu et la console à l’époque car gamin j’avais plutôt aimé Batman Forever. La mienne ne fonctionne plus mais j’en ai reparlé sur quelques forums et ça a marqué pas mal de gens. Sachez en tout cas que c’est devenu assez rare et si vous voyez un jour cette curiosité en vide grenier n’hésitez pas. Le jeu est horrible et semblable à un jeu électronique de base, entendez par là de type game and watch mais quand on était petit avec notre espèce de casque on croyait vraiment jouer à Batman dans une fausse 3D. C’était l’occulus rift avant l’heure ! C’est le seul jeu électronique dont je vais parler sinon le dossier aurait été encore plus long.

Allons maintenant explorer l’enfer.

Batman et Robin (1998)

  • Playstation, développé par Probe Entertainement édité et distribué par Acclaim et Warner Bros Entertainment

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On y ‘est. L’élu des jeux batman nul à chier. Et c’était un moment que tu attendais cher lecteur j’en étais certain. Batman et Robin sur Playstation. Ah que ce jeu a fait parler, pas autant que le film mais tout de même ! Surtout depuis la célèbre vidéo du joueur du grenier, vous n’avez pas pu passer à côté.

Alors, je ne hais pas Batman et Robin fondamentalement pour ce qu’il est. Pour moi c’est un nanard absolu qui me fait hurler de rire à chaque fois tellement il est stupide. Je le hais pour l’image qu’il a donné de Batman et surtout de Robin aux yeux du grand public. Ne croyez donc pas que j’ai un apriori négatif sur le jeu. L’histoire est plus compliquée que ça.

Le saviez vous ? Quand j’étais petit je lisais Picsou Magazine. Vous aussi ? Vous saviez où vous avez encore la jeunesse de Picsou par Don Rosa ? C’était génial hein ? Sachez donc que Picsou Magazine dans son numéro 306 de l’été 97, je crois que c’est celui-ci mais je n’en suis pas vraiment certain, nous offrait en plus de la montre aquagag 16 cartes à jouer Batman et Robin. Et il y avait aussi un concours. Des questions qu’un batfan de 8 ans ne pouvait ignorer. Ainsi des mois plus tard il s’est avéré que j’ai été premier, j’avais gagné le concours Batman et Robin ! Et c’est un an plus tard que je reçu une figurine de Robin en patin, un tee shirt je crois, une VHS de Batman Le défi (ça c’est cool) et le jeu Batman et Robin sur Playstation. Heureux comme un pinson je voulais absolument jouer à ce jeu qui s’annonçait excellent, le film je l’avais aimé mais j’avais la 64 ! J’ai donc acheté une Playstation à noël uniquement pour ce jeu qui me faisait de l’œil (et FFVII mais c’est une autre histoire).

Ainsi cette anedcote inutile n’était là que pour vous montrer qu’à DCP on est des winners et que vous pouvez gagner nos concours. Et aussi que c’est criminel de faire gagner ce jeu à un gamin !

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Batman et Robin donc est un jeu d’enquête action, aventure en open world. Sur le papier ça sonne super bien. En plus il y a une gestion du temps. Il faut arriver à l’heure à tel endroit. Puis étudier tel indice pour arriver à l’heure à tel autre. Et si on se foire et bien l’enquête est foutue. Dans l’idée ça fait penser à Dead Rising pour ceux qui connaissent.

Mais derrière un concept intéressant se cache le pire jeu batman à ce jour. Tout d’abord on peut jouer batgirl, batman ou Robin. Seul Batman se révèle de taille à lutter contre les ennemis, les autres étant soit trop faibles en santé, soit trop limités en coups. La première mission consiste à prendre la batmobile et à arriver pour 19h au musée. Première déconvenue, le jeu est d’une laideur abominable, la musique est insupportable (quand il y en a) et on ne peut décemment pas se promener dans la ville de Gotham en Batmobile sans se faire harceler toutes les deux minutes par un vilain à mitrailler. Il y a bien des caches secrètes avec des indices à récuppérer et des bonus mais sortir de la Batmobile peut parfois s’avérer périlleux ! Surtout si on manque de temps.

On arrive au musée et on se retrouve face au beat them all 3D le plus pourri du monde. Le gameplay est scindé en deux, il y a une touche pour passer en mode exploration ou switcher pour le mode combat. Mais on ne peut sauter et planer qu’en mode exploration ! Cette aberration joue bien des tours d’autant que les ennemis de Freeze sont au demeurant fort coriaces. Heureusement on a pas mal de gadgets.

On s’en sort tant bien que mal, on récupère des indices et Freeze se barre.

Puis on se rend compte que pour le premier jour Freeze le méchant va dévaliser plusieurs boutiques.

Je m’étais à l’époque perdu et je n’avais jamais poursuivi l’aventure. Sachez que j’ai réussi pour les besoins de ce dossier à finir le jeu en suivant le seul walktrough disponible du net. Les jours dans le jeu continuent et la galère aussi, les ennemis devenant de plus en plus puissants avec des tirs pouvant vous enlever la moitié de votre vie !

De nombreuses heures de galère et des combats épiques, à minuit 24 selon l’heure du jeu, Mister Freeze était battu dans le dernier niveau qui est évidemment l’observatoire.

Il m’aura fallu 16 ans pour venir à bout de ce jeu. 16 ans. J’en tire une grande satisfaction personnelle et je me promet que plus jamais je n’y rejouerai. J’ai l’impression que la boite du jeu m’observe depuis, comme si ce jeu n’étais pas conçu pour qu’on le finisse. Est-ce de la paranoia ?

En tout cas oui on le tient le pire jeu Batman et la vidéo du JDG dessus est hilarante.

Les dernières adaptations de Séries Animées Batman et Batman Begins

C’est une période peu glorieuse que l’arrivée du chevalier noir dans les années 2000. Beaucoup de jeux très moyens globalement. Mais au moins nous n’avons plus Acclaim à l’horizon.

Batman Beyond : Return of the Joker (2000)

  • Playstation, N64, Game Boy Color, développé par Kemco et édité par Ubisoft

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Attaquons nous déjà aux versions Playstation/N64, identiques. C’est encore un Beat them all dans la pure lignée de Final Fight produit à la va-vite pour coïncider avec la sortie du film animé du même nom en direct to dvd. Le jeu suit à peu près l’intrigue de ce très bon animé. 3D oblige on a un jeu qui joue aussi sur la profondeur et qui permet de développer certaines stratégies. On joue donc Terry McGinnis et il y a de nombreux personnages secondaires ici. Bruce Wayne prend régulièrement contact avec nous et apparaît dans une cinématique de même que Barbara Gordon. Tim Drake est évidemment de la partie puisqu’au centre de l’intrigue. Enfin nous avons de nombreux boss issus de l’univers Beyond : The Joker en boss final et sinon Bonk , Chucko (Mini Boss) Woof, Ghoul et Dee-Dee. La musique est assez moyenne et le gameplay est efficace à défaut d’être brillant.. On peut utiliser suivant les circonstances 4 versions du bat-costume, que ce soit pour l’offensive, la défensive, l’agilité ou le costume standard. On peut changer en cour de niveau. Il y a aussi de nombreux gadgets, armes et power ups à récupérer.

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Le jeu est très court et n’est composé que de 5 niveaux si on compte le dernier boss. Il est plutôt dur et premier gros point noir, il n’y a ni sauvegarde et pire encore aucun checkpoint.

Le gameplay se veut généreux mais le jeu est mollasson et vite ennuyeux vu qu’il se résume à enchainer sans conviction coups de pied et coups de poing. Il n’y a pas de voix. Le jeu ne rend pas honneur à l’excellente histoire derrière le film.

Bref un gros raté et une bonne séance de sieste le cerveau débranché devant l’écran.

> Sur Game Boy Color

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Le jeu est plus sympathique que son aîné voir trop sur la difficulté et la possibilité de continuer sa partie. Car les continues sont infinies et si on meurt ? Hé bien on revient exactement à l’emplacement de sa mort. Le je se veut très similaire à l’épisode console dans son déroulement mais se révèle un peu plus fun. Ce n’est pas encore la panacée et certains gadgets sont très mal exploités mais le potentiel est là. Un jeu moyen qui est le seul jeu Batman Beyond vraiment potable au final. Il arrive même à être un peu plus long que l’épisode console.

Batman : Chaos In Gotham (2001)

  • Game Boy Color, développé par Digital Eclipse Software et édité par Ubisoft

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Le jeu n’est sorti qu’aux états-unis et se base sur The New Batman Adventures soit la série qui prolonge Batman TAS. Le scénario est simple, des vilains se sont échappés de l’asile d’Arkham et il faut aller leur botter les fesses. Le jeu est plutôt sympathique. Ce n’est pas une perle mais il est correct. Déjà il y a 18 niveaux ce qui n’est pas anecdotique et il propose un challenge bien cool. On peut jouer soit Batgirl soit Batman et les gadgets sont comme d’habitude présents. Il y a aussi des phases de conduite avec la Batmobile le Batcycle et le Jetwing. Le jeu se veut généreux, en témoigne les personnages secondaires assez nombreux : Robin, Nightwing, Gordon, Batwoman, Harvey Bullock et Renee Montoya. Chez les vilains c’est la panacée aussi avec le Joker, Harley Quinn, Poison Ivy, Roxy Rocket, Bane, Two-Face et Mr. Freeze.

Le jeu n’est pas mauvais, le gameplay est juste un peu limité et bancal sur le choix des gadgets. Les ennemis pour leur part ne nous font pas de cadeau.

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C’est un jeu exigeant tout à fait correct dans tous les cas qui aurait juste demandé à être mieux calibré. Les musiques sont sympa par ailleurs.

Pas un must-have mais un jeu Batman dans le milieu du panier.

Batman : Gotham City Racer (2001)

  • Playstation, développé par Sinister Game et édité par Ubisoft

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Voilà… on y est aussi. Le jeu qui a traumatisé toute une génération de joueurs. Et je dois me le retaper. Ce jeu est le représentant suprême du jeu développé en 10 minutes et conçu par des game designers bourrés qui ne savaient pas quoi foutre de la licence en leur possession. Et c’est encore une adaptation de The New Batman Adventures. L’idée est de se balader dans une Gotham d’une laideur innommable en pilotant suivant le personnage des véhicules avec des roues en savonnette. Le jeu est injouable et les 51 missions qui le composent sont toutes plus répétitives et ennuyeuses les unes que les autres. Que ce soir faire la course ou défoncer un vilain dans sa voiture jamais un jeu Batman excepté Batman et Robin n’a été aussi frustrant, rendant le joueur complètement dingue. Qu’on tente Nightwing ou Batgirl à moto le résultat est le même. C’est injouable, c’est laid et ça donne des envies de meurtre. Pour justifier l’achat de cette horreur des séquence animées de The New Batman Adventure sont promises. C’est le cas et vu que ça tente de créer un scénario avec du rien le tout n’a aucun sens.

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Journal de MFW episode 3 : 3 Valium, un complément de vitamine C, et un verre de cognac. Je commence à me demander si je ne deviens pas schyzo. J’ai l’impression que la voiture de double-face passe dans la rue en zigzaguant.

Voilà un des pires jeux à licence et pires jeux Batman qui ait jamais vu le jour.

Batman : Vengeance (2001)

  • PS2, XBOX, Gamecube, Game Boy Advance, PC, développé par Ubisoft Montréal et édité par Ubisoft

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Encore un jeu qui prend place dans le cadre de The New Batman Adventures. Cela fait tout de même le troisième la même année ! C’est un jeu d’action aventure sur un scénario totalement inédit et travaillé en 3D. C’est aussi la première apparition du Chevalier Noir sur la génération PS2/XBOX/GC. Il faut donc replacer le jeu dans son contexte puisque les machines étaient alors toute jeunes. Le jeu garde le même design que la série originale, le même casting de doubleurs et se passe chronologiquement avant la série Justice League.

Le scénario est plus fouillé que pour les autres jeux avec beaucoup de rebondissements et c’est l’intérêt majeur du jeu. On se retrouve vraiment plongé en plein dans l’ambiance de la série. Pour ma part mais si elle n’égale pas Batman TAS j’adore The New Batman Adventures et je suis très content du scénario en tant que tel qui nous amène toujours vers des chemins inattendus. L’ambiance est parfaitement retranscrite. C’est un gros plus pour un jeu qui n’est pas exempt de toutes critiques, loin de là !

Dès le début du jeu il y a un énorme retournement de situation donc je vais vous poser les bases du scénario. Batman se rend à Gotham Chemical pour sauver la vie d’une femme, Mary Flynn enlevée au préalable par le Joker. Ce dernier a enlevé son fils et demande une rançon de 5 millions de dollars. C’est le début d’un jeu de dupes assez intéressant.

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Le jeu se compose de 5 épisodes répartis en 19 niveaux ce qui donne une durée de vie assez correcte d’au moins 8 heures. Le jeu est de plus varié avec des vilains bien connus, Harley Quinn, Mr Freeze, Poison Ivy… On peut lui reprocher une très grande linéarité et des phases d’action un peu confuses et des graphismes qui pour l’époque étaient déjà assez datés. Les décors étant vraiment vides. Le level design n’est pas très inspiré ce qui est dommage. Certaines scènes casseront ces errements avec des phases en Batwing ou en Batmobile bienvenues.

Au final on a un jeu qui, s’il souffre de défauts, ne peut être déconseillé aux fans de la série animée rien que pour son ambiance et son scénario réussi et quelques phases sympathiques.

La version GBA est une petite déception, assez courte et pas très jolie dans les phases de gameplay ; elle respecte bien la trame narrative du jeu et les cut-scenes sont sublimes. Il y a aussi des missions bonus. Elle est complètement désuète, préfèrerez le jeu sur console de salon, sauf si vous êtes un fan hardcore des consoles portables.

Batman : Justice Unbalanced et Batman : Toxic Chill (2003)

  • PC, Développé et édité par The Learning Company

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Basés sur les personnages tels qu’ils apparaissaient dans Batman TAS, ce sont des jeux éducatif bas de gamme pour les enfants. Dans le premier il faut se débarrasser du pingouin et de double-face et dans le second de Mr Freeze et de l’homme mystère. Première chose qui saute aux yeux, la direction artistique. C’est moche dans le sens où on dirait que les vilains ou personnages ont été dessinés à la va-vite. Cela ne ressemble pas du tout à la patte de Bruce Timm. Sinon, hé bien les mini-jeux sont ennuyeux et bien trop faciles même en hard car oui il y a plusieurs modes de difficulté.

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Des jeux sans intérêt aucun et qui ne méritent pas qu’on s’étende dessus.

Batman : Dark Tommorow (2003)

  • Gamecube et Xbox, développé par Hotgen et édité par Kemco

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Ce  n’est pas une adaptation mais je ne savais pas vraiment où le caser. J’avais le souvenir qu’à l’époque le jeu s’était fait exploser tant dans la presse papier que sur internet. Allant jusqu’à se ramasser un cinglant 0,75/10 par Game Informer. Et pour ainsi dire je n’avais jamais tenté l’expérience jusqu’à l’élaboration de ce dossier. Par crainte. Et alors que ma santé mentale décline et que j’enchaîne tous ces jeux à la con au lieu de lire de bons comics, je me sens comme investi d’une mission.

Ne jouez jamais à Batman Dark Tomorrow. Jamais. C’est un jeu japonais et je suis certain qu’ils ont voulu détruire la licence Batman et les comics pour que l’occident soit plus réceptif à certains shonen pourris dans le futur. C’est une conspiration. Ce jeu est le truc le plus frustrant et mal çonçu de l’histoire. Un authentique jeu de merde et ça on le voit dès le début. Bon au départ on a une cinématique sur un événement mineur dans la vie de Bruce Wayne, le meurtre de ses parents. Les cinématiques ne sont pas (trop) moches mais les visages et les expressions nous rappellent à chaque instant que l’on est dans un jeu japonais. Le scénario est pourtant americano-japonais avec Scott James Peterson de DC Comics qui a été éditeur chez dc comics dans les années 90, qui a participé à Mad Love et a reçu un Eisner Award en tant qu’éditeur pour Batman Black and White. Bref c’est pas un arriviste qui était stagiaire chez DC au scénario.

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Les vilains du jour sont le Joker, Ra’s al Ghul, Mr. Freeze, Poison Ivy, Killer Croc, Scarface et le ventriloque, Black Mask,  Zsasz, the Ratcatcher et Bane en tant qu’Ubu.

L’histoire prend vraiment place dans l’univers actuel de la chauve-souris à ce moment là on sent même des références à Bane of the Demon ou à la relation entre Talia et Bruce. A noter la présence d’Oracle, Robin et de Cassandra Cain en Batgirl.

La production du jeu a été une calamité avec des changement de direction de partout. A la base la Warner souhaitait un open world et ils se rendaient bien compte que le jeu partait dans la mauvaise direction. C’est ainsi qu’ils ont tout abandonné pour retenter quelque chose de de bien. Malheureusement les délais devenaient plus pressants et ils demandèrent juste 6 petits mois pour tenter de limiter la casse. A l’arrivée, un jeu pas fini. L’utilisation du grappin est super laborieuse dès le début où l’on doit passer d’immeuble en immeuble, c’est insupportable. On meurt souvent, c’est une constante dans le jeu. Pour gadgets ? Hé bien au sol on a le batarang et la fumée. On peut aussi tenter une approche furtive pour assommer les gardes. Evidemment ça foire souvent. Pour qu’un ennemi soit bien éliminé définitivement il faut lui passer les menottes alors qu’il est sonné. Mais évidemment ça foire souvent car les ennemis apparaissent en nombre et quand on essaie d’en menotter un on est gratuit pour les autres. Ce jeu est rageant et vraiment mal conçu, le gameplay est moisi. Les phases en intérieur sont très difficiles quand il y a 5 ennemis qui ne se privent pas pour vous finir à 5 alors que vous êtes à terre sans pouvoir vous relever. Côté boss c’est mi-figue mi-raisin. La plupart ne ressemblent à rien sauf Ivy et ont une IA de poule. Et le design de Killer Croc est à tomber tellement il est raté.

Ce jeu il faut aussi le dire, c’est la foire aux bugs. On sent qu’il est pas fini et arriver à la fin est un beau sentiment de soulagement après tant de galère. Mais que ça a été laborieux.

Toute copie de ce jeu devrait être détruite.

Batman : Rise of Sin Tzu (2003)

  • Xbox, Gamecube, PS2, GBA, développé par Ubisoft Montréal et édité par Ubisoft

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Ce jeu est la suite de Batman Vengeance et vient clore définitivement les adaptations de The New Batman Adventures. Le jeu s’affiche comme exceptionnel grâce à la présence de Jim Lee à la création du personnage de Sin Tzu. Sauf que le personnage, peu apprécié, ne sera jamais réutilisé par la suite. On retourne ici à un jeu beaucoup plus classique, c’est un banal beat them all sans réelle identité mais à la réalisation soignée. En effet le jeu est vraiment beau pour son époque. Cependant le doublage français est calamiteux donc préférez une version import.

Le scénario veut que Sin Tzu en veuille profondément à Batman ou peut être bien à Bruce Wayne à tel point que cet ignoble personnage s’attaque à Gotham le soir de l’anniversaire de la mort des parents de Bruce. L’arriviste s’est adjoint des services de Bane, Clayface et de l’Épouvantail. D’autres vilains comme le Joker, Harley Quinn ou Poison Ivy ne feront qu’un cameo.

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Le jeu est jouable en coopération et sont jouables Batman, Robin, Batgirl et Nightwing. Il y a un système d’upgrade pour acheter des combos et améliorer son personnage. Le jeu est très bourrin, il suffit juste de se farcir à chaque fois tous les ennemis qui apparaissent. Il n’y a pas de vrai subtilité et on répète en boucle les même coup. Le jeu est aussi très court et le scénario moins réussi que celui de Vengeance.

Un jeu prometteur sur le papier mais trop répétitif et décevant si on compare son scénario à celui de Vengeance. Reste beaucoup de choses à débloquer dont des couvertures de comics. Ceci est évidemment bienvenu mais c’est encore une fois un jeu moyen.

La version GBA inédite eu Europe suit l’intrigue du jeu console. Les cut-scenes sont toujours aussi réussies que pour Vengeance et le jeu est aussi décevant finalement que son grand frère sur console. On passe son temps à castagner du monde avec un faible nombre de coups et peu de gadgets. Le tout devient vite lassant.

Batman Begins (2005)

  • Gamecube, PS2, Xbox, développé par Eurocom et édité par EA Games

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Seul jeu adapté sur console de la trilogie de Nolan, Batman Begins a encore une fois connu des critiques assez mitigées. Pourtant il doit être perçu comme le véritable ancêtre des jeux Rocksteady. Du moins sur certaines approches et je vais m’expliquer. Si tout n’est pas réussi c’est déjà un jeu extrêmement fidèle au film, avec des scènes du film qui s’incrustent et avec pour doubleurs (en Vo ou en VF) les acteurs du film eux-mêmes. C’est un jeu d’aventure-infiltration-action qui a beaucoup de bonnes idées. Chercher la discrétion et tout faire pour susciter la peur chez un groupe d’ennemis armé, ça ne vous rappelle rien ? Alors certes l’IA n’est pas au top et le gameplay manque de profondeur et a quelques ratés. Pourtant le jeu fourmille de bonnes idées, du crochetage de serrure aux interrogatoires en passant par la réputation de  Batman qui agit directement sur la puissance de vos coups. S’il est très court il n’en demeure pas moins plaisant et beau pour l’époque avec un joli travail sur la physique et les effets de lumière. Le principal souci est que le titre est linéaire, on a jamais plusieurs choix possibles et c’est bien dommage. Le jeu est aussi assez court et a un système de combat qui fait pâle figure désormais face à celui des Arkham, mais même à l’époque il était diablement simpliste et peu intéressant. Pour contrebalancer il y a des séquences en Batmobile, enfin le tank de la trilogie, ultra nerveuses et très arcade qui m’ont beaucoup plu.

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Un jeu sous-estimé donc et une bonne pioche pour peu qu’on soit un amateur du film dont est adapté le jeu. Je suis conscient de ses défauts mais je le recommande tout de même si vous étiez passés à côté.

Batman Begins (2005)

  • GBA, Développé par Vicarious Visions et édité par EA

Un titre faiblard qui rate tout ce qu’il entreprend. Le jeu est plutôt laid pour la console et l’infiltration a bien du mal à marcher sur ce support. Les phases d’infiltration sont peu passionnantes. Les images fixes qui illustrent le film sont dégueulasses, je n’ai pas d’autres mots. Et les combats sont répétitifs.

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Clairement une mauvaise pioche. Jouez encore une fois au jeu sur console de salon car là c’est un gros raté.

Batman : The Brave and the Bold – The Videogame (2010)

  • WII, DS, développé par WayForward technologies et édité par Warnesr Bros. Interactive Entertainement

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Un jeu adapté d’une série animée qui a divisé mais nous en reparlerons très vite sur DCP. C’est le mois Batman oui ou non ? Ce jeu est un hommage à cette série profondément ancrée dans le silver age de DC Comics avec toutes les extravagances qui vont avec. Sur Wii on a un beat them all jouable en multi. Batman peut donc être accompagné de Robin, Guy Gardner, Blue Beetle et Hawkman. Il y a aussi la notion de personnages de soutien (assist) qui viennent littéralement dégommer tout ce qui se passe à l’écran : Black Canary, Booster Gold (ahhh Booster !), Aquaman, Black Lightning, Red Tornado, The Flash (Jay Garrick), Green Arrow, Plastic Man, Captain Marvel et Hal Jordan.

Le jeu est un beat them all à destination d’un public jeune mais qui peut s’avérer marrant pour les fans de la série. Déjà le jeu est beau et respecte totalement l’ambiance du dessin animé. La patte graphique est superbe et parcourir chaque niveau est un plaisir. Les répliques qu’échangent nos personnages sont toujours savoureuses. C’est très bien dialogué et souvent drôle. Dans un premier temps le jeu nous oppose à trois ennemis : Two-Face, Catman et Catwoman. Par la suite, aidé de Blue Beetle on affrontera Copperhead, Gorilla Grodd et Protobot. Avec Hawkman ce sera au tour de Clock King, Astaroth et Gentleman Ghost. Pour finir le dernier épisode du jeu avec Guy Gardner nous fera affronter les rogues (captain cold etc), starro et mongul.

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Le jeu a des situations bien variées il y a moyen d’améliorer son équipement d’avoir de nouveaux gadgets. Il serait presque parfait s’il n’était pas aussi facile et aussi court. Parce que les décors et situations sont variées et le jeu remplit parfaitement son contrat d’adaptation.

Un jeu à faire obligatoirement par tout fan de The Brave and the Bold. Il a été critiqué à juste titre sur sa facilité et sa durée de vie mais maintenant qu’il a baissé de prix il se révèle indispensable. Vous ne pouvez pas passer à côté d’un jeu aussi bon.

Pour la version DS c’est une autre affaire, les alliés sont Batman avec Blue BeetleAquaman, Plastic Man, Green Arrow, Red Tornado et Hal Jordan. En connectant la DS et la Wii il est semble-t-il possible de débloquer la bat mite. La version DS a donc pour originalité de nous permettre de jouer des personnages non jouables sur Wii. De plus cette dernière même si elle est courte est bien réalisée et a un gameplay tout aussi sympathique que l’épisode Wii. Le mieux est donc d’avoir si possible les deux.

Ça casses des briques : Les jeux Lego Batman

Lego Batman : The Video Game (2008)

  • PC, PS2, PS3, 360, WII, PSP, DS, MAC, développé par Traveller’s tale et édité par Warner Interactive

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Je ne vais parler ici que je des versions PS3 et 360. La version PSP c’est la version PS2 en un peu plus moche tout comme la version PS2 est la version PS3 avec les limitations techniques de la console. La version DS change elle aussi uniquement de façon cosmétique mais c’est exactement le même esprit. Il y a toutefois beaucoup de personnages inédits dans cette version avec un rôle très mineur qui peut se limiter au simple caméo.

Un jeu Batman dans l’univers des Lego ? Mais 1000 fois oui, des jeux comme Lego Star Wars ou Lego Indiana Jones avaient montré la voie. Le principe est simple, on a des énigmes, on casse des briques et on reconstruit des choses. On contrôle à la fois Batman et Robin. Il y a des secrets à découvrir et c’est aussi un jeu extrêmement plaisant pour le multijoueur, il y a un regain d’intérêt énorme en multi.

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Il y a 3 grands scénarios de base. Chacun est composé de 5 niveaux. Une fois terminés il sera alors possible de les jouer du côté des méchants ce qui nous amène à 30 niveaux pour tout le jeu. C’est plutôt correct !

Le premier consiste à mettre la main sur l’Homme Mystère et son crew composé de Clayface, Poison Ivy, Mr Freeze et Double-Face. Leur plan est de braquer la réserve d’or de Gotham. Le deuxième concerne le Pingouin et son crew composé de Bane, Killer-Croc, Catwoman et Man-bat. Il y a une sombre histoire de pingouins télécommandés derrière tout ça rappelant évidemment Batman le défi. Le troisième concerne le Joker et son crew (Harley Quinn, Killer Moth, Mad Hatter et l’Épouvantail). Son but est déverser sur Gotham son gaz hilarant depuis la Cathédrale. C’est évidemment un hommage au premier Batman de Burton.

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Il y a énormément de clins d’œils tout au long du jeu ainsi que des évolutions sympathiques dans le gameplay Lego. Déjà il y a une pléthore de véhicules, beaucoup plus que dans d’autres jeux. Enfin il y a des costumes pour Batman et Robin leur donnant des capacités spéciales pour progresser. Un ajout de taille. C’est un jeu très correct et un vrai bon jeu en multi qui est proposé ici avec un mélange réussi de deux univers. Un très bon jeu qui sera vite surpassé par son ainé…

Lego Batman 2 : Dc Superheroes (2013)

  • PC, WII, WIIU, PS3, DS, 3DS, PSVITA, MAC, développé par Traveller’s Tales et édité par Warner Bros Games

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Ce jeu a fait bouger la série encore plus loin en incorporant des personnages de la Justice League et un open world. C’est aussi le premier jeu Lego où les personnages parlent. Le scénario retrace une alliance entre Lex Luthor et Le Joker que Batman et Superman se devront d’arrêter. Ils seront de plus aidés par de nombreux membres de la Justice League. Pour l’histoire du site il faut savoir que c’est le tout premier jeu vidéo testé sur DC Planet et je vous invite à vous référer au très bon test de ce dernier par Edge pour vraiment tout savoir.

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Le jeu providentiel : Batman Arkham Asylum et ses suites

Batman : Arkham Asylum (2009)

  • 360, PS3, PC, MAC, développé par Rocksteady et édité par Eidos Interactive en Europe

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C’est fin Août 2009 qu’est sorti sur console en France le jeu qui a changé à jamais le destin vidéoludique de Batman. Ceci dans un climat de consensus général des critiques de jeux-vidéo qui depuis des mois montraient des previews à faire saliver tous les batmaniaques. Il est finalement arrivé et la critique a été unanime le taxant de meilleur jeu de super héros jamais sorti. Je ne sais pas s’il faut aller jusque là, peut être, car ce jeu est un cri d’amour au chevalier noir.

Rocksteady, studio londonnien ne s’était fait connaître auparavant qu’avec un seul jeu, Urban Chaos. Au moment de la sortie du jeu le studio est aux mains d’Eidos devenu Square Enix Europe. La Warner dès 2010 achètera le studio, consciente du potentiel de ce dernier.

Batman : Arkham Asylum c’est le genre de claque qui n’arrive que très rarement dans la vie d’un gamer fan de comics. Et peut être dans la vie d’un gamer tout court. Dans une cinématique d’intro à tomber on voit Batman ramener le Joker à l’Asile d’Arkham mais ce dernier s’est fait attraper un peu facilement. Ce n’est pas du tout du goût de Batman qui soupçonne quelque chose. Il se décide donc à le suivre jusqu’à sa cellule pour être certain que rien ne cloche. Mais la chauve-souris avait raison, des prisonniers venus de Blackgate bossant pour le Joker et une Harley Quinn aux commandes vont lui permettre de s’échapper. Des vilains sont libérés un peu partout et le Joker promet une grande fête pour Batman. La nuit sera longue ! C’est le grand Paul Dini (Batman Tas, Mad Love) qui s’occupe du scénario

La première phase du jeu est assez longue et non jouable et on a plaisir à retrouver que ce soit en VO ou en VF les doubleurs du dessin animé. Certes en VF ça fait belle lurette que Richard Darbois ne double plus Batou mais au moins Pierre Hatet est toujours présent. En VO Mark Hamill et Kevin Conroy sont là. Avant le piège tendu on pénètre dans l’asile et on est tout de suite dans une ambiance sombre et pesante avec déjà une musique de fond excellente.

Le jeu est pour l’époque visuellement bluffant, tournant sur l’Unreal Engine 3 il permet de superbes rendus sur les visages et les personnages ainsi que des ambiances à chaque fois réussies. On a un vrai gros jeu old gen maintenant mais qui fait encore plaisir à la rétine aujourd’hui.

La claque visuelle passée le système de combat nous est présenté. Il s’appelle le Free Flow. Cela permet à Batman de passer d’un ennemi à l’autre avec fluidité comme s’il glissait. On a une touche d’attaque, une touche pour étourdir et une touche de contre. En effet un indicateur visuel vous préviendra que l’ennemi va vous porter un coup (en mode normal) et ainsi Batman pourra contrer. En mode difficile cet indicateur disparaît et il faut donc être plus attentif.

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Si le gameplay des combats peut paraître simple il est diablement efficace, jouissif et beaucoup plus pointu qu’il n’y paraît. Il y a un système de combos qui nous donne un meilleur score et aussi accès à des attaques comme de pouvoir lancer l’ennemi ou l’éliminer tout en brutalité. Si à cela on ajoute l’utilisation de gadgets, la possibilité de sauter par dessus les ennemis ou pour préparer un coup dévastateur on tient le deuxième concept qui est récompensé : la variation. Avec les points ainsi récoltés on gagne de l’expérience et on peut acheter de nouvelles aptitudes ou de nouveaux gadgets.

Evidemment l’expérience peut se gagner de bien des façons dans le jeu. Pour le reste il s’agit d’un jeu d’exploration action bourré d’easter eggs et d’énigmes de l’Homme Mystère à résoudre. On pourra ainsi voir une belle galerie de vilains, des enregistrements des plus grands ennemis de Batman et des défis supplémentaires.

Un autre élément clé du jeu c’est les phases prédateur. Batman est humain et les balles malgré le Kevlar ça blesse et ça peut même le tuer. Ainsi il faudra dans certaines salles jouer la carte de la discrétion et utiliser l’environnement et les gadgets à notre disposition pour éviter de décéder. Plus les ennemis verront leur camarades disparaître plus ils auront peur. C’est pourquoi ces séances d’infiltration me rappellent d’un côté Batman Begins, en beaucoup mieux évidemment.

Les lieux visités sont variés et c’est un mini open world sur l’île d’Arkham qui est proposé avec des lieux tous plus glauques les uns que les autres à visiter.

Les missions principales sont toutes intéressantes et Batman sera maintes fois obligé de dévier de son objectif principal qui est évidemment d’arrêter le Joker et il découvrira un plan qui le dépasse. Si vous n’avez jamais fait le jeu (il serait temps quand même) je vous ne vais pas aller plus loin dans le spoil sur l’intrigue d’Asylum. Je veux juste dire que l’épouvantail sera là et que ses apparitions sont absolument mythiques. Un coup de génie de la part des développeurs !

Il y a encore tellement de choses à dire sur Asylum, scorer en défis, le temps pour le finir à 100%, le fait que les développeurs aient inclus une pièce secrète dans le jeu dévoilant la suite… jouer le joker sur PS3…

Je ne peux que vous conseiller d’y jouer. Pour son ambiance, pour sa durée de vie en haut du panier, pour ses graphismes et pour sa fidélité absolue à la mythologie de la chauve souris pré New 52. C’est un titre indispensable et qui prouve qu’un jeu à licence peut jouer dans la cour des grands. Ce jeu est touché par la grâce divine.

Batman : Arkham City (2011)

  • PS3, 360, PC, WIIU, MAC

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Teasé dans Batman : Arkham Asylum, City en est la suite directe avec un moteur sensiblement identique. Bruce Wayne se retrouve à l’intérieur d’Arkham City kidnappé par Hugo Strange qui connait sa véritable identité. Le vieux Gotham a été transformé en sorte de zone de non droit regroupant les malfrats d’Arkham et de Blackgate. Un tel projet est évidemment source de problèmes et les murs d’Arkham City ne sont pas si hermétiques que ça. Un mystérieux Protocole 10 est de plus en route.

Rocksteady revoie un peu sa copie pour livrer un plus grand open world, pas si immense que ça finalement avec un scénario une fois de plus écrit par Paul Dini. Si on peut reprocher au jeu de partir dans tous les sens ce dernier se révèle tout de même généreux. Il y a beaucoup de missions annexes avec des vilains inédits à affronter dans des missions secondaires. La quête principale quoiqu’un peu foutraque est sympathique et le jeu a encore pour lui une ambiance géniale et un combat d’anthologie contre Mister Freeze.

Le jeu améliore quelques points de gameplay et se veut plus généreux et intuitif que ce soit sur le combat et sur les phases prédateur. Il y a de nouveaux gadgets fort utiles. Encore une fois l’homme mystère aura truffé la ville d’énigmes et de trophées à ramasser.

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Un jeu qui, pour certains, dépasse allègrement Asylum, pour d’autres va trop loin dans le grand guignolesque en laissant de côté l’ambiance oppressante de l’asile d’Arkham.

Pour ma part j’aime beaucoup les deux jeux et je ne prend pas parti. À vous de vous faire votre avis sachant que rien que pour sa fin what the fuck et complètement riche en émotions contradictoires il mérite d’être fait. Car il fallait avoir les cojones pour une fin pareille.

À noter que l’on peut jouer Catwoman pendant l’aventure principale pendant malheureusement assez peu de temps. C’est aussi le premier Batman Arkham avec une tonne de costumes supplémentaires. Enfin il est possible de jouer Nightwing dans les défis. Robin apparaît aussi et est jouable en prime dans le DLC Harley Quinn’s Revenge qui pour sa part se révèle très décevant.

Batman : Arkham Origins (2013)

  • Développé par Warner Bros. Games Montréal et édité par Warner Bros. Games, PS3/360/PC/WIIU

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Une préquelle ça fait toujours peur d’autant que Rocksteady a juste confié son moteur aux développeurs du portage d’Arkham City sur WiiU. Et pourtant si le jeu prend très peu de risques il introduit encore de nouveaux vilains, est bourré d’easter eggs et ajoute encore des éléments de gameplay ! La ville est 2 fois plus grande et on peut enfin visiter la Batcave. Il y a encore une blinde de costumes alternatifs. Si le scénario ne décolle pas vraiment et se révèle très convenu au début il prend une tournure assez incroyable à la moitié du jeu et le dernier quart est tout bonnement hallucinant. Un jeu qui a pu décevoir mais le scénario est vraiment sympa, en cette veille de noël où Gotham, plongée sous la neige voit un mythe devenir réalité. Batman n’est alors pas vraiment copain avec la plupart des flics pourris qui gangrènent la ville et ce jeu sera la naissance de beaucoup de choses.

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Il y a aussi la présence d’un mode multijoueur que pour ma part je n’ai pas aimé. Le seul souci de ce jeu réside dans ses tares techniques, le jeu est assez bugué et c’est très dommage. Un excellent titre qui me plait encore et je vous conseille mon test pour aller plus loin. J’ai aussi testé le récent DLC Cold, Cold, Heart centré sur Mister Freeze que je vous invite à consulter.

Batman : Arkham Origins Blackgate et Batman : Arkham Origins Blackgate Deluxe Edition

  • PS3, 360, PSVITA, WiiU, 3DS, développé par Armature Studios et édité par Warner Bros

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À la base supposés être un jeu pour console portable se passant après Batman : Arkham Origins ce jeu a été récemment porté sur consoles de salon en téléchargement uniquement. C’est un portage de la version Vita avec quelques ajouts mineurs sur les graphismes et des costumes en plus a priori.

Je n’ai joué qu’à la version Deluxe. Ce jeu est un Metroid Vania avec une carte incompréhensible et mal pensée, des cut scene animées moches et une absence quasi totale de scénario. Seule la fin est à sauver. Le gameplay arkham qu’ils ont tenté de retranscrire ici est raté, le jeu est mou, diablement mou. La caméra d’ailleurs ne nous suit pas vraiment et donc on tape souvent dans le vide sur un ennemi qu’on suppose en dehors de l’écran. Les phases prédateur sont anecdotiques. Le plus dur restera au final de se repérer dans le jeu tant c’est mal fichu de se déplacer là dedans. Ce jeu me fait bien rager et c’est vraiment un épisode on ne peut plus inutile. Il risque de mener au film d’animation qui arrive mais c’est un gros gros ratage.

Batman_Arkham_Blackgate_PSVITA_gameplay

L’ami ArnoKikoo a testé le jeu pour votre plus grand plaisir et je vous invite à lire son test pour en savoir plus. Les Arkham ont donc changé la face de Batman en jeux vidéo et la future trilogie de Rocksteady s’apprête à prendre fin. Espérons qu’Arkham Knight sera bon !

Les apparitions de Batman en jeu

On va aller un peu plus vite ici. Il s’agit d’énumérer les jeux où Batou apparaît sans que ce soit le sien.

La première apparition de Batman dans un tel jeu est non officielle. En effet en 1993 Batman apparaît comme boss dans l’excellent Revenge of Shinobi sur Megadrive sur la version 1.0 du jeu. Il sera ensuite évincé pour cause de droits.

App_Shinobi_Batman

Il apparaît ensuite dans le très médiocre Justice League Task Force de 1995 sur Snes et Megadrive. Un jeu de combat complètement naze testé par l’ami Baccano.

App_JLTF

On le retrouve ensuite dans différents jeux Justice League sur différents supports, Justice league : Injustice for All en 2002 sur GBA, Justice League : Chronicles l’année suivante et toujours sur GBA, Justice League Heroes en 2006 sur DS, PS2, PSP et XBOX et pour finir dans Justice League Heroes : The Flash sur GBA en 2006.

Ces jeux ont pour point commun d’être plus que moyens. Ils sont pour la plupart inspirés de la série Justice League Unlimited.

App_JL_Heroes

Batman réapparait ensuite dans le très moyen mais assez fun Mortal Kombat VS DC Universe en tant que personnage jouable. Bon il ne fait pas de fatalités mais une Brutality. Le Joker et Catwoman sont aussi présents dans ce jeu.

App_Mortal_Kombat_DC_Universe

Batman a le rôle de mentor dans le MMO de Sony DC Universe Online. La ville de Gotham et la plupart des vilains de Batman y sont d’ailleurs présents. Il y a même des raids dans la Batcave pour contrer Brother Eye. Enfin il est jouable dans le mode PvP Legends avec d’autres personnages de la Bat-Family comme Robin.

App_DCUO

Le Chevalier Noir est dans l’introduction d’un jeu un peu à part, Gotham City Impostors, un FPS multijoueur sur 360, PS3 et PC se passant à Gotham City.

App_Gotham_City_Impostor

Il est également au centre de l’intrigue du jeu Injustice Gods Among Us testé par Nathko sur le site qui contient beaucoup de personnages issus de son univers. Il y a Nightwing, Batgirl, Harley Quinn, Le Joker, Bane, Catwoman et Grundy. Pour Grundy c’est un méchant de la Justice League mais on l’a souvent retrouvé dans des histoires de Batman.

App_Injustice

Nous avons enfin pour terminer cette section, le jeu Scribblenauts Unmasked, un puzzle game dans lequel on évolue dans un univers DC coloré et où l’on peut croiser de nombreux personnage de l’univers, dont Batman, sous de nombreuses formes…

Dossier - Batman dans les Jeux Vidéo - Scribblenauts Unmasked

Bat-Top et Bat-Flop

Je vais donner les 10 meilleurs jeux Batman à mon sens et les 10 plus mauvais. C’est forcément très subjectif donc ne venez pas criser si un jeu est devant l’autre ou pas. C’est aussi une façon sympathique pour vous donner envie de jouer à des jeux retro pourquoi pas et cela vous permettra peut être de vous y retrouver.

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Je deviens fouuuuuuuuuuu !!!!!!

Journal de MFW Episode ? : Le dossier arrive à son terme, les oiseaux chantent. Je vais enfin pouvoir sortir dehors après 2 mois enfermés à jouer à des jeux parfois vraiment pourris. Je contemple la pile de cartons de pizza devant moi et j’ai envie de pleurer.

TOP 10 :

  1. Batman Arkham la série (sauf Blackgate hein)
  2. The Adventures of Batman et Robin (Snes)
  3. Batman (Nes)
  4. Batman Returns (Snes)
  5. Lego Batman 2 : DC Superheroes
  6. The Adventures of batman and Robin (Megadrive)
  7. Batman : Return of the Joker (Nes)
  8. Batman The Animated Series (Game Boy)
  9. Batman The Brave and The Bold (WII)
  10. Batman Vengeance (Gamecube)

FLOP 10 :

  1. Batman et Robin
  2. Batman et Robin
  3. Batman et Robin
  4. Batman et Robin
  5. Batman et Robin
  6. Batman Forever (Snes)
  7. Gotham City Racer (Ps1)
  8. Batman et Robin
  9. Batman Dark Tommorow (Gamecube)
  10. Batman et Robin

Quel avenir pour Batman en jeu ?

C’est le moment des spéculations alors qu’un jeu arcade où l’on peut conduire 10 Batmobiles différents a été lancé fin 2013 mais sans que j’aie pu le tester. Une adaptation de ce dernier sur console pourrait être sympathique, si le gameplay et le level design suivent évidemment. Je ne sais même pas s’il est bon.

La trilogie Rocksteady touchant à sa fin cette année il est possible qu’on retrouve Batman dans un ultime épilogue pour Arkham Knight mais pour le reste de nombreuses incertitudes demeurent. Est-ce que Warner Bros. Games Montréal reprendra le flambeau quitte à cramer la recette magique ? Ou va t-on avoir une nouvelle direction ?

Revoir Batman dans un jeu non solo avec la Justice League paraît fort probable et je pense que ce sera ce que fera Rocksteady par la suite. Il ne faut pas abuser des bonnes choses.

J’aimerais vraiment qu’un jeu Batman Beyond revoit le jour, il réapparaît dans la continuité New 52, les comics Beyond 2.0 se vendent bien… Si la Warner relance une série animée sur le personnage, sait-on jamais ce serait la porte ouverte à un nouveau jeu, qui ne pourra pas être pire que ses aînés sur le personnage. Un jeu dans un Elseworld serait-il possible ? Gotham by Gaslight a été annulé mais avait l’air génial et j’aimerais beaucoup que quelqu’un se penche à nouveau sur ça. Et si un studio adaptait des arcs récents de Batman ? Jouer Batou contre la Cour des Hiboux ça pourrait être génial. Non ?

Voilà c’était mes idées et cela clôt ce dossier sur Batman.

– Re docteur, j’ai terminé. Après avoir joué à tous ces jeux, j’ai craqué. La suite vous la connaissez.

– Vous êtes un cas intéressant Monsieur MFW. Et comme le docteur Harleen Quinzel et le Joker en leur temps, je vais vous aider à vous échapper. Vous avez fait de moi un autre homme. Allons nous venger de cette satanée chauve-souris qui vous aura tant fait souffrir sur votre écran !

Je remercie beaucoup Edge qui m’a aidé pour la mise en page avec Freytaw, mon futur moi accompagné de la personne anonyme qui le suit partout, qui l’a aidé sur les images pendant que j’étais plongé dans une sorte de coma et je ne l’en remercierai jamais assez. Et un gros bisou aussi à ArnoKikoo d’avoir corrigé mes innombrables fautes. Pour finir je remercie mon psy d’un jour Baccano pour la thérapie. J’espère que ce dossier vous a plu et que vous avez pris plaisir à le lire. À bientôt sur DCP et bon jeu !

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